mercredi 11 janvier 2012

méthode de méditation d'Ajahn Brahm

Extrait du "Manuel de méditation selon le bouddhisme Theravāda" (éditions Almora)  d'Ajahn BRAHM

"Résumé de la méthode
La méthode consiste à renoncer à ses attachements, ce que l’on appelle aussi « lâcher prise ». Un tel renoncement commence avec la générosité : c’est pour cela que dans nos centres bouddhiques nous n’avons pas de tronc pour les dons, mais des « boîtes de lâcher-prise ». On renonce aussi aux actions et aux paroles qui causent du tort aux autres ou à soi-même, autre manière de dire que l’on vit selon une éthique, en suivant les préceptes. Après cela, on renonce à la pensée et au corps, ainsi qu’aux cinq sens, par la pratique de la méditation. Puis on renonce à l’acteur pour entrer dans le monde de jhāna, l’écrin à bijoux qui est au cœur de la méditation. Enfin, on renonce à l’illusion d’une essence persistante, le moi, le mien ou le soi, supprimant ainsi la vue fausse qui sépare ce monde de nibbāna.

Le thème de ce livre est le type de renoncement que l’on appelle la méditation. La première étape consiste à renoncer au paradigme du temps, pour entrer dans un état méditatif d’intemporalité, de vigilance à l’instant présent. On apprend ensuite à renoncer à la tyrannie du discours intérieur, de la pensée, pour entrer dans la paix lumineuse et sacrée de la vigilance silencieuse à l’instant présent. Puis on développe la voie vers le renoncement partiel du corps et des cinq sens en se concentrant sur une seule fonction corporelle, le souffle, jusqu’à ce que rien d’autre ne reste. On renonce alors complètement au corps et aux cinq sens pour atteindre, via le souffle magnifique, le stade du nimitta. Par la suite, on renonce à l’acteur pour entrer en jhāna. Puis on renonce graduellement à la seule chose restante, le spectateur, ou l’esprit, pour accéder aux délicieux jhānas supérieurs et à travers eux aux plus éthérées obtentions immatérielles.

En résumé, la méditation bouddhique est une méthode graduelle de renoncement. A présent, on appréhende mieux pourquoi la Saṅgha est la communauté bouddhique des moines et des nonnes que l’on appelle des renonçants.

N’ayez pas peur, je vous en prie, du mot renoncement. La voie du renoncement est aussi la voie du bonheur. En lâchant prise graduellement, le bonheur augmente graduellement."


Remarque :  Merci au traducteur de ce livre de me l'avoir fait découvrir. Sa lecture a redonné de l'énergie à mes méditations. 
Je vous recommande sa lecture 
Kathy 

samedi 19 novembre 2011

Si vous cherchez le bonheur, disparaissez!

"Chaque année, j'assiste à la remise des Médailles Curtin (en Australie). Ces cérémonies me plaisent toujours ; on entend des récits émouvants sur des gens qui ont aidé et servi notre communauté. Il y a quelques années, j'ai moi-même reçu une de ces médailles moi-même. Et je me suis rendu compte qu'en tant que moine, plus on disparait, plus on reçoit de récompenses et de reconnaissance. Mais vu qu'on disparait, il n'y a vraiment nulle part pour accrocher la médaille. Ils essaient de l'accrocher, mais ça traverse tout; ça ne colle pas, parce qu'il n'y a rien pour la faire tenir.
Quand vous pratiquez ce chemin, vous disparaissez petit à petit. Si vous comprenez l'idée de disparaitre - c'est-à-dire l'immobilité et le calme- vous commencez à comprendre anatta, non-moi. C'est parce que plus vous êtes calme, moins vous existez ; moins il y a un sens de moi ou d'être. Cela peut sembler effrayant, mais en fait c'est très beau. En réalité, c'est le seul vrai bonheur, parce que plus vous lâchez le sens du moi, plus vous vous libérez de la souffrance sous toutes ses formes. Et quand vous vous penchez sur l'idée de la libération de la souffrance, vous vous enfoncez davantage sur ce chemin. Cela peut prendre de longues années ou juste quelques unes, mais la seule chose sensée à faire c'est de rester patient, rester sur le chemin, et se relâcher dans le bonheur de disparaitre.
Dans la vie d'un moine, une partie de cette disparition c'est le fait de porter des habits identiques et de se coiffer pareil. Nous n'avons point de signes pour différencier les moines. Si je n'étais pas en tête de la ligne, personne ne saurait que je suis le plus ancien. Puis nous gardons le silence. Pourquoi les gens parlent? Ils parlent pour dire "me voici". En restant en silence, nous disparaissons et nous nous fondons dans le paysage, puis presque plus personne ne nous perçoit, y compris nous-mêmes.
Plus vous disparaissez, plus vous êtes heureux, plus vous éprouvez de la joie; moins vous existez, plus vous ressentez de la béatitude. Cela révèle sens du dhamma, mais les mots ne comptent pour rien à coté de la profondeur de l'expérience."
Ajahn Brahm, The art of disappearing, 2011, Wisdom pulications, traduit de l'anglais  par  Sarah Bland !

mercredi 1 juin 2011

Abhaya Sutta

Le Bouddha donne quatre raisons pour lesquelles les hommes craignent la mort, puis énumère quatre situations dans lesquelles un individu voué à la mort peut affronter son destin avec sérénité.




