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samedi 30 août 2008

Pratique de la Méditation Juste selon le Satipatthana Sutta

"Il n'y a qu'un seul sentier, ô moines, conduisant à la purification des êtres, à la conquête des douleurs et des peines, à la destruction des souffrances physiques et morales, à l'acquisition de la conduite droite, à la réalisation du Nirvana, ce sont les quatre sortes d'établissements de l'attention.
Quelles sont ces quatre sortes ?
Voici, ô moines, un moine observant le corps demeure énergique, compréhensif, attentif, ayant rejeté les désirs et les soucis mondains; observant les sensations..., observant l'esprit..., observant les sujets différents, il demeure énergique, compréhensif, attentif, ayant rejeté les désirs et les soucis mondains."
(Extrait du satipatthana sutta)



Ci après un enseignement de Banthe T. Dhammika



Le Sutta des quatre Etablissements de l'Attention (Satipatthana sutta) est un texte fondamental pour l'enseignement de la pratique de la méditation.

Cette méthode des quatre établissements de l'attention, nous donne une idée de la grande importance donnée- à cette pratique dans ses enseignements durant sa vie. Les enseignements du Bouddha se sont ensuite répandus à travers le monde et leur fondement demeure la pratique de l'observation attentive. Depuis deux mille cinq cent ans, ce sutra a été étudié, pratiqué et transmis de générations en générations avec un soin particulier.

Les quatre méthodes d'attention sont :
1-l'attention au corps,
2-l'attention aux sensations,
3-l'attention à l'esprit,
4-l'attention aux objets de l'esprit

Dans l'établissement de l'attention fondé sur le corps, le pratiquant est pleinement conscient du souffle, des positions du corps, des actes du corps, des différentes parties du corps, des quatre éléments formant le corps et de la décomposition du corps devenu cadavre.

Dans l'établissement de l'attention fondé sur les sensations, le pratiquant est pleinement conscient des sensations agréables, désagréables et neutres à mesure qu'elles apparaissent, durent et disparaissent. Il est conscient des sensations ayant une base psychologique et des sensations ayant une base physiologique.

Dans l'établissement de l'attention fondé sur l'esprit, le pratiquant est pleinement conscient des états d'esprit tels que le désir, la haine, la confusion, la concentration, la dispersion, les formations internes, et la libération.

Dans l'établissement de l'attention fondé sur les objets de l'esprit, le pratiquant est pleinement conscient des cinq agrégats composant une personne (la forme, les sensations, les perceptions, les formations mentales, la conscience), des organes des sens et de leurs objets, des facteurs pouvant obstruer la compréhension et la libération, des facteurs pouvant mener à l'Eveil, et des quatre nobles vérités concernant la souffrance et de la libération de la souffrance.


Les méthodes de pratique:

Nous pratiquons la pleine conscience afin de réaliser la libération, la paix et la joie dans notre vie quotidienne. Libération et bonheur sont mutuellement liés : s'il y a libération, il y a bonheur et une plus grande libération apporte un plus grand bonheur. Nous savons que s'il y a libération, la paix et la joie existent au moment présent. Nous n'avons pas besoin d'attendre dix ou quinze ans pour les réaliser. Elles sont à notre portée dès que nous commençons la pratique. Même encore très modérés, ces éléments forment la base d'une libération, d'une paix et d'une joie plus grandes dans l'avenir.

Pratiquer la méditation, c'est regarder avec profondeur afin de voir l'essence des choses. Notre vision profonde et notre compréhension nous permettent de réaliser la libération, la paix, et la joie.

Notre colère, notre angoisse et notre peur, par exemple, sont les liens qui nous attachent à la souffrance. Si nous voulons nous en libérer, nous devons observer leur nature : l'ignorance, le manque de compréhension claire. Comprenant mal un ami, nous serons peut-être en colère contre lui et cette colère nous fera souffrir. Mais examinant avec profondeur ce qui s'est passé, nous pouvons mettre fin au malentendu. Quand nous comprendrons l'autre personne et sa situation, notre souffrance disparaîtra, la paix et la joie naîtront.

La première étape est la conscience de l'objet, la seconde est l'observation de l'objet en profondeur pour l'éclairer. L'attention signifie donc la conscience et aussi regarder avec profondeur.

Le terme Pali Sati signifie "arrêter" et "maintenir la conscience de l'objet". Vipassana signifie "aller en profondeur dans l'objet pour l'observer". Pendant que nous sommes pleinement conscients d'un objet et de son observation avec profondeur, la frontière entre le sujet et l'objet deviennent un. Ceci est l'essence de la méditation. Nous ne pouvons comprendre un objet qu'en le pénétrant et en devenant un avec lui. L'observer en restant à l'extérieur ne suffit pas.

C'est pourquoi le Sutra nous rappelle à la conscience du corps dans le corps, des sensations dans les sensations, de l'esprit dans l'esprit et des objets de l'esprit dans les objets de l'esprit.


Observer attentivement le corps:

Le premier établissement de l'attention est fondé sur le corps, ce qui inclut le souffle, les positions du corps, les actes du corps, les parties du corps, les quatre éléments composant le corps et la dissolution du corps.

Premier exercice - La respiration consciente:

Il va dans la forêt, au pied d'un arbre, ou dans une pièce vide, s'assied jambes croisées ou dans la posture du lotus, le corps droit, et établit l'attention devant lui. Il inspire, conscient d'inspirer. Il expire, conscient d'expirer.

La première pratique consiste en la pleine conscience de la respiration. Quand nous inspirons ou expirons nous savons que nous inspirons et expirons. En pratiquant ainsi, notre respiration devient une respiration consciente. Cet exercice est simple, pourtant ses effets sont profonds. Pour y arriver, il faut consacrer tout l'esprit à la respiration et à rien d'autre


Deuxième exercice - Suivre le souffle

- Quand il inspire longuement, il sait : "J'inspire longuement".
-
Quand il expire longuement, il sait : "J'expire longuement".
-
Quand il inspire brièvement, il sait : "J'inspire brièvement".
-
Quand il expire brièvement, il sait : "J'expire brièvement".

Le pratiquant suit très attentivement sa respiration et fait un avec elle pendant toute la durée de chaque inspiration ou expiration, sans laisser pénétrer aucune pensée ou idée vagabonde. Cette méthode est nommée : "suivre le souffle". Pendant que l'esprit suit le souffle, il est le souffle et seulement le souffle.

Au cours de la pratique, notre respiration devient naturellement régulière, plus harmonieuse, plus calme et notre esprit aussi devient de plus en plus régulier, harmonieux, calme. Ce changement apporte des sensations de joie, de paix et d'aisance dans le corps. Quand l'esprit et la respiration deviennent un, l'unité du corps et de l'esprit est toute proche.


Troisième exercice - Unité du corps et de l'esprit :

En inspirant, je suis conscient de tout mon corps, en expirant, je suis conscient de tout mon corps.

Cet exercice consiste à mettre le corps et l'esprit en harmonie. L'élément utilisé pour le faire est le souffle. Dans la pratique, la distinction entre le corps et l'esprit se dissout. Dans cet exercice, l'objet de notre attention n'est plus simplement le souffle, mais le corps tout entier, car il fait un avec le corps.


