jeudi 4 octobre 2007

FREE BURMA

Birmanie Libre




Lire : Première partie sur la Birmanie :
ICI
où vous trouverez:
Des Remarques préalables :
- sur le nombre de victimes et la répression + réflexions sur la situation en Birmanie
1- Le soutien du sangha (=soutien de la communauté bouddhiste): avec notamment tous les messages de soutien du sangha et les avis des membres de la communauté bouddhiste, toutes écoles confondues, sur l'engagement pacifiste des moines
2- Plus général : Articles et Reportage
3 - Le pays des pagodes : présentation de la Birmanie et de son importance pour les bouddhistes de la tradition Théravada
4 - Portrait du Général Than Shwe












Si des blogger ont décidé, par solidarité avec la Birmanie, de ne pas alimenter leur blog ce 4 octobre, cette initiative peut avoir un intérêt pour les blogger qui n'ont pas encore évoqué sur leur blog, la Birmanie et qui parlaient ainsi de tout autre chose dans leurs billets précédant et auraient, sans cette initiative, encore parlé d'autre chose aujourd'hui...et parleront de tout autre chose demain..


Des blogueurs dans le monde entier préparent une action pour supporter la révolution pacifique en Birmanie. Il s'agit d'exprimer sa solidarité avec tous les Birmans qui se révoltent sans armes contre la dictature. Les blogueurs sont invités à ne pas alimenter leur blog pendant la journée du 4 octobre, en ne publiant qu'un seul billet avec le texte “Free Burma”. ICI




Tout en soutenant cette initiative, je pense qu'en continuant de parler de ce qui se passe en Birmanie, j'exprime davantage ma solidarité avec le peuple Birman qu'en me taisant.



Une pétition à signer tout en bas de ce message du 4 octobre, merci



Je continue donc ici, la rubrique 2 : Articles et Reportages
Le début lire : ICI


Comme pour la première partie, ce message est mis à jour régulièrement.



Les informations sont rares en provenance de la Birmanie soumise à un sévère répression militaire et policière. Une française, qui vit dans l centre-ville de Rangoun et souhaite rester anonyme, raconte le quotidie des Birmans. Voici son témoignage recueilli jeudi matin par Liberation.fr

«Depuis mercredi, des listes de noms de personnes recherchées sont dressées dans les commissariats de quartiers. Les autorités disposent de photos prises lors des manifestations qui permettraient de procéder aux arrestations. C’est une longue et sourde répression qui commence.

L’armée semble un peu débordée par l’ampleur des arrestations. Apparemment, elle ne sait plus très bien comment gérer le flux de ces personnes. Des prisonniers ont été parqués dans des stades et sur un champ de course.

J’ai appris que certains membres de la police ou de l'armée proposaient aux personnes d’acheter leur libération fixée entre 40.000 et 50.000 kyatts (40 dollars environs, une somme conséquente).




  • Premiers récits sur la brutalité de la répression en Birmanie : le Figaro

Il serait temps que les "grands" médias parlent enfin de la réalité des massacres.... Cela fait plusieurs jours que de nombreux blogger en parlent.


Le bilan officiel - une dizaine de morts - cache mal l'ampleur et la violence de la réaction de la junte.
Car derrière le bilan officiel de 10 morts, l'horreur de la répression se dessine peu à peu. Des dizaines d'enfants et leurs parents abattus dans la cour d'un lycée. Des activistes brûlés vifs dans le crématorium du cimetière de Yae Way, dans les faubourgs de Rangoun. Le cadavre d'un moine bouddhiste battu à mort flottant dans une rivière. Les récits qui traversent la frontière font froid dans le dos. En les mettant bout à bout, les opposants en exil arrivent à un chiffre de 200 morts et 6 000 détenus.

Rappel du Témoignage déjà évoqué dans "Birmanie mon coeur saigne"

Témoignage d'un massacre au monastère de "N.Kyar Yan":
La soeur d'un des protestataires qui habite Yangoon jointe hier par téléphone par son frère:
"Nous avons vu sur la TV BBC, que 200 moines ont été arrêtés, la réalité est bien supérieur, ce sont des menteurs » - le monastère de "N. K.Yan" avait été pillée tôt ce matin, les militaires sont arrivés avec une bande de gangsters payer quelques milliers de Kyat comme tu sais et protégé par leur camions ils ont pillés le monastère en demandant aux moines de s'aligner afin de les frapper et de les battres contre le mur en brique, certains se sont écroulés sous la douleur puis ils ont continués en arrachant leurs affaires avant de les jeter dans les camions comme des sacs de riz !
Le moine principal a été attaché au milieu du monastère, torturé, matraqué, et retrouvé..... mort comme les autres moines.."