En une occasion, Jāṇussoṇi le brahmane alla voir le Bhagavā. A son arrivée, il échangea des salutations courtoises avec lui. Après avoir échangé des salutations amicales et courtoises, il s'assit d'un côté. Une fois assis là, il dit au Bhagavā:
– Je suis de l'avis et de l'opinion qu'il n'y a pas de mortel qui ne craigne pas la mort et qui n'en ait pas peur.
– Brahmane, il y a des mortels qui craignent la mort et en ont peur. Et il y a des mortels qui ne craignent pas la mort et n'en ont pas peur.

Et quels sont les mortels qui craignent la mort et en ont peur?


C'est le cas d'une personne qui n'a pas abandonné la concupiscence, le désir, l'affection, la soif, la fièvre, l'avidité envers les plaisirs sensuels. Lorsqu'elle tombe sérieusement malade, la pensée suivante lui vient: 'Oh, ces plaisirs sensuels bien-aimés vont m'être enlevés, et je vais devoir m'en séparer!' Elle se plaint et est tourmentée, elle pleure, se bat la poitrine, et se met à délirer. Voici quel est le mortel qui craint la mort et en a peur.


De plus, il y a le cas d'une personne qui n'a pas abandonné la concupiscence, le désir, l'affection, la soif, la fièvre, l'avidité envers le corps. Lorsqu'elle tombe sérieusement malade, la pensée suivante lui vient: 'Oh ce corps bien-aimé va m'être enlevé, et je vais devoir m'en séparer!' Elle se plaint et est tourmentée, elle pleure, se bat la poitrine, et se met à délirer. Voici également un mortel qui craint la mort et en a peur.

De plus, il y a le cas d'une personne qui n'a pas fait ce qui est bien, n'a pas fait ce qui est avantageux, n'a pas accordé sa protection à ceux qui étaient soumis à la peur, et qui au contraire a fait ce qui est mauvais, sauvage, et cruel. Lorsqu'elle tombe sérieusement malade, la pensée suivante lui vient: 'Je n'ai pas fait ce qui est bien, je n'ai pas fait ce qui est avantageux, je n'ai pas accordé ma protection à ceux qui étaient soumis à la peur, et au contraire j'ai fait ce qui est mauvais, sauvage, et cruel. Dans la mesure où il y a une place dans l'au-delà pour ceux qui n'ont pas fait ce qui est bien, ni ce qui est avantageux, qui n'ont pas accordé leur protection à ceux qui étaient soumis à la peur, et qui au contraire ont fait ce qui est mauvais, sauvage, et cruel, c'est là que j'irai après ma mort.' Elle se plaint et est tourmentée, elle pleure, se bat la poitrine, et se met à délirer. Voici également un mortel qui craint la mort et en a peur.


En outre, il y a le cas de la personne en proie au doute et à la perplexité, qui n'est pas arrivée à la certitude vis-à-vis du saddhamma*. Lorsqu'elle tombe sérieusement malade, la pensée suivante lui vient: 'Je suis tellement en proie au doute et à la perplexité! Je ne suis arrivé à aucune certitude en ce qui concerne le saddhamma!' Elle se plaint et est tourmentée, elle pleure, se bat la poitrine, et se met à délirer. Voici également un mortel qui craint la mort et en a peur.


Voici, brahmane, quels sont les quatre types de mortels qui craignent la mort et en ont peur.


Et quels sont les mortels qui ne craignent pas la mort et n'en ont pas peur?


C'est le cas d'une personne qui a abandonné la concupiscence, le désir, l'affection, la soif, la fièvre, l'avidité envers les plaisirs sensuels. Lorsqu'elle tombe sérieusement malade, la pensée suivante ne lui vient pas: 'Oh, ces plaisirs sensuels bien-aimés vont m'être enlevés, et je vais devoir m'en séparer!' Elle ne se plaint pas, n'est pas tourmentée, elle ne pleure pas, ne se bat pas la poitrine, et ne se met pas à délirer. Voici quel est le mortel qui ne craint pas la mort et n'en a pas peur.