Quatrième exercice - Calmer

En inspirant, je calme les activités de mon corps. En expirant, je calme les activités de mon corps.

Cet exercice utilise le souffle pour réaliser la paix et le calme dans tout notre corps. Quand le corps n'est pas en paix, il est difficile à notre esprit de l'être. Utilisons notre respiration pour aider les fonctions physiques à être paisibles et régulières. Si le souffle est haletant ou irrégulier, nous ne pouvons calmer les fonctions physiques. La première chose à faire est donc d'harmoniser notre respiration. Les inspirations et les expirations doivent être légères et régulières. Quand le souffle est harmonieux, le corps l'est aussi.


Cinquième exercice - Conscience des positions du corps

De plus, quand un pratiquant marche, il est conscient: "Je marche". Quand il est debout, il est conscient: "Je suis debout". Quand il est assis, il est conscient: "Je suis assis". Quand il est couché, il est conscient: "Je suis couché". Quelle que soit la position de son corps, il en est conscient.

Cet exercice consiste en l'observation attentive des positions du corps. Ces pratiques sont utilisables tout au long de la journée pour aider le pratiquant à demeurer dans l'attention quelles que soient leurs occupations.


Sixième exercice - Conscience des actes physiques

De plus, quand le pratiquant va et vient, il applique la pleine conscience à son mouvement d'allée ou venue.

Quand il regarde devant ou derrière, se courbe ou se tient debout, il applique
également la pleine conscience à ce qu'il fait. Il applique la pleine conscience en revêtant la robe ou en portant le bol à aumônes.

Quand il mange ou boit, mâche la nourriture ou la savoure, il applique la pleine conscience à tout cela. Quand il excrète ou urine, il applique la pleine conscience à cela.

Quand il marche, se tient debout, couché, assis, s'endort ou se réveille, parle ou est silencieux, il éclaire de sa conscience tous ses actes.

Cet exercice consiste en l'observation et la conscience des actes physiques. C'est la pratique très importante.


Septième exercice - Les parties du corps

De plus, le pratiquant médite sur son propre corps de la plante des pieds jusqu'en haut, puis des cheveux du sommet de la tête jusqu'en bas, un corps contenu dans la peau et rempli de toutes les impuretés appartenant au corps:

"Voici les cheveux, les poils, les ongles, les dents, la chair, les tendons, les os, la moëlle, les reins, le coeur, le foie, le diaphragme, la rate, les poumons, les intestins, le mésentère, les excréments, la bile, le flegme, le pus, le sang, la sueur, la graisse, les larmes, le sébum, la salive, le mucus, la synovie, l'urine."

Cet exercice nous met encore plus profondément en contact avec notre corps. Ici, nous en observons et examinons toutes les parties, depuis les cheveux jusqu'à la peau de la plante des pieds.


Huitième exercice - Interdépendance du corps et de l'univers

De plus, quelle que soit la position de son corps, le pratiquant passe en revue les éléments qui le constituent: "Dans ce corps, il y a l'élément terre, l'élément eau, l'élément feu et l'élément air."

Cet exercice nous montre l'interrelation de notre corps et de tout ce qui existe dans l'univers. C'est l'un des principaux moyens de constater personnellement la nature de non-soi, non-né, et sans-mort de tout ce qui existe. Il faut être conscient de la présence des éléments terre, eau, feu et air dans notre corps, enseigne le sutra.

Ce sont les "Quatre grands éléments" (mahabhuta).
L'élément terre correspond à la nature solide, dure, de la matière. L'eau correspond à la nature liquide, imprégnante. Le feu correspond à la nature de la chaleur. L'air correspond au mouvement.


Neuvième exercice - Impermanence du corps

Les neuf contemplations (neuf stades de décomposition d'un cadavre)
1) Le cadavre est gonflé, bleuâtre et suppurant.
2) Le cadavre grouille de vers et d'insectes.Corbeaux, faucons, vautours et loups le
déchiquètent pour le dévorer.
3) Il ne reste plus qu'un squelette auquel adhèrent encore un peu de chair et sang.
4) Il ne reste plus qu'un squelette taché d'un peu de sang, mais aucune chair.
5) Il ne reste plus qu'un squelette sans aucune tache de sang.
6) Il ne reste plus qu'un amas d'os éparpillés - ici un bras, là un tibia, là un crâne
7) Il ne reste plus que des os blanchis.
8) Il ne reste plus que des os secs.
9) Les os se sont décomposés et il n'en reste plus qu'un tas de poussière.

Cet exercice aide à voir la nature impermanente, soumise à la décomposition de notre corps. Les objets d'observation attentive sont les neuf stades de décomposition d'un cadavre.


Quand nous pratiquons ces neuf exercices donnés par le Bouddha pour observer le corps dans le corps, nous nous concentrons sur le souffle, le corps, les positions, les actes, les différentes parties, les éléments, la décomposition du corps.
En l'observant ainsi, nous sommes en contact direct avec le corps et pouvons voir le processus de devenir et de cessation dans ses composants.

Selon le sutra (sutta), à la fin de chaque exercice de méditation observant le corps dans le corps, il est dit: "C'est ainsi que le pratiquant demeure établi dans l'observation du corps dans le corps - l'observation du corps intérieurement ou extérieurement, ou à la fois intérieurement et extérieurement. Il demeure établi dans l'observation du processus de devenir dans le corps ou du processus de dissolution dans le corps ou à la fois du processus de devenir et de dissolution.

Ou bien il est attentif au fait: "Il y a ici un corps", jusqu'à ce que viennent la compréhension et la pleine conscience. Il demeure établi dans l'observation, libre, n'étant pris dans aucune considération attachée au monde."

Etre en contact avec ces aspects et capable de voir le processus de naissance et de mort ainsi que la nature de non-soi et interdépendante du corps, c'est le sens de l'observation attentive du corps.
Les enseignements de l'impermanence, de l'absence d'un soi et des origines interdépendantes - les trois observations fondamentales du Bouddhisme - sont donc directement compris grâce à la pratique des neuf exercices pour l'observation attentive du corps.

Ces neuf exercices peuvent nous libérer et nous éveiller au mode d'existence des choses.


Dixième exercice - Guérir les blessures par la conscience de la joie

De plus, (bhikku), un pratiquant est conscient du corps en tant que corps, quand, grâce à l'abandon des cinq désirs, une sensation de félicité naît durant la concentration et sature chaque partie de son corps.

De plus, (bhikku), un pratiquant conscient du corps en tant que corps sent la joie qui naît durant la concentration saturer chaque partie de son corps. Il n'y a aucune partie de son corps que n'atteigne cette sensation de joie, née durant la concentration.

De plus, (bhikku), un pratiquant conscient du corps en tant que corps ressent une sensation de bonheur qui naît avec la disparition de la sensation de joie et imprègne tout son corps. Cette sensation de bonheur qui naît avec la disparition de la sensation de joie atteint chaque partie de son corps.

De plus, (bhikku), un pratiquant conscient du corps en tant que corps enveloppe son corps tout entier d'un esprit clair, calme, rempli de compréhension.

Le but de cet exercice est d'amener l'aisance, la paix et la joie, de guérir tant les blessures du
corps que celles du coeur et de l'esprit, de nous nourrir pendant que nous progressons dans la pratique de la joie, et de nous permettre d'avancer loin sur le chemin de la pratique.

Nous l'avons déjà vu, cet exercice vise à nous nourrir de joie et de bonheur et à guérir nos blessures intérieures. Mais nous n'hésitons pas à lâcher cette joie pour entreprendre le travail d'observation. Joie et bonheur, étant produits par des conditions physiques et psychologiques, sont aussi grâce à l'observation attentive, nous saisissons directement la nature impermanente, dénuée d'un soi et interdépendante de tout ce qui existe, que nous pouvons accomplir la liberté et la libération.

Source : Centre Bouddhiste International de Genève


Les quatre fondements de l'attention, par Henepola Gunaratana


Ce texte  est la suite d'un enseignement (Dhamma Talk) donné par Bhante Gunaratana lors d'une retraite au Centre Kanshoji, en mai 2007. (Retranscrit par Emmanuel Mancuso et traduit par Jeanne Schut)


Je vous conseille de lire, après la lecture de cet enseignement :




LES QUATRE FONDEMENTS DE L'ATTENTION


Je voudrais continuer cette série d’entretiens sur l’attention. Hier nous avons parlé de la définition de la méditation sur l’attention — ou Vipassanā — et le but de la pratique de cette méditation. 

J’ai dit qu’il y avait cinq buts :

- purifier les idées et les opinions
- dépasser le chagrin et les lamentations
- dépasser la souffrance et la déception
- s’engager sur le Noble Octuple Sentier
- réaliser le Nibbāna.

J’ai également dit que c’est la seule voie directe pour atteindre ces cinq buts. Il n’y a rien de plus direct que de regarder son propre corps, ses sensations, ses perceptions, ses pensées et sa propre conscience. 

Et quand nous regardons ces éléments — appelés « les cinq agrégats » — nous les regardons à travers le vécu de nos expériences. Ces expériences se produisent au moyen des yeux, des oreilles, du nez, de la langue, du corps et de l’esprit. On les appelle « les six portes ».

Vous savez à quoi servent les portes, n’est-ce pas ? On ouvre une porte pour entrer et sortir. Eh bien, c’est exactement ce qui se passe quand nous ouvrons les yeux, les oreilles, le nez, la langue, le corps et l’esprit. Quelque chose qui est à l’intérieur de nous va sortir par ces six portes, et quelque chose d’extérieur à nous va entrer par ces six portes.

Que sort-il de ces six sens ? Notre désir, notre aversion et notre ignorance. Et, une fois sortis, ils reviennent en rapportant encore plus d’avidité, d’aversion et d’ignorance. Par contre, si la générosité, l’amitié, la compassion, et la joie empathique sortent, elles rapportent générosité, amitié, compassion, et joie empathique. 

Dans tous les cas, quand on manifeste de la gentillesse, on reçoit de la gentillesse. Prenez n’importe quel exemple : quel que soit le sentiment qui sort de nous, il nous revient doublement, fortifié et très puissant. 

Nous pouvons voir tout cela se produire directement sans passer par les mots. C’est pourquoi, quand des saletés veulent entrer, nous devons absolument fermer la porte. C’est ce qui s’appelle la discipline.

Hier j’ai parlé des cinq formes de discipline :
- la patience
- la persévérance ou l’effort
- l’attention
- la sagesse
- la moralité ou sīla, c’est-à-dire observer certains principes de moralité : les Préceptes.
Nous pouvons faire tout cela en entraînant notre attention.

Donc la première étape, dont nous avons parlé hier, consiste à utiliser notre respiration comme objet de méditation et à accorder une attention claire et pleinement consciente à notre respiration. Une attention claire et consciente, c’est une attention impartiale, équanime, non verbale et non conceptuelle. 

Une telle attention permet de voir le corps en tant que corps — « le corps dans le corps » — et « les sensations dans les sensations ». C’est de cela que nous allons parler aujourd’hui. (...)


  • Ensuite : LIRE la deuxième partie de cet enseignement sur Les quatre fondements de l'attention : ICI 

Pour compléter cet enseignement essentiel sur les 4 Fondement de l'attention, lire aussi : Satipatthana, le coeur de la méditation bouddhiste


lundi 4 février 2008

Méditation Bouddhiste; la Culture de l'esprit et du coeur





Ci après des extraits du livre : "Satipatthana, le coeur de la Méditation Bouddhiste- L'art de cultiver l'harmonie et l'équilibre de l'esprit "de Nyanaponika Thera

Plan de ce message
1- Remarques préalables
2- La Culture de l'esprit 



1- Remarques préalables:

Satipatthana ( mot pali ) signifie : l'Etablissement de l'Attention.

Ce livre remarquable a pour but d'attirer l'attention sur la signification profonde et étendue de l'établissement de l'Attention qu'enseigna le Bouddha

L'enseignement du Bouddha offre une grande variété de méthodes d'entrainement mental et de sujet de méditation. (...) Pourtant toutes ces méthodes convergent finalement vers l'Etablissement de l'Attention, que Bouddha lui même appelle le "Seul sentier".

  • Ce message est la suite de : Les Quatre Objets de l'Etablissement de l'Attention: ICI


Durant une retraite de méditation, on pratique l'Etablissement de l'Attention.

Ainsi,  durant une retraite intensive on ne pratique pas "vipassana" mais Satipatthana qui conduit à vipassana 


Pratiquer le satipatthana c'est pratiquer l'Attention Juste


Portée de la méthode Satipatthana:


Cet ancien Satipatthana ou "Etablissement de l'Attention" est aussi praticable aujourd'hui qu'il y a 2500 ans. Il est aussi praticable dans les pays d'occident que dans ceux d'Orient; au milieu de l'agitation de la vie aussi bien que dans la calme de la cellule du moine.

L'attention Juste est en fait la base indispensable des moyens d'existence Juste et de la pensée Juste, partout en tout temps pour chacun.

  • LIRE sur ce blog : Le Noble Octuple sentier : ICI





2- Ci après des extraits du chapitre V : La Culture de l'esprit 


Culture de l'Esprit et Culture du Coeur


Satipatthâna, l'entrainement à l'Attention Juste, est la culture de l'esprit- dans son sens le plus élevé.

Mais d'après le Discours et aussi d'après l'exposé précédent (ICI), quelques lecteurs peuvent peut-être avoir la première impression que c'est un enseignement assez froidement intellectuel, sec et ennuyeux, indifférent à l'éthique et -négligeant la culture du coeur. Nous espérons que la la vie chaude qui bat dans le cadre sobre de satipatthana n'aura pas passé inaperçue ; néanmoins, nous ajouterons quelques mots en réponse à cette objection:

- La déficience apparente en ce qui concerne la considération de l'éthique s'explique par le fait que, en de nombreuses occasions, le Bouddha a parlé avec la plus grande insistance de la
moralité comme base indispensable de tout développement mental supérieur. Ce fait, bien connu de tous les disciples n'avait pas besoin d'être mentionné à nouveau dans un Discours
consacré à un sujet spécial. (...)
-(...) dans la méthode Satipatthâna l'une des tâches principales de l'Attention est de veiller à ce qu'aucune action, parole ou pensée ne blesse l'esprit d'amour bienveillant illimité (metta)(...)



Le message d'Aide par soi-même.

L'Etablissement de l'Attention est un message d'aide par soi-même (...)

(...)

Le Bouddha ne montrait pas le sentier vers le but suprême avec une froide indifférence ; il ne se contentait pas de pointer fortuitement le doigt vers la route ni de glisser dans la main de ceux qui avaient besoin d'un guide et d'un aide expérimenté un simple "morceau de papier portant une carte compliquée" (...) Le Bouddha montrait le sentier et indiquait aussi les "provisions" ou "ressources" nécessaires pour ce long voyage(...)

La façon la plus simple et la plus compréhensible dont il parla de ces ressources à l'aide de soi-même est cette méthode de Satipatthâna.



L'essence du Satipatthâna peut se résumer en deux mots : "Soyez attentifs", ce qui veut dire : Soyez attentif à votre propre esprit.


Et pourquoi ? L'esprit abrite tout : le monde de souffrance et son origine, mais aussi la cessation finale du mal et le sentier qui y mène

Satipatthana, s'occupant toujours de ce crucial moment présent de l'activité de l'esprit doit être nécessairement un enseignement de dépendance de soi-même. Mais la dépendance de soit-même doit être développée progressivement parce que les hommes, ne sachant comment manier l'outil de l'esprit, sont habitués à s'appuyer sur les autres et sur l'habitude ; à cause de cela, cet outil splendide qu'est l'esprit humain, est en fait devenu incertain par suite de négligence.

La route vers la maîtrise de soi que montre Satipatthana commence donc avec des pas très simples que même l'homme le plus défiant de lui-même peut faire.


Satipatthana, dans cette simplicité qui convient à un enseignement appelé Voie Moyenne, commence en fait, avec très peu de chose : L'Attention et les objets de cet attention

L'une des fonctions les plus élémentaires de l'esprit est l'attention, ou l'attention initiale. Celle-ci est en effet si proche et si familière que tout homme, s'il le veut vraiment, peut y baser ses premiers pas de dépendance de soi.
Et tout aussi familiers sont les premiers objets de cette attention : ce sont les tâches et petites activités de la vie quotidienne. L'Attention les extrait de leur routine habituelle et les sort pour un examen plus approfondi et pour leur amélioration.

Les améliorations visibles pour le travail quotidien, effectué avec une attention, une profondeur et une circonspection soigneuses, donneront un encouragement supplémentaire pour la recherche de l'aide à soi-même

II y aura de notables améliorations dans la condition de l'esprit (...)

Au cours de la pratique, les petites choses de la vie quotidienne deviendront des maîtres de grande sagesse qui révèleront progressivement leur propre dimension de profondeur. (...)


Satipatthana restaure la simplicité et le naturel dans un monde qui devient de plus en plus compliqué, problématique et qui compte sur des moyens artificiels.

Elle enseigne ces qualités de simplicité et de naturel principalement pour leurs propres mérites inhérents, mais aussi pour faciliter la tâche de l'aide spirituelle à soi-même.

(...)

Toutes ces mauvaises qualités visant à accroître la complication de la vie peuvent être efficacement contrecarrées par l'entraînement mental de l'Attention Juste.

Satipattthâna enseigne à l'homme comment venir à bout de toute cette complexité embrouillée de sa vie et de ses problèmes en le dotant dans le premier cas de la faculté d'adaptation et de
la souplesse de l'esprit, de la rapidité d'une réponse juste dans des situations changeantes, de l'habileté à appliquer les moyens corrects (c'est-à-dire la Compréhension Claire de Convenance).

(...)

En ce qui concerne les complications susceptibles d'être réduites, Satipatthâna soutient l'idéal de simplicité des besoins.
Il est de toute urgence aujourd'hui d'accentuer cet idéal en vue de la dangereuse tendance moderne à créer artificiellernent, à répandre la propagande et à conditionner des besoins toujours nouveaux.

Les résultats de cette tendance, tels qu'ils apparaissent dans la vie sociale et économique, font partie des causes secondaires de la guerre, tandis que la racine - la cupidité - en est une de ses causes principales. (...)


Comment l'esprit de l'homme peut-il dépendre de lui-même s'il continue à se livrer au labeur incessant d'augmenter constamment des besoins imaginaires entraînant une dépendance croissante

Quant à notre sujet particulier, l'aide spirituelle à soi-même, comment l'esprit de l'hornme peut-il dépendre de lui-même s'il continue à se livrer au labeur incessant d'augmenter constamment des besoins imaginaires entraînant une dépendance croissante des autres ?
On doit cultiver la simplicité de la vie pour sa beauté inhérente ainsi que pour la liberté qu'elle procure. (...)


N'utilisant que les conditions de vie qu'elle trouve, Satipatthana n'exige pas la retraite totale ou la vie monastique

Cependant, des périodes de retraite sont utilses pour s'initier à la pratique méthodique et rigoureuse.


Satipatthana est un moyen de libération de soi

Satipatthana est libre de dogmes, de la dépendance de "révélations divines" ou de toute autre autorité extérieure en matière spirituelle.


Ce Caractère de Satipatthana comme message de dépendance de soi-même à l'aide de soi-même est illustré par les paroles du Bouddha, paroles qu'il a prononcé dans les tous derniers jours de sa vie, ce qui leur confère une valeur particulière:

Ainsi donc Ananda, soyez des îles pour vous mêmes. Ne vous rendez dans aucun refuge extérieur. Que le Dhamma soit votre île, que la vérité soit votre refuge. Ne prenez nul autre refuge...


(...)












samedi 11 août 2007

Satipatthana, le coeur de la méditation bouddhiste




Pour en savoir plus, cliquer sur les mots qui sont surlignés en bleu.

Vous trouverez ci après :

- Des extraits du livre:
Satipatthana, le coeur de la méditation bouddhiste.
L'art de cultiver l'harmonie et l'équilibre de l'esprit.

Je recommande vivement la lecture de ce livre, qui aide à mieux comprendre
le satipatthana sutta




Satipatthana, le coeur de la méditation bouddhiste.
Extraits de : Première partie, chapitre III :


LES QUATRE OBJETS DE L'ATTENTION :

1-CORPS, 2-SENSATION, 3- ETAT D'ESPRIT, 4- CONTENUS MENTAUX.

Les quatre objets de l'Attention Juste comprennent l'ensemble de l'homme et tout son champ d'expérience. Ils s'étendent du corps et de ses fonctions aux sensations ainsi qu'aux processus
et aux contenus de la perception et de la pensée.

L'Attention Juste inclut dans son étendue les aspects les plus primitifs comme les plus élevés de cet être complexe appelé "homme" : depuis les fonctions qu'il possède en commun avec les animaux, par exemple la nutrition et l'excrétion, jusqu'aux sommets exaltés des Facteurs d'Eveil.

Nous retrouvons ici le principe fondamental de perfection de cette méthode, avec son caractère comme le Sentier du Milieu qui, évitant l'adhésion à un seul côté ou à l'exclusivité, aspire à la plénitude et à l'harmonie. Le travail de pratique spirituelle reçoit ici des fondations vastes et sures, étant basé sur toute la personnalité. Sans ces fondations, il peut arriver que de ce qui est négligé, déprécié ou ignoré, croissent des forces antagonistes qui peuvent endommager sérieusement ou même détruire, les résultats d'un long effort spirituel.

La perfection du processus rendra la route du progrès intérieur aussi sur qu'on peut raisonnablement l'espérer dans une aventure qui vise de tels sommets. Il y a encore divers conflits intérieurs à considérer, conflits qui consomment tant d'énergie et sont Ia cause de tant de défaites dans la lutte spirituelle : par exemple le conflit entre l'esprit qui veut et la chair qui est faible, entre l'émotion et la raison, etc.

Ces conflits aussi seront très réduits ou allégés par l'attention égale et la compréhension sage qui, dans cette méthode de développement harmonieux, est accordée à chaque côté du conflit. Ce qui doit être maîtrisé, transformé ou transcendé, doit d'abord être connu et compris. Il est donc nécessaire que le disciple de cette méthode cultive les quatre Contemplations ou Objets de l'Attention mentionnés dans le Discours, lorsqu'ils viennent dans le domaine de son expérience quotidienne.

Cependant la pratique méditative systématique est centrée (comme on le verra plus loin) sur quelques très rares sujets sélectionnés, extraits de la "Compréhension du corps", mais les autres objets de l'attention auront de même l'occasion de venir à portée d'observation et on leur accordera alors toute attention.

Instructions pour la Pratique :

Le soin et l'achèvement de la méthode s'appliquent aussi à d'autres domaines comme le démontrent ce que l'on peut appeler : "les Instructions pour la Pratique", qui sont répétées dans le Discours après chaque exercice ?. Elles commencent ainsi :
''Ainsi demeure-t-il, contemplant le corps intérieurement (en lui même )... extérieurement (chez les autres)... tant intérieurement qu'extérieurement..."

Selon cette première partie des "Instructions", chaque exercice simple doit être appliqué d'abord à soi-même, ensuite aux autres (en général ou à une personne en particulier, observée à l'instant même) et enfin aux deux. Ce rythme triple de chaque aspect de la pratique était évidemment regardé comme très important. On le rencontre en différentes relations et applications dans divers Discours du Bouddha et aussi dans la littérature pali tardive. En suivant I'instruction, les assertions incomplètes et les jugements erronés, résultant d'une étendue insuffisante de l'attention et des attitudes unilatérales, seront éliminés.
En ce qui concerne ces dernières, il y a, par exemple, ces tupes basiques de caractère tels que les formules C. G. Jung: tournés en dedans et en dehors, c'est-à-dire les gens tournés
surtout vers l'intérieur ou vers l'extérieur respectivement. Le premier type préfèrera naturellement la contemplation des choses intérieures. Le second celle des choses extérieures....



1 - LA CONTEMPLATION DU CORPS (kàyànupassanà)

Attention sur la Respiration:

La section sur la Contemplation du Corps débute avec l'Attention sur l'inspiration et l'expiration (anapana-sati). C'est un exercice dans l'attention et non un exercice de respiration, Dans le cas de là pratique bouddhique il n'y a pas "rétention" du souffle ni aucune autre rencontre avec lui. Il y a juste une tranquille "observation simple" de son cours naturel, avec une attention ferme et constante, mais aisée et "élastique" c'est-à-dire sans effort ni rigidité. On remarque une respiration longue ou courte mais on ne la régularise pas délibérément. Cependant, par la pratique régulière, le calme, l'égalité et la profondeur du souffle se produiront tout naturellement ; et la tranquillité et Ia profondeur du rythme de la respiration conduiront à une tranquillité et à une profondeur du rythme de la vie entière.

De cette façon l'Attention sur la Respiration est un important facteur de santé physique et mentale, bien qu'il ne soit que fortuit dans la pratique.

Le souffle est toujours en nous. En conséquence, nous pouvons et nous devons y tourner notre attention à chaque minute libre ou "vide" au cours de nos occupations quotidiennes, même
si nous ne sommes pas capables de le faire avec cette suprême attention qu'exige l'exercice proprement dit. Même une application brève et fortuite de l'esprit au " souffle-corps" établit les fondations d'une sensation de bien-être très remarquable, de bonheur suffisant à soi-même et de tranquillité invulnérable. Ces heureuses dispositions d'esprit ainsi qu'une attention éveillée et naturelle se développeront par une pratique répétée.

Effectuer quelques mouvements respiratoires conscients, profonds et calmes avant de commencer un travail quelconque et continu sera très bienfaisant tant pour soi-même que pour le travail.

Cultiver l'habitude d'agir ainsi avant de prendre d'importantes décisions, de prononcer des paroles responsables, de parler à une personne excitée, etc., évitera beaucoup d'actes et de
paroles étourdis et conservera l'équilibre et l'efficacité de l'esprit.

Simplement en observant notre respiration, nous pouvons facilement et sans que personne ne nous remarque, nous retirer en nous-même si nous désirons nous fermer aux dérangements, à la conversation vide d'intérêt dans une vaste réunion ou à tout autre trouble.
Ce ne sont que quelques exemples de la façon dont une Attention fortuite sur la Respiration, telle qu'elle s'applique au sein de la vie ordinaire, peut avoir des résultats bienfaisants.

Ces exemples montreront que l'Attention sur la Respiration est très efficace pour calmer l'agitation ou l'irritation physique et mentale, à des fins ordinaires aussi bien qu'élevées.

C'est de plus un moyen simple pour conduire aux étapes initiales de la concentration et de la méditation et qu'on utilise soit comme prélude aux autres exercices, soit comme une pratique en propre.

Cependant, pour atteindre à un degré de concentration plus élevé, ou même pour obtenir la complète fixation unificatrice de l'esprit dans les "Absorptions" méditatives (jhana), l'Attention sur la Respiration n'est pas du tout une méthode simple mais pour tout cela, elle mérite beaucoup d'être adoptée.

Le Progrès à ce niveau élevé de la pratique peut conduire aux quatre étapes d'Absorption méditative, et même à des buts encore plus élevés.
Sur cette étape développée de la pratique, la tradition bouddhique dit : "L'attention sur la Respiration" occupe la première place parmi les différents sujets de méditation (kammatthana).



2- LA CONTEMPLATION DES SENSATIONS ( vedananupassanà)

Le terme pali vedanà, traduit ici par "sensation", signifie dans la psychologie bouddhique la sensation agréable, désagréable ou neutre, d'origine physique ou mentale. Il n'est pas utilisé, comme en anglais, dans le sens d'"émotion" qui est un facteur mental de nature beaucoup plus complexe.

La sensation, dans le sens dont nous avons parlé est la première réaction à n'importe quelle impression sensorielle et par conséquent, mérite l'attention particulière de ceux qui aspirent
à la maîtrise de l'esprit.

Dans la formule de "production conditionnée" par laquelle le Bouddha montre l'apparition conditionnée de toute cette masse de souffrance, il est dit que l'Impression Sensorielle est la condition principale de la Sensation tandis que de son côté, la sensation est la condition potentielle du Désir (soif).....

Si, en recevant une impression sensorielle, on est capable de s'interrompre et de s'arrêter à la phase de la Sensation et d'en faire, dans sa toute première étape de manifestation, l'objet de l'Attention Pure, la Sensation ne pourra pas engendrer l'Attachement, ni les autres passions. Elle s'arrêtera aux simples états d'''agréable", "désagréable" ou "neutre", donnant à la compréhension Claire, le temps d'entrer et de décider de l'attitude ou de l'action à adopter.

De plus, si l'on remarque dans l'Attention Pure, l'apparition conditionnée de la sensation et sa disparition progressive pour faire place à une autre sensation, on verra d'après sa propre expérience, qu'il n'est pas du tout nécessaire d'être emporté par une réaction passionnée....

Dans la méditation méthodique de Satipatthana, aussitôt que celui qui médite a atteint un niveau de progrès facile dans les objets corporels de l'attention, le maître de méditation lui demandera de fixer son attention sur les sensations de satisfaction et d'insatisfaction qui peuvent naître en lui pendant et en rapport avec, la pratique.

Celui qui pratique sans maître peut faire de même dès qu'il remarque que son attention
aux objets corporels de base est bien établie.

Ces satisfactions et insatisfactions sont bien sûr des états de l'esprit assez complexes et non des "sensations" pures (telles qu'elles sont défïnies ci-dessus). Mais en dirigeant l'attention pure sur elles, elles seront dépouillées de leurs composés émotifs et de leur rapport égocentrique ; elles apparaîtront comme de simples sensations agréables ou désagréables et ne seront plus ainsi en mesure d'entraîner celui qui médite dans les états d'exaltation ou d'abattement excessif qui le détournent du sentier du progrès...

..Une autre faiblesse innée du monde de la sensation tant que la raison et la sagesse ne le contrôlent pas, c'est sa subjectivité extrême et sans discernement..



3- LA CONTEMPLATION DE L'ETAT D'ESPRIT ( cittànupassanà)

Là aussi, l'esprit est placé en face du clair miroir de l'Attention Pure.

L'objet d'observation est ici la condition et le niveau de l'esprit, de la conscience en général, telle qu'elle se présente à un moment donné.

Dans ce but, le passage approprié du Discours donne divers exemples d'états d'esprit contrastés, de nature bienfaisante ou nuisible, développée ou non-développée, par exemple un esprit avec ou sans désir ardent, haine ou illusion concentré ou non concentré. Les exceptions ne sont que deux termes - l'esprit étriqué et distrait - où deux états d'esprit, tous deux de nature nuisible, mais opposés, sont contrastés.

Au niveau de l'entraînement général de l'esprit, l'avantage principal de la Contemplation de l'Etat d'Esprit est qu'il est un moyen efficace d'examen de soi conduisant à une mesure croissante de connaissance de soi.

Là encore il y a un simple enregistrement de l'état d'esprit soit en rétrospection, soit lorsque c'est possible et souhaitable, par la confrontation immédiate avec l'humeur ou l'état d'esprit du moment.

Cette méthode de permettre aux simples faits dobservation de parler et de produire leur
choc sur l'esprit, sera plus favorable et efficace qu'une méthode d'introspection qui entre dans des arguments intérieurs de justifications de soi et d'accusations de soi ou dans une recherche
compliquée des "motifs cachés"....

Un tel examen de soi est utile pour l'honnêteté vis-à-vis de soi, honnêteté indispensable au progrès intérieur et à la santé mentale.

Dans la plupart des cas, l'homme évite soigneusement de regarder de trop près dans son propre esprit, de crainte que la vue de ses propres fautes et insuffisances trouble sa satisfaction ou endommage sérieusement la bonne oninion qu'il a de lui même.

Mais si à certaines occasions, il ne peut faire autrement que de remarquer ses fautes, il tend à glisser sur cette vérité qui n'est pas â son goût. Par cette attitude, il se rendra incapable
de contrôler l'apparition et l'accroissement de ces traits indésirables...


Dans la pratique méthodique de la méditation, la Contemplation de l'Etat d'Esprit aidera à évaluer les progrès ou les échecs .

De plus les assertions simples faites dans cette contemplation seront utiles pour venir à bout des interruptions et des autres dérangements durant la méditation.

Si l'on éprouve par exemple de la colère à cause d'un bruit qui dérange, la simple assertion "esprit et colère" sera souvent capable de dissoudre le sentiment d'irritation remplaçant un état d'agitation émotive par un état d'introspection dépourvu d'émotion.
Un tel processus distraira aussi l'attention du trouble original (le bruit) et changera la direction de l'esprit de ces objets extérieurs aux objets intérieurs.

Là, comme dans d'autres exemples, nous avons vu comment le seul moyen simple de l'attention pure apporte à sa suite plusieurs avantages dans les divers champs d'application.



4° LA CONTEMPLATION DES CONTENUS MENTAUX (dhammanupassana)

Par la pratique régulière de cette quatrième et dernière contemplation, les objets mentaux (dhamma ayant ici ce sens spécifique), c'est-à-dire les contenus de la pensée, assumeront progressivement les formes-pensées du Dhamma, dans le sens de l'enseignement du Bouddha, de l'actualité et de la libération.

Dans ce but, les cinq exercices donnés dans cette section du Discours fournissent
un choix suffisant de telles formes-pensées ou de termes doctrinaux qui sont en accord avec la vraie vision et donneront à l'esprit une inclinaison naturelle vers le but de la délivrance.

Ils doivent être absorbés autant que possible dans le cadre de la pensée de la vie quotidienne et remplacer les concepts qui ne peuvent supporter l'examen de la Compréhension Juste et sont trop étroitement liés aux notions et aux buts étrangers à l'Etablissement de l'Attention.

Le premier exercice traite des cinq principaux Obstacles Mentaux et le quatrième des sept Facteurs d'Eveil.
En d'autres termes, ces deux exercices traitent respectivement des qualités qu'on doit abandonner et des qualités qu'on doit acquérir.

Les autres qualités devant être abandonnées sont indiquées dans le troisième exercice sur les six Sphères des Sens, sous le terrne d'Entraves.

La première partie des premier et quatrième exercices appartiennent à la pratique de l'Attention Pure.

En bref, le contenu de ces passages et le suivant :
Si l'un des Obstacles Mentaux ou un facteur d'éveil est présent chez celui qui médite, il doit en être pleinement conscient.....

.. Mais une connaissance, théorique de ces "conditions" ne suffit pas. C'est en observant en soi-même les Obstacles, Entraves ou les facteurs d'éveil, qu'on réunira progressivement des informations sur les circonstances extérieures et intérieures qui favorisent ou gênent l'apparition et la non-apparition de ces qualités.
Ces circonstances peuvent varier chez des individus différents....



lundi 9 juillet 2007

satipatthána sutta




Lire : Les bénéfices du satipatthána: ICI 


Ci après, l'intégralité du "Satipatthàna sutta"

"Satipatthàna sutta" ou le grand discours sur l’établissement de l’attention

"Ceci est la seule voie, bhikkhus, pour la purification des êtres, pour transcender peines et chagrins, pour éteindre souffrance et insatisfaction, pour avancer sur la voie juste, pour réaliser le Nibbâna, à savoir les quatre établissements de l’attention."


Ainsi ai-je entendu : en ce temps là, le Bienheureux demeurait parmi les Kurus, à Kammâsadamma, ville marché du peuple Kuru. Là, le Bienheureux s’adressa aux bhikkhus : " bhikkhus ! ". " Oui, Vénérable ! " répondirent les bhikkhus. Le Bienheureux parla ainsi : Ceci est la seule voie, bhikkhus, pour la purification des êtres, pour transcender peines et chagrins, pour éteindre souffrance et insatisfaction, pour avancer sur la voie juste, pour réaliser le Nibbâna, à savoir les quatre établissements de l’attention.

Quels sont ces quatre ?

Voici O bhikkhus, un bhikkhu demeure dans la contemplation du corps sur le corps , ardent, avec claire compréhension, observant attentivement et ayant écarté la convoitise et les soucis envers le monde.

Il demeure dans la contemplation des sensations sur les sensations, ardent, avec claire compréhension, observant attentivement et ayant écarté la convoitise et les soucis envers le monde.
Il demeure dans la contemplation de l’esprit sur l’esprit, ardent, avec claire compréhension, observant attentivement et ayant écarté la convoitise et les soucis envers le monde.
Il demeure dans la contemplation des objets mentaux sur les objets mentaux, ardent, avec claire compréhension, observant attentivement et ayant écarté la convoitise et les soucis envers le monde.


I. CONTEMPLATION DU CORPS.


1. Observation de la respiration.

Et comment O bhikkhus, un bhikkhu demeure-t-il dans la contemplation du corps sur le corps ?

Voici O bhikkhus : un bhikkhu s’étant rendu dans une forêt, au pied d’un arbre ou dans une pièce vide, s’assied jambes croisées, le corps bien dressé et l’attention
établie en face.
Ainsi attentif, il inspire ; attentif, il expire.
Ayant une inspiration longue il sait : " j’ai une inspiration longue " ;
Ayant une expiration longue il sait : " j’ai une expiration longue ".
Ayant une inspiration courte il sait : " j’ai une inspiration courte " ;
Ayant une expiration courte il sait : " j’ai une expiration courte ".
" j’inspire en ressentant tout le corps " ainsi s’entraîne-t-il ;
" j’expire en ressentant tout le corps " ainsi s’entraîne-t-il.
" J’inspire en calmant les activités corporelles " ainsi s’entraîne-t-il ;
" J’expire en calmant les activités corporelles " ainsi s’entraîne-t-il ;

De même, O bhikkhus, qu’un habile tourneur ou apprenti tourneur tournant lentement sait : " je tourne lentement " ; tournant rapidement il sait : " je tourne rapidement ".

Ainsi, O bhikkhus, un bhikkhu inspirant lentement sait : " j’inspire lentement " ;
expirant lentement il sait : " j’expire lentement ".
Inspirant rapidement il sait : " j’inspire rapidement " ;
expirant rapidement il sait : " j’expire rapidement ".
" j’inspire en ressentant tout le corps " ainsi s’entraîne-t-il ;
" j’expire en ressentant tout le corps " ainsi s’entraîne-t-il ;
"J’inspire en calmant les activités corporelles " ainsi s’entraîne-t-il ;
"J’expire en calmant les activités corporelles " ainsi s’entraîne-t-il ;

Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps extérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement et extérieurement.
Il demeure contemplant l’apparition des phénomènes dans le corps,
Il demeure contemplant la disparition des phénomènes dans le corps,
Il demeure contemplant l’apparition et la disparition des phénomènes dans le corps.

La conscience : " Voilà un corps " est établie en lui dans la simple mesure nécessaire à la connaissance et à l’observation attentive. Ainsi il demeure libéré, ne s’attachant à rien dans le monde.
C’est ainsi, O bhikkhus, qu’un bhikkhu demeure contemplant le corps sur le corps

2. Les postures du corps.

Puis ensuite, O bhikkhus, un bhikkhu lorsqu’il marche sait : " je marche",
lorsqu’il est debout il sait : " je suis debout ",
lorsqu’il est assis il sait : " je suis assis ",
lorsqu’il est allongé il sait : " je suis allongé " ;
et quelle que soit la position du corps, il la connaît telle qu’elle est.

Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps extérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement et extérieurement.
Il demeure contemplant l’apparition des phénomènes dans le corps,
Il demeure contemplant la disparition des phénomènes dans le corps,
Il demeure contemplant l’apparition et la disparition des phénomènes dans le corps.

La conscience : " Voilà un corps " est établie en lui dans la simple mesure nécessaire à la connaissance et à l’observation attentive. Ainsi il demeure libéré, ne s’attachant à rien dans le monde.
C’est ainsi, O bhikkhus, qu’un bhikkhu demeure contemplant le corps sur le corps

3. La claire compréhension.

Puis ensuite, O bhikkhus, un bhikkhu va et vient avec claire compréhension,
il regarde droit devant ou tout autour avec claire compréhension,
il fléchit ou étend ses membres avec claire compréhension,
il porte ses robes et son bol a aumônes avec claire compréhension,
il mange, boit, mastique et savoure avec claire compréhension,
il évacue et urine avec claire compréhension,
marchant, debout, assis, s’endormant, s’éveillant, parlant, se taisant,
il le fait avec claire compréhension.

Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps extérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement et extérieurement.
Il demeure contemplant l’apparition des phénomènes dans le corps,
Il demeure contemplant la disparition des phénomènes dans le corps,
Il demeure contemplant l’apparition et la disparition des phénomènes dans le corps.

La conscience : " Voilà un corps " est établie en lui simplement dans la mesure nécessaire à la connaissance et à l’observation attentive. Ainsi il demeure libéré, ne s’attachant à rien dans le monde.
C’est ainsi, O bhikkhus, qu’un bhikkhu demeure contemplant le corps sur le corps.

4. Réflexion sur la répulsion du corps.

Puis ensuite, O bhikkhus, un bhikkhu considère ce corps de la plante des pieds jusqu’au somment de la tête, recouvert de peau et rempli de diverses choses répugnantes : " il y a dans ce corps : cheveux, poils, ongles, dents, peau, chair, tendons, os, moelle, reins, coeur, foi, plèvre, rate, poumons, intestin, mésentère, estomac, excréments, bile, flegme, pus, sang, sueur, graisse, larmes, suint, salive, mucosités, synovie, urine et cerveau ".

De même que, O bhikkhus, s’il y avait un sac à deux ouvertures rempli de graines diverses telles que : riz, riz brut, pois chiches, haricots, riz perlé, alors un homme ayant de bons yeux l’examinerait ainsi : " ceci est du riz, ceci du riz brut, ceci des pois chiches, ceci des haricots, ceci du riz perlé ".

Ainsi, O bhikkhus, un bhikkhu considère ce corps de la plante des pieds jusqu’au somment de la tête, recouvert de peau et rempli de diverses choses répugnantes : "il y a dans ce corps : cheveux, poils, ongles, dents, peau, chair, tendons, os, moelle, reins, coeur, foi, plèvre, rate, poumons, intestin, mésentère, estomac, excréments, bile, flegme, pus, sang, sueur, graisse, larmes, suint, salive, mucosités, synovie, urine et cerveau ".

Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps extérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement et extérieurement.
Il demeure contemplant l’apparition des phénomènes dans le corps,
Il demeure contemplant la disparition des phénomènes dans le corps,
Il demeure contemplant l’apparition et la disparition des phénomènes dans le corps.

La conscience : " Voilà un corps " est établie en lui dans la simple mesure nécessaire à la connaissance et à l’observation attentive. Ainsi il demeure libéré, ne s’attachant à rien dans le monde.
C’est ainsi, O bhikkhus, qu’un bhikkhu demeure contemplant le corps sur le corps.

5. Réflexion sur les états de la matière.

Puis ensuite, O bhikkhus, un bhikkhu réfléchit sur ce corps même, selon sa place et selon sa position par rapport aux éléments primaires : " il y a dans ce corps l’élément terre, l’élément eau, l’élément feu, l’élément air ".

De même ,O bhikkhus, qu’un habile boucher ou un apprenti boucher, ayant tué une vache et l’ayant découpée en morceaux va s’asseoir au carrefour de quatre grandes routes, de même un bhikkhu réfléchit sur ce corps même, selon sa place et selon sa position par rapport aux éléments primaires : " il y a dans ce corps l’élément terre, l’élément eau, l’élément feu, l’élément air ".

Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps extérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement et extérieurement.
Il demeure contemplant l’apparition des phénomènes dans le corps,
Il demeure contemplant la disparition des phénomènes dans le corps,
Il demeure contemplant l’apparition et la disparition des phénomènes dans le corps.

La conscience : " Voilà un corps " est établie en lui dans la simple mesure nécessaire à la connaissance et à l’observation attentive. Ainsi il demeure libéré, ne s’attachant à rien dans le monde.
C’est ainsi, O bhikkhus, qu’un bhikkhu demeure contemplant le corps sur le corps.

6. Les neuf contemplations du cimetière.

6.1. Puis ensuite, O bhikkhus, quand un bhikkhu voit un cadavre jeté sur un charnier, mort depuis un jour, deux jours, trois jours, gonflé, bleui, putréfié, il réfléchit à son propre corps : ’ce corps a la même nature, il deviendra le même et ne sera pas épargné’...

Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps extérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement et extérieurement.
Il demeure contemplant l’apparition des phénomènes dans le corps,
Il demeure contemplant la disparition des phénomènes dans le corps,
Il demeure contemplant l’apparition et la disparition des phénomènes dans le corps.

La conscience : " Voilà un corps " est établie en lui dans la simple mesure nécessaire à la connaissance et à l’observation attentive. Ainsi il demeure libéré, ne s’attachant à rien dans le monde.
C’est ainsi, O bhikkhus, qu’un bhikkhu demeure contemplant le corps sur le corps.

6.2. Et de plus, O bhikkhus, quand un bhikkhu voit un cadavre jeté sur un charnier, déchiqueté par les corbeaux, les faucons, les vautours, déchiré par les chiens et les chacals, rongé par toutes sortes de vers, il réfléchit à son propre corps : ’ce corps a la même nature, il deviendra le même et ne sera pas épargné’...

Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps extérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement et extérieurement.
Il demeure contemplant l’apparition des phénomènes dans le corps,
Il demeure contemplant la disparition des phénomènes dans le corps,
Il demeure contemplant l’apparition et la disparition des phénomènes dans le corps.

La conscience : " Voilà un corps " est établie en lui dans la simple mesure nécessaire à la connaissance et à l’observation attentive. Ainsi il demeure libéré, ne s’attachant à rien dans le monde.
C’est ainsi, O bhikkhus, qu’un bhikkhu demeure contemplant le corps sur le corps.

6.3. Et de plus, O bhikkhus, quand un bhikkhu voit un cadavre jeté sur un charnier, réduit à un squelette maintenu par des tendons, avec des lambeaux de chair et des tâches de sang, il réfléchit à son propre corps : ’ce corps a la même nature, il deviendra le même et ne sera pas épargné’...

Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps extérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement et extérieurement.
Il demeure contemplant l’apparition des phénomènes dans le corps,
Il demeure contemplant la disparition des phénomènes dans le corps,
Il demeure contemplant l’apparition et la disparition des phénomènes dans le corps.

La conscience : " Voilà un corps " est établie en lui dans la simple mesure nécessaire à la connaissance et à l’observation attentive. Ainsi il demeure libéré, ne s’attachant à rien dans le monde.
C’est ainsi, O bhikkhus, qu’un bhikkhu demeure contemplant le corps sur le corps.

6.4. Et de plus, O bhikkhus, quand un bhikkhu voit un cadavre jeté sur un charnier, réduit à un squelette maintenu par des tendons, taché de sang, dépourvu de chair, il réfléchit à son propre corps : ’ce corps a la même nature, il deviendra le même et ne sera pas épargné’...

Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps extérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement et extérieurement.
Il demeure contemplant l’apparition des phénomènes dans le corps,
Il demeure contemplant la disparition des phénomènes dans le corps,
Il demeure contemplant l’apparition et la disparition des phénomènes dans le corps.

La conscience : " Voilà un corps " est établie en lui dans la simple mesure nécessaire à la connaissance et à l’observation attentive. Ainsi il demeure libéré, ne s’attachant à rien dans le monde.
C’est ainsi, O bhikkhus, qu’un bhikkhu demeure contemplant le corps sur le corps.

6.5. Et de plus, O bhikkhus, quand un bhikkhu voit un cadavre jeté sur un charnier, réduit à un squelette maintenu par des tendons, sans chair ni sang, il réfléchit à son propre corps : ’ce corps a la même nature, il deviendra le même et ne sera pas épargné’...

Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps extérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement et extérieurement.
Il demeure contemplant l’apparition des phénomènes dans le corps,
Il demeure contemplant la disparition des phénomènes dans le corps,
Il demeure contemplant l’apparition et la disparition des phénomènes dans le corps.

La conscience : " Voilà un corps " est établie en lui dans la simple mesure nécessaire à la connaissance et à l’observation attentive. Ainsi il demeure libéré, ne s’attachant à rien dans le monde.
C’est ainsi, O bhikkhus, qu’un bhikkhu demeure contemplant le corps sur le corps.

6.6. Et de plus, O bhikkhus, quand un bhikkhu voit un cadavre jeté sur un charnier, réduit à des os éparpillés dans toutes les directions : ici des os de la main,... là des os du pied,... des os du menton,... les fémurs,... le bassin,... la colonne vertébrale et le crâne, il réfléchit à son propre corps : ’ce corps a la même nature, il deviendra le même et ne sera pas épargné’...

Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps extérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement et extérieurement.
Il demeure contemplant l’apparition des phénomènes dans le corps,
Il demeure contemplant la disparition des phénomènes dans le corps,
Il demeure contemplant l’apparition et la disparition des phénomènes dans le corps.

La conscience : " