lundi 9 juillet 2007

Le Bouddhisme théravada


Photo du site Fleurduzen





Livres conseillés :
- L'enseignement du Bouddha d'après les textes les plus anciens, par Walpola Rahula
- Le Premier enseignement du Bouddha, par Dr Rewata Dhamma
- Les entretiens du Bouddha, par Môhan Wijayaratna
- Sermons du Bouddha (Môhan Wijayaratna)

Plus de livres et notes de lecture : ICI


Pour en savoir plus: cliquer sur les mots surlignés en bleu.

Voir aussi : Bouddhisme Théravada, résumé des points essentiels : LA


Vous trouverez ci après :

- Extraits d'une interview avec le Vénérable Hénépola Gunaratana
- La Tradition Pali , par Mohan Wijayaratna.
-
La Doctrine des anciens.
- Bouddhisme théravada.
-
Le Bouddhisme en peu de mot, par Michel Henri Dufour.


Le bouddhisme théravada, en pāli « doctrine des Anciens », fait référence à la doctrine originelle du Bouddha.


Theravâda : la voie (vâda) des Anciens (thera):
Littéralement "la Parole des Anciens", c'est la seule école des premiers temps du développement du bouddhisme à s'être maintenue. Ce terme désigne actuellement la forme primitive du bouddhisme, transmise par les moines les plus anciens de la Communauté originelle (les thera), jusqu'à nos jours. Il est parfois nommé bouddhisme du Sud ou bouddhisme pâli ; le terme Hînayâna, "Petit Véhicule" ou "Véhicule de qualité inférieure", est à proscrire pour désigner cette tradition, car trop anachronique et péjoratif.

La « doctrine des Anciens » s'appuie sur un canon rédigé en pāli nommé Triple corbeille ou Tipitaka, comprenant de nombreux textes basés sur les paroles du Bouddha, dont le "satipatthàna sutta".



Qui est Bouddha
Siddhatta fut un homme qui vecu aux pieds des Himalaya, il y a plus de 2500 ans. Il trouva par lui même l'éveil total et parfait, appellé en langue Palî le Nibbâna, la fin de la souffrance due au cycle des renaissances. Le développement immense d'actes méritoires étaient parvenus à maturité, et dès lors il fut connu sous le nom de "Bouddha", "l'éveillé", possédant l'omniscience. Le Théravâda est l'école des anciens, celle qui à travers le temps a réussit à préserver le Dhamma originel du Bouddha. Etant donné l'altération profonde actuelle des enseignements du Bouddha, c'est une chance de pouvoir encore accéder à la réalité qu'enseigne le Dhamma. (Le Dhamma est : "La doctrine, l'enseignement du Bouddha, la vérité, la chose, ...")


En savoir plus sur Le TipiTaka (les trois Corbeilles) ou Canon Pali : VOIR
En avoir plus sur Bouddha : ICI



Bien que la France soit le pays occidental où Le bouddhisme connaît le développement le plus spectaculaire depuis une quarantaine d'années, le boudddhisme théravada reste très minoritaire.

Lire : Le Bouddhisme, effet de mode? ICI

Dans son livre "Le bouddhisme en France", le sociologue Frédréric Lenoir, à même mis à part de son étude sociologique, les centres théravada "qui touchent extrêmement peu de personnes". Il indique dans son introduction que cela touche "quelques centaines de personnes à peine". Son étude ayant été réalisé en 1999, il est clair qu'aujourd'hui, grâce à internet notamment, le théravada touche beaucoup plus de personnes, mais il reste toujours une minorité par rapport au bouddhisme Tibétain ou même au Zen.

Dans le bouddhisme théravada "pas de rituels compliqué, ni de relation affective envers un maître spirituel"




Extraits d'une interview avec le Vénérable Hénépola Gunaratana (Auteur du livre : "Méditer au quotidien") - par Helen Tworkov

En quoi la tradition Theravada se distingue-t-elle principalement des autres grands véhicules du bouddhisme ?
Vénérable Gunaratana : La tradition Theravada s’efforce de conserver le bouddhisme tel qu’il est présenté dans les textes palis. Elle insiste sur une éthique, une concentration, une pratique de la sagesse aussi proches que possible de l’enseignement du Bouddha lui-même, sans qu’on les interprète, sans qu’on les déforme ou qu’on les traduise dans des idées différentes. En tant que bouddhistes Theravada, nous essayons de préserver la langue palie et de l’utiliser dans nos enseignements du dharma, dans nos pratiques quotidiennes de dévotion.

Et l’intérêt est de préserver la langue du Bouddha ?
Vénérable Gunaratana : Oui. L’intérêt, lorsque vous avez le moindre doute à propos de l’enseignement, lorsque quelque chose vous semble flou, est que vous pouvez toujours vous reporter au pali. Et garder le pali comme langue de référence, afin de clarifier certains termes du dharma. Si vous n’avez pas cette sorte de culture ou de référence, vous devez vous en remettre aux traductions. Si le traducteur a fait une erreur, celle-ci se perpétue de génération en génération. C’est ce qui est arrivé à quelques autres branches du bouddhisme. Comme on n’y étudie pas le langage originel, force est de lire les 3ème, 4ème, 5ème, 6ème interprétations ou traductions, si bien qu’il arrive que l’on perde trace de l’enseignement originel. L’enseignement originel est préservé dans la tradition palie. Aucun doute à ce sujet.

Pensez-vous que certains Occidentaux méconnaissent le bouddhisme Theravada du fait de l’absence d’un véritable Vœu de Bodhisattva ?
Vénérable Gunaratana : Bien que les bouddhistes Theravada n’aient pas spécifiquement de Vœu de Bodhisattva, il est presque impossible d’ignorer la nécessité d’aider les autres. Et, vous savez, cette idée d’aider les autres n’est pas seulement bouddhique. Est-ce qu’il y a quelque chose de bouddhique dans la générosité ? Vous n’avez même pas besoin d’être un homme pour pratiquer la générosité. Peut-être avez-vous vu des animaux qui partageaient leur nourriture avec d’autres animaux. Faire ce genre de distinction entre Mahayana et Theravada n’est pas une façon très pratique ni très réaliste de voir les choses. La gageure est de faire comprendre aux gens des enseignements aussi fondamentaux que l’absence d’un soi séparé, l’absence d’âme, la non-croyance en un Dieu créateur . Le premier aspect, vous savez, l’impermanence, est réellement facile à comprendre. Si vous lisez n’importe quel livre de physique, de chimie, de science, vous saurez tout ce qui concerne l’impermanence. Mais l’absence d’un soi séparé, le fait de ne pas croire en un Dieu créateur sont tous deux extrêmement difficiles à enseigner.
Pour voir les deux "Sagesses Bouddhistes"; émissions de télévision; où Hénépola Gunaratana était l'invité, c'est: ICI

Pour lire des extraits des émissions c'est: LA









La Tradition Pali , par Mohan Wijayaratna.


La particularité de la tradition pali:
Bien que les points fondamentaux de la Doctrine soient les mêmes pour toutes les écoles bouddhiques, il existait et il existe encore des différences notables entre les boud­dhistes se référant aux textes palis et les bouddhistes des autres traditions .


La priorité au Bouddha historique:
La première est que ceux qui se réclament de la tradi­tion pāli donnent toujours la priorité au Bouddha histo­rique, et non pas aux multitudes de Bouddhas hypothé­tiques vivant dans divers cieux, ou à l’une ou l’autre Bodhisatta-divinité.

Dans leurs “chapelles”, c’est le Boud­dha historique et ses reliques corporelles qui sont le pre­mier objet de vénération . Ils n’ont jamais adhéré à la thèse des « trois corps » ni à un concept théiste tel qu’un Bouddha primordial (Adi Buddha) . Chez eux il n’y a pas non plus un Bouddha éternel tel qu’Amitabha qui vit dans une Terre pure dite « Paschima Sukhavati » (litt. la demeure de l’extrême bonheur). Simplement, ils vénèrent le Bouddha historique qui est venu de Kapilavatthu, qui a atteint l’Éveil à Bodh-gaya et enfin le *parinibbāna (la ces­sation complète) à Kusinara .

Vénérer le Bouddha et ses reliques est un signe de respect, mais cette attitude n’a pas donné lieu à un culte du héros ni à un quelconque dévotio­nisme . Tout en vénérant le Bouddha, les bouddhistes qui respectent les textes palis sont conscients du fait que celui-­ci n’existe plus, qu’il a atteint le parinibbāna (cessation complète), et que personne ne peut atteindre le nibbāna par la dévotion à l’égard du Bouddha ou grâce au culte rendu à ses reliques. Lorsque les bouddhistes parlent du Bouddha, ils utilisent toujours le passé : en disant « lorsque le Bouddha était vivant » ;

La priorité donnée aux paroles du Bouddha

La deuxième particularité chez les bouddhistes suivant les textes palis est la priorité donnée aux paroles du Boud­dha, mais non pas aux analyses ou aux déclarations de tel ou tel maître bouddhiste ancien, médiéval ou moderne. Dans les Écritures canoniques, il existe de nombreuses dis­cussions entre les disciples laïcs et les bhikkhus, mais dans ces discussions les participants mentionnent souvent : « Ainsi dit le Bienheureux » (vuttā bhagavatā) ou « Ainsi ai-je entendu » (evam me sutam). De nos jours encore, les prédicateurs bouddhistes fidèles aux textes palis ne parlent pas en leur propre nom, mais ils présentent les choses selon les textes canoniques en se référant toujours au Corpus canonique. C’est pourquoi ces bouddhistes ne parlent pas de l’enseignement de tel ou tel bhikkhu ou de tel ou tel maître, mais de l’Enseignement du Bouddha.


Le Dhamma pour seul Maître:

La troisième différence entre ces bouddhistes et ceux des autres traditions est que les premiers ont été invités dès le commencement à traiter la Doctrine (dhamma) comme leur guide. À ce propos, le conseil du Bouddha dans le Maha parinibbāna-sutta a une valeur significative. Quelques minutes avant son dernier souffle, le Bouddha dit à l’ Ayas­manta Ānanda : « [...] Il est possible que cette idée vienne en vous : "La parole du maître est une chose du passé. Nous n’avons plus de maître." Ô Ānanda, cela ne doit pas être vu ainsi. Il y a une doctrine enseignée et une discipline établie. Après mon départ, cette Doctrine et cette Discipline deviennent votre maître » À ce propos, nous pouvons également citer le sermon intitulé Maha padesa-sutta dans lequel il est déconseillé d’accepter la parole d’un bhikkhu même très savant et ver­tueux sans juxtaposer son explication aux sermons et à la Discipline


Disciples du Bouddha

....Dans le boud­dhisme pāli, n’existe guère de place pour un culte du gou­rou . Il est vrai que dans les pays où le bouddhisme pāli est toujours vivant, il y a des maîtres qui enseignent la médi­tation et ceux qui font des prédications. Mais en aucune façon ils ne se présentent comme des bouddhas ou les éma­nations des anciens maîtres. Ces prédicateurs ne sont pas placés non plus sur de hauts piédestaux mythologiques. Les maîtres sont respectés en tant que conseillers spirituels, mais eux et leurs élèves ne sont que les disciples du Boud­dha. Dans ce bouddhisme-là, les fidèles laïcs hommes (upāsaka) et femmes (upāsikā) sont également considérés comme disciples du Bouddha, mais non pas comme les dis­ciples de tel ou tel maître bouddhiste. Les laïcs bouddhistes qui suivent les textes palis ne sont pas obligés de suivre aveuglément les conseils des bhikkhus. Si ceux-ci sont vénérés par les laïcs, c’est plutôt pour leur vie vertueuse . Les bouddhistes refusent de respecter les bhikkhus non vertueux ou malhonnêtes. Lorsqu’un bhikkhu ne se com­porte pas bien, les laïcs bouddhistes sont très critiques à son égard. Ainsi, dans les pays où les textes palis sont respectés, d’une certaine façon, ce sont les laïcs qui contrô­lent la conduite des bhikkhus.
Extraits du livre "Les entretiens du Bouddha", par Môhan Wijayaratna
source : anussati





La Doctrine des anciens:

En Grand médécin compassioné, ayant trouvé - par lui même - la guérison totale à nos souffrances, Bouddha, nous expose l'essentiel de ses enseignements en quatres nobles vérités :

Le diagnostique de la maladie : L'insastisfaction, la “souffrance” issue de l'absence d'équilibre, d'harmonie, de stabilité ou de permanence - est omniprésente (en pãli : dukkha ariya sacca)
La recherche des causes de la maladie : L'attachement inconscient, volontaire au désir ou l'esclavage des désirs (en pãli : dukkha samudaya ariya sacca).
L'affirmation que la maladie est curable : La cessation de cette insastifaction est possible
(en pãli : dukkha nirhoda ariya sacca) c'est nibbãna : Paix ultime par extinction de la haine, de la convoitise et de l'ignorance (méconnaissance des 3 caractéristiques intrinsèques de la realité, annica - impermanence-, anatta - vacuité ou non existence propre et dukkha - l'insastisfaction - )
La Thérapeutique : Le chemin menant à la cessation de l'insastifaction est l'octuple sentier (en pãli ariya anthanhika magga) reposant sur les trois fondations : Sîla (éthique), viriya, bhãvanã (culture mentale) et pañña (connaissance transcendante).
source : theravada


Bouddhisme théravada:

Ce mot est issu du Pâli, une langue parlée autrefois en Inde. Les textes anciens de la tradition Bouddhiste, ce que l'on nomme le Canon et ses Commentaires ont été rédigé en Pâli. Ainsi Theravada signifie : la doctrine des aînés. ("Thera" = Aînés, "Vada" = Doctrine).

La doctrine Theravada est connue historiquement comme étant celle des enseignements originaux du Bouddha Shakyamuni, qui vécu en Inde de 460 - 544 av. J.-C. Bouddha enseigna sa doctrine peu après avoir atteint l'illumination parfaite, réalisé l'état de Nirvana. A l'origine, ces enseignements étaient connus sous le nom de Bouddha Vacara , ce qui signifiait " les mots de Bouddha ".

Lorsque Bouddha fut mourant, se tint le premier conseil des moines, réunion composée des plus âgés d'entre eux. Elle fut présidée par deux moines importants : Ananda et Upali. Ananda, qui avait passé 25 années auprès de Bouddha était capable de réciter l'enseignement (le Dhamma). Upali, quant à lui, se souvenait de toutes les règles de la communauté monastique (Vinaya). Après de longues discussions, le conseil avait décidé de n'apporter aucun changement aux règles de la discipline établie par Bouddha.

Le Dhamma était alors divisé en différentes parties et chacune de ses parties étaient attribuée à un aîné, lequel l'enseignait à ses élèves. Ainsi les élèves pouvaient la réciter chaque jour et la mémoriser de tel sorte qu'eux-mêmes devenu aînés puissent la transmettre à leur tour à leurs élèves.

Cent ans plus tard, se tint le 2ème conseil, la discussion porta sur quelques-uns des règlements du Vinaya et on examina si, avec le temps, des changements devraient êtres faits. Les moines orthodoxes pensaient qu'il n'y avait aucun changement à accomplir, tandis que d'autres moines insistaient pour que l'on apporte des modifications aux règles de Bouddha. En conséquence, un groupe de moines dissidents se détacha de la communauté et fonda le courant connu aujourd'hui sous le nom de "Mahayana" (le grand véhicule).

Au 3ème siècle avant J.C., un 3ème conseil se réunissait pour débattre des différentes opinions des sectes (le mot secte signifiant ici, des courants de pensées sur le même enseignement et ne prend alors pas la connotation péjorative actuelle). A cette période, les discussions comprenait le Dhamma et le Vinaya. Les enseignements approuvés et acceptés par le 3ème conseil furent connus comme la lignée du "Theravada".

Le fils de l'empereur Asoka (souverain Indien qui vécut de 269 à 232 av. J.-C., connu pour avoir adopté la doctrine de Bouddha), le Vénérable Mahinda, apporta la tradition orale au Sri Lanka; ainsi le bouddhisme Théravada s'y développa et lorsqu'il déclina en Inde, sur le même continent qui avait vu naître sa doctrine, la tradition des anciens trouva refuge au Sri-Lanka,. C'est dans ce pays que furent écrit les textes du canon bouddhique dans la langue Pali. De là, le Bouddhisme Théravada se répandit en Birmanie et en Thaïlande et plus tard, il fut introduit au sud et sud-est de l'Asie à la fin du l9ème siècle.
source : theravada.isuisse


Le bouddhisme théravada est aujourd'hui divisé en 3 écoles :

  • Le théravada traditionnel; avec notamment le Vénérable Hénépola Gunaratana.
  • Les lignées Birmanes; ( avec notamment Sayadaw Mahasi, U pandita) Le moine qui a "guidé" ma retraite du mois de juin; le vénérable U Pannathami; fait partie de cette lignée.
  • Tradition des Moines de la Forêt; avec notamment Ajahn Chah




Le Bouddhisme en peu de mot, par Michel Henri Dufour. (Cet auteur fait partie de la Tradition des moines de la Forêt.)


Le bouddhisme n’est pas une croyance au sens traditionnel du terme, c’est un mode de vie, une manière de se comporter vis-à-vis des choses, des personnes et des événements, en actions, paroles et pensées, une hygiène mentale radicale conduisant non pas à une “adaptation” au monde ou à un refus du monde, mais à une transcendance de celui-ci. Il n’impose pas de suivre aveuglément une série de propositions dogmatiques mais invite à “voir”, constater et comprendre par expérience personnelle, afin d’agir armé d’une sagesse toujours plus profonde.

Cette sagesse, dans son niveau ultime, consiste en la vision directe dans la véritable nature de tout ce qui existe : insatisfaction, non-permanence et vide de réelle substance ; elle seule nous permet d’aller jusqu’au bout dans l’implication de ces “trois Caractéristiques”. Elle conduit au détachement et à la disparition de toute notion du “moi” et permet de détruire les racines de toutes souffrances : haine, convoitise et illusion.


Être bouddhiste c’est :

– placer sa confiance (sa “foi”) dans les “trois Joyaux” (ou “Refuges”) :

* le Bouddha (celui-ci n’étant pas révéré en tant que personne historique mais comme représentation de la connaissance transcendante suprême, idéal de perfection accessible à chacun par ses propres efforts),

* l’Enseignement (Dhamma), en tant que Vérité ultime, nature intrinsèque de toutes choses,

* la Communauté des nobles Disciples (Samgha), en tant qu’exemple de vie vertueuse,

et les prendre comme guides,

– accepter les principes de base enseignés par le Bouddha et travailler à leur vérification par la pratique de la culture mentale (ou méditation),

– avoir compris la nécessité de vivre selon les principes éthiques fondamentaux (siila) .


Principes de base :

– Les “quatre Vérités nobles” :

1. l’insatisfaction, la “souffrance”, issue de l’absence d’équilibre, d’harmonie, est omniprésente

2. l’origine de l’insatisfaction est l’attachement volontaire au désir, l’esclavage des désirs

3. cette insatisfaction peut cesser

4. le chemin qui conduit à cette cessation est le “noble Sentier aux huit Branches” reposant sur les trois fondations : Connaissance transcendante, Éthique, Culture mentale.

– Les “trois Caractéristiques” : tout ce qui existe dans l’univers conditionné est : non permanent, source d’insatisfaction ou de souffrance et vide de réelle substance (“non-soi”).

– La “Production conditionnée” : toute chose dans l’univers existe en raison de causes déterminantes et détermine à son tour d’autres choses ; rien n’est un commencement en soi ou une fin en soi (la seule exception étant l’être pleinement libéré, l’arahaa).

– Kamma : action volitionnelle consciente, intention. Elle peut être bénéfique et conduire à l’extinction de la souffrance ou mal orientée et source de souffrance. Les effets de kamma fonctionnent selon le principe d’action et réaction appliqué au domaine éthique.

– Renaissance : processus de réorganisation des énergies vitales en fonction des affinités développées dans le passé, conséquence des actions volontaires et consciemment acceptées ; elle suscite la manifestation d’êtres vivants à différents niveaux d’évolution.

– Nibbaana : extinction de la souffrance par extinction de la haine, de la convoitise et de l’illusion, mettant fin à toute possibilité de production d’énergies susceptibles de manifester des êtres vivants. C’est la Paix ultime dont la saveur peut être expérimentée dans cette vie même.

source : vivekarama












1 commentaires:

Olivier a dit…

Je pense également que le bouddhisme theravada nécessite plus d'investissement personnel que le bouddhisme mahayana. En effet pour certains l'application d'un rituel suffit à combler sa pratique du bouddhisme. Dans le theravada, en l'absence de rituel régulier, seule l'étude et la méditation personnelle peut combler le pratiquant, or cette voie est plus difficile et plus longue...

2 commentaires:

marco a dit…

ton blog est un guide riche. Merci d'être sensible à fleurduzen.
Merci également d'avoir eu le soin de mentionner l'origine de cette image-article.
continuez votre doux chemin.
Si vous portez la paix, la paix vous portera.

Kathy a dit…

merci pour ce message.
J'ai publié d'autres photos de ton site dans d'autres messages blog et toujours avec un lien direct. Et bien en lisant ton message je réalise que j'ai oublié pour ce message de mettre un lien vers fleurduzen, je vais le faire maintenant
A bientôt et encore merci