De plus, il y a le cas d'une personne qui a abandonné la concupiscence, le désir, l'affection, la soif, la fièvre, l'avidité envers le corps. Lorsqu'elle tombe sérieusement malade, la pensée suivante ne lui vient pas: 'Oh, mon coprs bien-aimé va m'être enlevé, et je vais devoir m'en séparer!' Elle ne se plaint pas, n'est pas tourmentée, elle ne pleure pas, ne se bat pas la poitrine, et ne se met pas à délirer. Voici également un mortel qui ne craint pas la mort et n'en a pas peur.


De plus, il y a le cas d'une personne qui a fait ce qui est bien, a fait ce qui est avantageux, a accordé sa protection à ceux qui étaient soumis à la peur, et n'a pas fait ce qui est mauvais, sauvage, ou cruel. Lorsqu'elle tombe sérieusement malade, la pensée suivante lui vient: 'J'ai fait ce qui est bien, j'ai fait ce qui est avantageux, j'ai accordé ma protection à ceux qui étaient soumis à la peur, et je n'ai pas fait ce qui est mauvais, sauvage, ou cruel. Dans la mesure où il y a une place dans l'au-delà pour ceux qui ont fait ce qui est bien, ce qui est avantageux, qui ont accordé leur protection à ceux qui étaient soumis à la peur, et qui n'ont pas fait ce qui est mauvais, sauvage, ou cruel, c'est là que j'irai après ma mort.' Elle ne se plaint pas, n'est pas tourmentée, elle ne pleure pas, ne se bat pas la poitrine, et ne se met pas à délirer. Voici également un mortel qui ne craint pas la mort et n'en a pas peur.


En outre, il y a le cas d'une personne qui n'est pas en proie au doute ni à la perplexité, qui est arrivée à la certitude en ce qui concerne le saddhamma. Lorsqu'elle tombe sérieusement malade, la pensée suivante lui vient: 'Je ne suis pas en proie au doute ni à la perplexité. Je suis parvenu à la certitude en ce qui concerne le saddhamma.' Elle ne se plaint pas, n'est pas tourmentée, elle ne pleure pas, ne se bat pas la poitrine, et ne se met pas à délirer. Voici également un mortel qui ne craint pas la mort et n'en a pas peur.
Voici, brahmane, quels sont les quatre types de mortels qui ne craignent pas la mort et n'en ont pas peur.

– Magnifique, bho Gotama, Magnifique. Comme s'il avait redressé ce qui avait été renversé, révélé ce qui était caché, montré le chemin à celui qui se serait perdu, ou porté une lampe dans l'obscurité de sorte que ceux qui ont des yeux puissent voir les formes, de même bho Gotama a clarifié le Dhamma de différentes manières. Je prends refuge auprès de bho Gotama, auprès du Dhamma, et auprès du Sangha. Puisse bho Gotama se souvenir de moi comme d'un disciple séculier qui a pris refuge auprès de lui, à compter de ce jour et pour la vie.

mercredi 20 avril 2011

Groupe sur Facebook : Le bouddhisme, un art de vivre.

Bonjour 


Si vous avez un compte Facebook - et oui on peut-être pratiquant bouddhiste et avoir un compte Facebook:) ,  je tenais à vous informer que j'ai ouvert, avec 2 autres amis bouddhistes, un groupe sur FB intitulé " Le bouddhisme un Art de Vivre" , afin de continuer de parler du Bouddhisme ( toutes écoles confondues, avec quand même une dominante pour le Bouddhisme des anciens) mais de manière plus interactive que sur un blog.


Plus nous serons nombreux dans ce groupe plus les échanges seront intéressants.


Pour ceux qui ont un compte FB, voici le lien du groupe 


https://www.facebook.com/home.php?sk=group_216262018400976


Si vous souhaitez faire parti de ce groupe, il vous suffit de cliquer sur "Demander à rejoindre le groupe"  


Un de mes profils FB est "Catherine dhamma" 






Kathy 

dimanche 19 décembre 2010

LE BOUDHA ET LES ANIMAUX

LA COMPASSION BOUDDHISTE S'ETEND A TOUTES FORMES DE VIE



Le Bouddha dénonce le mal fait à des animaux

Siddhârtha Gautama (v. 580 - v. 500 AEC), le Bouddha, aimait et respectait les animaux, qui le lui rendaient bien, comme l’attestent nombre de Soutras. Pour l’Éveillé rien ne justifiait les violences commises à leur égard, rien ne justifiait les souffrances que les êtres humains leur font subir. Rien, ni les habitudes alimentaires, ni les traditions religieuses.

Dans l’Aggi Sutta (“Sermon sur les feux”, Anguttara-Nikâya, Sattaka-Nipâta, Vagga VI [IV, 41-46 PTS]), le Bouddha est pris à partie par un religieux s’apprêtant à commettre un holocauste, c’est-à-dire un gigantesque sacrifice au cours duquel 1.500 bovins et 1.000 ovins devaient être immolés.
( ...)

le Bouddha (...) dénonça fermement les sacrifices d’animaux et la pratique des “feux” malsains de l’avidité, de la haine et de l’illusion, qui tous entraînent le mal et la violence à l’égard des êtres vivants, et il loua les “feux” purs, sources de bien-être.
Convaincu, le religieux, qui sans doute n’attendait que cela, décida de renoncer à ses sacrifices sanglants, et de libérer son troupeau d’animaux, s’exprimant avec la force poétique de l’émotion heureuse et sereine :
“Je rends à la liberté tous mes animaux, je leur laisse la vie. Qu’ils mangent librement de l’herbe, qu’ils boivent librement l’eau fraîche, qu’ils jouissent de la douceur du vent soufflant sur leur corps.”


Le bouddhiste évite de faire souffrir les êtres vivants

En matière de respect de nos frères animaux, pas grand chose n’a changé de nos jours. Ou plutôt si, les animaux ont été chosifiés, leur massacre a été désacralisé, et se produit actuellement à l’échelle industrielle.

Le Bouddha, de la même façon qu’il combattait les sacrifices d’animaux, que ce soit à titre religieux ou alimentaire  aurait condamné l’attitude insensible, avide et irresponsable des sociétés humaines actuelles à l’égard de la nature. Il aurait trouvé abjects les élevages industriels et les usines à viande, au sein desquels chaque année des dizaines de milliards d’animaux connaissent une vie de cauchemar, pour en fin de compte subir une mort indigne - et il aurait été horrifié de voir de combien d’autres façons encore les animaux sont maltraités actuellement ! Le Bouddha aurait également trouvé affreux que chaque jour, par sa surextension planétaire et sa surconsommation des ressources naturelles, l’être humain soit la cause de la disparition irréversible de dizaines d’espèces vivantes.

Pour un bouddhiste sincère, la première étape pour sortir de ce torrent karmique infernal est de pratiquer “la vue juste” (sammâ-ditthi), première branche de l’Ariya Atth’ang’ika-Magga, le Noble Octuple Sentier. Cela commence par un examen de conscience approfondi de soi-même, de ses actes et de ses motivations. Dans le cadre de sa relation au monde animal, cela implique pour lui de constater son ignorance et son inconscience, et de partir à la découverte des réalités du monde des animaux.

Curieusement, s’il n’est plus vraiment nécessaire de nos jours de démontrer l’intelligence merveilleuse que déploient nombre d’animaux dans leurs vies de tous les jours (il existe quantité d’ouvrages sur le sujet), il est en revanche encore nombre de gens pour leur dénier des sentiments. Heureusement, des chercheurs ont consacré leur temps et leurs efforts à la démolition de ce type de préjugés que le Bouddha, en pionnier, dénonçait déjà, et ceux qui souhaitent poser un nouveau regard sur nos frères animaux peuvent consulter, parmi d’autres, les ouvrages suivants :

- Jeffrey Moussaieff Masson et Susan McCarthy, “When elephants weep : the emotional lives of animal” (1995) ; “Quand les éléphants pleurent : la vie émotionnelle des animaux”, Albin Michel 1997.

- Marie-Claude Bomsel, “Le Dépit du gorille amoureux, et autres effets de la passion dans le règne animal”, Lattès 1998

-  Anne Collet, “Danse avec les baleines”, Plon 1998
1998


Par Dr Gabriel "Jîvasattha" Bittar
Extrait de l’Aggi Sutta (“Sermon sur les Feux”)
A©guttara-Nikâya [IV, 41-46 PTS]

Source : http://www.buddhaline.net/spip.php?article239


mercredi 15 décembre 2010

La compassion comme voie vers le véganisme



Notre premier travail, et peut-être le plus important, est de garder à l’esprit ce qu’implique la consommation de viande.

Il faut avoir la volonté de regarder au-delà des publicités mensongères de l’industrie alimentaire. Celles-ci dissimulent derrière des façades esthétiques ou sentimentales (agneaux semblables à des peluches, poulets de bande dessinée) la réalité des fermes d’élevage intensif et des abattoirs dont l’existence n’a qu’un but : nous pourvoir en viande, abondamment et à bas prix.

Nous sommes nombreux à manger de la viande, mais peu d’entre nous supporterait de visiter les lieux où l’on produit cette nourriture ; d’être le témoin non seulement du supplice et de la terreur des animaux que l’on transporte, sélectionne et abas tous les jours par millier, mais aussi de l’effrayante insensibilité et de la brutalité de leurs bourreaux qui travaille en notre nom et se mettre à notre service.

[…] Lorsque nous ne voulons pas savoir d’où vient notre nourriture, quels moyens l’ont produite et quel en a été le prix, et que nous mangeons de la viande sans compassion, de façon routinière, sans penser à la souffrance qu’elle a engendrée, nous nous détournons des êtres et nous les abandonnons à l’anonymat d’un insondable océan de souffrance. Comment cela serait-il compatible avec les enseignements du Bouddha.

Il est peut-être difficile de nous passer de viande et de sous-produits animaux. Si tel est le cas, nous pouvons au moins en éprouver du regret et souhaiter que la situation change : ce sera déjà un pas considérable et d’une valeur inestimable ; un pas dans la bonne direction. Nous ferons déjà preuve de courage en reconnaissant le bien-fondé d’un principe ou d’un idéal - même si nous ne pouvons encore l’intégrer ans notre vie quotidienne - et ainsi, surtout, nous ouvrirons la pote au changement et au progrès.

Le reste suivra selon notre capacité. Il se peut que nous soyons, pour des raisons diverses (besoin physique, contexte social, intensité du désir), incapables de renoncer à la viande, mais alors il nous est toujours possible d’en manger moins ou d’une variété qui limite le nombre de vies sacrifiées.

C’est, avant tout, en sensibilisant notre esprit et non en l’engourdissant par des arguments spécieux que nous progresserons. En suivant cette voie, nous atteindrons le point ou nos besoins physiques et nos choix de vie ne seront plus source de terreur et de douleur pour les êtres vivants, quels qu’ils soient.

Padmakara, in Les larmes du bodhisattva - Enseignements bouddhistes sur la consommation de la chair animale (de Shabkar Tsogdrouk Rangdrol), pp. 62-64, 2005 © Padmakara

 source: http://vegetarism.canalblog.com/archives/2010/05/index.html

mercredi 24 novembre 2010

PARIS VEGAN DAY

PARIS VEGAN DAY : dimanche 28 Novembre 2010 




"Une nouvelle fois, Paris accueille cet incontournable festival dédié au mode de vie vegan – 100% végétal, écologique, éthique et sain.



Associations, entreprises, individus se réunissent le 28 novembre 2010 pour une fabuleuse journée de découverte, de fête, d’apprentissage avec une participation venant du monde entier."






dimanche 28 novembre · 11:00 - 23:30
espace la bellevilloise


19 rue boyer 75020
Paris, France
Entrée gratuite

Pour plus d'informations :

mardi 23 novembre 2010

"Véganisme" et "Bouddhisme" vont si bien ensemble

 En mangeant de la viande et du poisson je me sentais directement responsable de la souffrance causée aux animaux de consommation, tant par leurs conditions de maintenance que par la manière dont ils sont  tués dans les abattoirs. 

Je suis donc devenue, dans un premier temps, végétarienne ( ni viande ni poisson), c'était il y a 5 ans,  J'ai vécu tant d'années dans l'ignorance mais mieux vaut tard que jamais. 

"Je ne tuerai pas, je ne blesserai pas d'êtres vivants, aussi petits soient-ils" est un des cinq préceptes bouddhistes que je m'efforce de respecter dans ma vie de tous les jours. 
Or en mangeant de la viande ou du poisson, je laisse les autre tuer pour moi, où est la différence?

Dans un deuxième temps J'ai jeté tous mes produits cosmétiques et d'entretien qui n'étaient pas garantis "Non testés sur les Animaux" c'est à dire tous ceux que j'avais. 
Dorénavant je n'achète plus que des produits dont le produit fini mais également chaque composant est garanti non testé sur les animaux. Ce serait le comble de ne plus manger ni viande ni poisson et de me mettre sur le visage une crème testée sur les animaux.

Et depuis peu j'ai aussi arrêté tous les produits laitiers car les conditions de maintenance des vaches laitières sont terribles également.

L'homme est le seul "animal" qui continue de boire du lait à l'âge adulte, chercher l'erreur. C'est aussi le seul animal qui tue pour le profit. 

J'ai décidé de ne plus me vêtir avec de la laine, cuir et tout composant provenant d'un quelconque animal (les conditions de maintenance des animaux exploités pour leur laine voire leur peau sont souvent atroces) 

Tout cela est un long cheminement. Ma démarche a été progressive. J'ai aujourd'hui 49 ans et je ne me suis jamais sentie autant en harmonie avec la nature. 

Nous ne changerons pas le monde si nous ne changeons pas nous même. 

Je deviens "Vegan" et plus simplement végétarienne. Le "véganisme" est un mode de vie, une philosophie. 

« Le Véganisme est une philosophie et une façon de vivre qui cherche à exclure, autant qu’il est pratiquement possible, toutes les formes d’exploitation et de cruauté envers les animaux, que ce soit pour se nourrir, s’habiller, ou pour tout autre but ; et par extension, le véganisme soutient et encourage le développement et la mise en oeuvre d’alternatives sans utilisation d'animaux, pour le plus grand bien des  êtres humains, des animaux et de l’environnement ».


J'essaye de me satisfaire de ce que j'ai, de ne pas vouloir toujours " plus" et de ne pas acheter de produits inutiles. 
Plus on possède et plus on est condamné à souffrir. Plus on possède, plus on a peur de perdre alors que la seule chose que l'on perd vraiment dans une vie et bien c'est la vie elle même.

Seul l'instant présent est important. Nous vivons trop dans le passé ou le futur et nous ne réalisons pas ce qui se passe dans l'instant présent. 

Je suis Bouddhiste de la tradition Théravada, pour moi le bouddhisme n'est pas une religion, c'est un Art de vivre. Finalement "Bouddhisme et "Véganisme" vont très bien ensemble....

Catherine  ( Kathy) 




« Le Véganisme est une philosophie et une façon de vivre qui cherche à exclure, autant qu’il est pratiquement possible, toutes les formes d’exploitation et de cruauté envers les animaux, que ce soit pour se nourrir, s’habiller, ou pour tout autre but ; et par extension, le véganisme soutient et encourage le développement et la mise en oeuvre d’alternatives sans utilisation d'animaux, pour le plus grand bien des êtres humains, des animaux et de l’environnement ».




Articles à lire 


Le clavaire des vaches laitières 




jeudi 11 novembre 2010

L'importance et les bienfaits du végétarisme

Un précepte bouddhiste : "Je ne tuerai pas, je ne blesserai pas d'êtres vivants, aussi petits soient-ils" 

Or en mangeant de la viande ou du poisson, je laisse les autre tuer pour moi, où est la différence?

cathy 


Etude de Lama Cheudroup

 «  Le premier geste très simple et très profond que nous pouvons faire pour la planète est de devenir végétarien  » disait récemment Rimpoché lors d'une conférence à l'Université Laval de Québec. 
Quelle que soit la façon dont on l'envisage, l'alimentation animale est une atteinte à la vie et à la santé de la planète et de ses habitants. Contrairement aux idées reçues, le régime végétarien, loin d'être un moins, est un grand plus de tous points de vues : éthique, écologique, mais aussi sanitaire. Cet article examine en détail ces différents aspects au regard de sources spécialisées.


D'un point de vue éthique


"Du point de vue du Dharma, tous les vivants sont considérés comme égaux. Nous autres, êtres humains, sommes en mesure de nous passer de viande. En tant qu'être humain, je pense que notre nature profonde nous porte au végétarisme, ainsi qu'à faire tout notre possible pour éviter de nuire aux autres espèces ."
Le Dalaï Lama
 

De nombreux maîtres bouddhistes tels SS Dalaï Lama, SS Karmapa, Thich Nath Hanh, Lama Denys Rimpoché, et bien d'autres encouragent ainsi explicitement leurs disciples à arrêter ou au moins à réduire leur consommation de viande.
Le premier acte positif est celui de respecter la vie, toute forme de vie. La règle d'or de l'éthique dit « ne fais pas à l'autre la violence dont tu ne voudrais être la victime » ou bien « considère autrui comme toi-même » ou encore « considère tous les vivants comme tes parents ». Shabkar (1781-1851), un grand yogi tibétain semblable à Milarépa, a écrit un ouvrage entier sur le végétarisme : Les larmes du bodhisattva  - Editions Padmakara . En voici un extrait :
"La viande est une source d'obstacles sur la voie. La consommation de viande est très certainement une cause de souffrance pour les autres ; aucun autre aliment n'est la source d'une si grande souffrance (...) tous doivent s'abstenir de manger de la viande. Nous devons considérer la viande comme impure et comme la chair de nos propres parents et enfants. Nous devons considérer la viande comme du poison" .
Dans ce livre, Shabkar insiste particulièrement sur le lien de causalité qui existe entre le mangeur de viande et la mort de l'animal. Le boucher n'est qu'un intermédiaire, car il n'y a de bouchers que parce qu'il y a des mangeurs de viande… L'ignorance de cela vient souvent du fait que la viande que l'on achète au supermarché semble « propre » : bien découpée, bien emballée, bien présentée. Nous n'avons plus la conscience de la chaîne qui précède l'arrivée de la viande dans notre assiette. Si l'on veut se faire une idée précise de la question, il est très utile d'aller regarder des vidéos sur ce qui se passe dans les abattoirs (par exemple sur "Youtube" faites une recherche sur abattoirs ou slaughter house en anglais). Ces images valent mieux que n'importe quel commentaire, et l'on peut même dire qu'elles se passent de commentaires.
Une fois vu, on ne peut plus dire qu'on ne sait pas. On peut continuer à manger de la viande, mais on sait d'où elle provient, et elle a un goût différent...



     D'un point de vue écologique

La consommation de viande est l'une des plus importantes sources de pollution de la planète.




En 2005, Henning Steinfeld, directeur du Département Information et Politique de l'Elevage de la FAO ( Organisation pour l'Alimentation et l'Agriculture des Nations Unis ), écrit en introduction de son rapport (1) destiné aux dirigeants :
« Le secteur de l'élevage apparaît comme l'un des deux ou trois facteurs les plus significatifs des problèmes environnementaux les plus graves, à tous les niveaux, du niveau local au niveau global. Les découvertes de ce rapport suggèrent une politique majeure concernant les problèmes de dégradation des sols, de changement climatique, de pollution de l'air, de manque d'eau, de pollution des eaux et de diminution de la biodiversité. La contribution de l'élevage aux problèmes environnementaux est massive, et sa contribution potentielle à leur solution est d'égale importance. L'impact est tellement significatif, qu'il convient de s'en occuper d'urgence. »

Gaspillage de nourriture

Le bétail mondial consomme une quantité de nourriture pouvant subvenir aux besoins de 8,7 milliards d'humains.
Plus du tiers du rendement mondial en céréales est destiné aux animaux chaque année, de même qu'un quart de la production mondiale de poissons. (FAO). Aux Etats-Unis, c'est 70% de la production céréalière qui est destinée au bétail (USDA FAS-1991).
En l985, pendant la famine en Ethiopie, le pays exportait des céréales pour le bétail anglais… (Compassion in world farming).

Gaspillage de l'eau

 La pénurie d'eau potable menace à l'échelle mondiale : 40% de la population, répartie dans 24 pays, souffrent de pénurie d'eau, tant en quantité qu'en qualité. (Banque mondiale). Il faut 21 000 litres d'eau pour produire un kilo de viande. Il faut 210 litres d'eau pour produire un kilo de céréales.
On estime que la moitié de la consommation d'eau potable mondiale est destinée à la production de viande et de produits laitiers. Aux États-Unis, 80% de l'eau potable sert à l'élevage des animaux.


Effet de Serre

 "L'élevage dans tous ses aspects est responsable de 18% des émissions de gaz à effet de serre" ( Organisation pour l'Alimentation et l'Agriculture des Nations Unis, FAO ), ce qui est une part plus importante que pour le transport, c'est-à-dire que toutes les voitures et les camions dans le monde.
Il émet aussi 37% du méthane mondial dont la majeure partie provient de la fermentation des excréments des ruminants. Le méthane est 23 fois plus polluant que le dioxyde de carbone quant à l'effet de serre.

 

Déforestation et gaspillage des terres

Actuellement, l'élevage occupe 70% des terres agricoles et 30% de la surface des terres de la planète. Sur 1 acre de terre : 20 végétaliens peuvent se nourrir ou l carnivore . "Plus de 200 millions d'hectares de forêts tropicales ont été détruites depuis 1950, notamment pour faire place à des pâturages ou des fermes de bovins" (Kaimonitz D.-1995. Livestock and Deforestation in Central America - 1995) . Pour un hamburger , on transforme en pâturage : 6 mètres carrés de forêts vierges, détruisant 75 kilogrammes de matière vivante, 20 espèces végétales, 100 insectes et des douzaines d'espèces d'oiseaux, de reptiles et de mammifères (Jeremy Rifkin) .
 

Substances toxiques dans l'environnement et la viande

"A cause du phénomène de la bioconcentration, la viande contient environ 1 4 fois plus de résidus de pesticides que les végétaux" ( Lewis Regenstein (3) ).
"Aux États-Unis, les fermes d'élevage ont généré 4 milliards de tonnes de déchets animaux en 1996 polluant les eaux plus que toutes les autres sources industrielles combinées" (Ministère de l'environnement américain). Ces déchets entrent dans les cours d'eaux et rivières, polluant les sources d'eau et contribuant à l'émergence de maladies qui affectent toutes les espèces.

Du point de vue de la santé

Devenir végétarien n'est pas un moins, c'est un plus pour la santé.



Voici quelques uns des principaux bienfaits :
- Les maladies cardio-vasculaires : l'Association Médicale Américaine a souligné que plus de 90% des maladies cardiaques pourraient être prévenues par une diète végétarienne. Les produits animaux sont la principale source de gras saturés et l'unique source de cholestérol dans l'alimentation.
- Le Cancer : de nombreuses études épidémiologiques et cliniques ont montré que les végétariens sont environ 50 % moins susceptibles de mourir d'un cancer que les non végétariens ; en particulier pour le cancer du colon car contrairement aux carnivores qui ont un intestin court, l'intestin humain est long ce qui ne permet pas à l'organisme d'éliminer rapidement la chair en putréfaction avant que celle-ci ne devienne toxique.
Enfin, un fait à remarquer : les peuples réputés pour leur longévité, comme les Hunzas, les Bulgares, les Caucasiens et les Indiens du Yucatan, présentent traditionnellement un régime alimentaire pauvre en viande..

Et l'équilibre alimentaire dans tout ça ?

Voici la position officielle de l'Association Américaine de diététique et des diététiciens du Canada (2) : «  Les régimes végétariens menés de façon appropriée sont bons pour la santé, adéquats sur le plan nutritionnel et bénéfiques pour la prévention et le traitement de certaines maladies  ».
Le principe pour équilibrer son menu lorsque l'on est végétarien est d'avoir les 22 acides aminés, dont les huit essentiels qui doivent absolument se retrouver dans l'alimentation car l'organisme est incapable de les fabriquer. Alors que les protéines d'origine animale sont complètes en elles-mêmes, celles d'origine végétale se complètent entre elles. C'est-à-dire que le végétarien doit faire les combinaisons alimentaires qui s'imposent, notamment en associant certains aliments entre eux au cours d'un même repas. Il existe deux grands principes : associer un produit laitier à une céréale (ex : pâtes à la béchamel) ou associer une céréale à un légume sec comme cela se fait couramment en Orient (couscous pois chiche, riz dal, etc.).
Il y a aussi les germes de soja et la pâte de soja, appelée tofu, très riche en protéines végétales, utilisés depuis des siècles par exemple par les Japonais.
Concernant le fer, il est abondant dans les grains entiers, les légumineuses et les fruits. Son assimilation est d'autant plus facilitée que notre alimentation est riche en vitamine C.   


     L'importance d'un engagement

En conclusion, voici un extrait de lettre du Venérable Thich Nath Hanh, écrite en Octobre 2007 au monastère de Blue Cliff (4) :
«  Aller vers le végétarisme peut être la manière la plus efficace de combattre le réchauffement planétaire… Thây pense qu'il n'est pas si difficile de cesser de manger de la viande, quand on sait que, ce faisant, on sauve la planète. Les communautés laïques devraient se montrer courageuses et produire un engagement à manger végétarien au moins 15 jours par mois. Si nous pouvons faire cela, nous éprouverons un sentiment de bien-être. Nous aurons de la paix, de la joie et du bonheur dès le moment où nous formulerons ce vœu et cet engagement. (…)
Prenons soin de notre Mère la Terre. Prenons soin de toutes les espèces, y compris de nos enfants et de nos petits-enfants. Rien qu'en étant végétarien, on peut déjà sauver la Terre …. Etre végétarien signifie ici ne pas consommer de produits de l'élevage. Si on cesse de les consommer, ils cesseront de les produire. Seul un réveil collectif peur créer une détermination suffisante pour l'action.  »




Source : http://www.blog-rimay.net/ 

lundi 25 octobre 2010

Le Dalaï Lama condamne l'élevage des poules pondeuses en batterie


Appel du Dalaï Lama du 26 août 2010 à propos de l'élevage des poules pondeuses en batterie 






"Les mauvais traitements que nous infligeons aux poules ont toujours été particulièrement choquants pour moi, et j'ai toujours été particulièrement concerné par la façon dont ces animaux sont traités dans la production alimentaire industrielle. J'ai été troublé lorsque mes amis de HSUS (**) m’ont informé sur le système de confinement des poules pondeuses dans des cages minuscules.
Dans ces cages, les oiseaux ne peuvent pas se livrer à leurs comportements naturels, comme étendre leurs ailes, pondre dans un nid, se percher, gratter le sol, et même se tenir sur une surface solide. Chaque poule a moins d'espace pour vivre que la feuille de papier sur laquelle j‘ai écrit cette lettre.
Transformer ces oiseaux sans défense en machines à produire des œufs, sans la moindre considération pour leur bien-être est une dégradation de notre propre humanité. Le passage aux œufs de poules élevées hors cage permettrait de diminuer la souffrance de ces animaux.
Les Tibétains ont une riche tradition de protection des plus vulnérables de la société et d’opposition à la cruauté, c’est pourquoi il est naturel pour moi d’encourager le changement vers les œufs de poules élevées hors cage. Suivant cette tradition, j’espère que la compassion et la bonté prévaudront dans cette affaire très grave "

Source : Texte Traduit par L124 Ethique Animaux 






"Pour consommer de la viande, du poisson, des œufs, des produits laitiers, il faut faire naître des animaux, sélectionner ceux qui seront utiles, éliminer les autres, les enfermer, les mutiler, les engraisser, les capturer, les transporter, les tuer et les couper en morceaux"