  • Poursuite des arrestations massives en Birmanie, selon l'ambassadeur de France: ICI

Les arrestations se poursuivent en Birmanie où le nombre de morts et de blessés est bien plus important que ne laissent entendre les données officielles, a déclaré jeudi l'ambassadeur de France en Birmanie, Jean-Pierre Lafosse.
Selon M. Lafosse, il y aurait "plus de blessés et de tués que ce qui a pu être reconnu et annoncé"
La répression la semaine dernière contre les dizaines de milliers de manifestants qui exigeaient la fin de 45 ans de dictature militaire a, selon les groupes d'opposition, fait près de 200 morts. Le bilan officiel, lui, fait état de 10 morts. AP






  • Birmanie: les interpellations se poursuivent, l'envoyé de l'Onu fait son rapport: ICI
Les forces de sécurité birmanes ont procédé à des dizaines de nouvelles interpellations dans la nuit de mercredi à jeudi à Rangoun après avoir écrasé la semaine dernière un mouvement de protestation populaire, ont indiqué jeudi des habitants.
Comme les nuits précédentes, les forces de sécurité ont ratissé certains quartiers pendant les heures de couvre-feu, notamment le secteur de la pagode Shwedagon qui avait été le point de départ d'importants défilés emmenés par des moines bouddhistes, ont ajouté ces sources, sous couvert d'anonymat. Les forces de sécurité semblent disposer de listes de suspects, photographiés ou filmés pendant de grandes manifestations les 24 et 25 septembre, et procèdent systématiquement depuis à des arrestations ciblées dans Rangoun, la plus grande ville de Birmanie.





  • Crime contre l'humanité :
La cour pénale internationale définit, entre autres, comme crime contre l’humanité la disparition forcée, à savoir « l’arrestation, la détention ou l’enlèvement de personnes par un Etat ou une organisation politique ou avec l’autorisation, l’appui ou l’assentiment de cet Etat ou de cette organisation, qui refuse ensuite d’admettre que ces personnes sont privées de liberté ou de révéler le sort réservé aux « disparus » dans l’intention de les soustraire à la protection de la loi pendant une période prolongée ».
L’exigence de la résolution du Conseil des Droits de l’Homme, sans réaction favorable de la part de la junte sembleraient en toute logique conduire vers l’accusation de crime contre l’humanité.
Pourtant, Le ministre des affaires étrangères Birman a annoncé lundi que la situation était redevenue normale et appelé la communauté internationale à faire preuve de plus de compréhension et à ne pas prendre de mesures qui ne feraient qu’attiser la crise!!

Les états membres du nouveau Conseil des Droits de l’Homme ont adopté une résolution exigeant de la junte qu’elle renonce à toute violence contre les manifestants, qu’elle garantisse la liberté d’expression et relaxe immédiatement toutes les personnes arrêtées, (on parle de 4000 depuis le 27/9) dont Aung San Suu Kyi.

La justice belge va reprendre l’instruction de plainte déposée contre TOTAL par des réfugiés Birman pour complicité de crime contre l’humanité.
Un colonel de l’armée refuse de mener ses hommes à une attaque contre les bonzes, déserte, se cache dans la jungle et demande l’asile politique à la Norvège.

Vendredi, Ibrahim Gambari doit déposer son rapport.

Mais les arrestations continuent.
L’élan macabre des hommes de la junte se poursuit.
source : ICI








  • La traque aux manifestants continue: ICI

En Birmanie, la répression ravive des craintes de crise alimentaire. Particulièrement concernés, les enfants. Ce sont des représentants de l'ONU et d'organisations d'aide qui tirent la sonnette d'alarme. Sur le terrain, la junte militaire ne désarme pas. Au lendemain de la rencontre entre l’émissaire de l’ONU et le numéro 1 de la junte, l'armée birmane continue de traquer les ex-manifestants….
La junte militaire a libéré ce mercredi plus de 200 religieux bouddhistes mais la nuit dernière elle a procédé à de nouvelles arrestations


  • La crise alimentaire menace :

La répression ravive aussi les craintes de crise alimentaire. Particulièrement concernés, les enfants. Ce sont des représentants de l'ONU et d'organisations d'aide qui tirent la sonnette d'alarme. Selon les organisations démocrates la population birmane dépensait déjà en moyenne 70% de ses revenus mais depuis la flambée des prix des carburants à l’origine des manifestations, les Birmans ont dû allouer près de la moitié de leur salaire quotidien pour payer les transports. Et ce que redoutent ces association, c'est que la flambée des prix et l'augmentation des restrictions sur les mouvements de vivres ne fassent empirer la situation.


  • Le Japon envisage de suspendre son aide à la Birmanie : ICI
Le Japon, le principal donateur de la Birmanie, a déjà restreint son aide économique à la Birmanie à son aide humanitaire. Il "considère maintenant la possibilité de la faire diminuer encore", a déclaré M.Komura.

Jusqu'ici le Japon finançait principalement des programmes destinés à la santé, à l'éducation et des projets humanitaires.


Oui mais qui va aussi souffrir de ses "suspensions" : le peuple Birman.
Comme à chaque fois qu'un pays est sanctionné par la Communauté Internationale, sa population en souffre encore plus que ses dirigeants.


  • Un clip sur la Birmanie : Voir ICI


  • Le général Than Shwe se dit prêt à rencontrer l'opposante, Aung San Suu Kyi.
Oui mais à quelles conditions !! : elle devra : « abandonner son soutien à la politique occidentale de sanctions contre le pays"
Rien que ça !

Elle a toujours demandé à la communauté internationale le boycott général de la Birmanie, y compris par des sanctions économiques. Jusqu’alors, elle n’a jamais dévié de cette position. En proposant le dialogue sous de telles conditions, les généraux savent d’avance qu’ils se heurteront très certainement à un refus.

Et pendant ce temps la répression continue, dans l'indifférence pas générale, mais presque...




Un courant engagé, en rupture avec une tradition de soumission :

Quand, dans les rues de Rangoun, les moines birmans ont retourné leur bol en signe de refus de l'aumône des militaires, ils ont commis un acte de désobéissance religieuse grave. Dans le bouddhisme, le moine ne vit que d'aumônes... ou il jeûne. En choisissant l'affrontement avec le régime militaire de leur pays, en 1988 et en 2007, les moines birmans participent de fait au "bouddhisme engagé", ce mouvement panbouddhique, non issu d'une école particulière, diffus et peu structuré, né du contact avec la modernité occidentale et l'histoire de ses luttes révolutionnaires.

Le terme a été forgé par le moine vietnamien Thich Nhat Hanh (né en 1926, exilé en France après la victoire communiste au Vietnam). Mais sa figure emblématique est celle du dalaï-lama, chef religieux et politique du Tibet en exil. Ce courant puise aussi ses modèles ailleurs que dans le bouddhisme, chez Gandhi ou les quakers américains.

Il est l'héritier des luttes d'émancipation anticoloniales, auxquelles les moines bouddhistes, dans les pays où ils représentent une force sociale, ont été engagés. A l'instar des moines sri-lankais qui, à la fin du XIX esiècle, ont fait la guerre au colonisateur britannique autour du slogan "Une île, une nation, une religion" . Ils sont encore en conflit avec les Tamouls hindous ou chrétiens.

Le bouddhisme engagé renouvelle l'approche bouddhiste de la compassion. Il considère comme légitime l'opposition aux structures politiques en place pour restaurer un idéal de société juste. Il ne remet pas en cause les notions clés de respect, de non-violence, de compassion, mais se refuse à faire de la souffrance l'état de la seule conscience personnelle. Il existe une souffrance liée aux inégalités sociales, aux crises économiques, à l'oppression politique.

Le bouddhisme engagé représente une rupture radicale avec l'histoire du bouddhisme faite de subordination et de collusion avec les pouvoirs politiques, jusqu'aux plus despotiques : des petits monarques locaux aux colonisateurs et aux régimes marxistes. Pour Eric Rommeluère, spécialiste du bouddhisme, le bouddhisme engagé représente "la prise de conscience d'une dimension politique autre que celle qui a toujours existé chez les bouddhistes, celle d'une entente tacite avec les pouvoirs en place : "Je vous protège ; vous me soute nez"" .

Cette prise de conscience n'est, bien sûr, pas la même dans tous les pays bouddhistes, mais pour beaucoup d'observateurs, le bouddhisme engagé est en passe de devenir la principale composante du bouddhisme moderne.
Henri Tincq pour Le Monde





Pétition à l'initiative de Free Burma



Free Burma! Petition Widget


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1 commentaire:

USpace a dit…

Thank you for helping. FREE Burma!!!

Bush slammed the UN and the rulers of Myanmar in his UN speech last week. The only country that has any influence over Myanmar is China, and they can't and won't push too hard. There is too much Oil & Gas there that they need.

The UN must do something, but they never use military force to fight.
That is a huge problem.

Illegal drug and ruby fortunes are a BIG part of this too.

absurd thought -
God of the Universe wants
complete narco states

criminals in power
loving the corrupt drug war


absurd thought -
God of the Universe says
shoot peaceful protesters

calling for democracy
which you must never allow


absurd thought -
God of the Universe thinks
keep trying communism

you can never KILL too much
pursuing Utopia...


http://free-burma.org/

http://absurdthoughtsaboutgod.blogspot.com/

:)
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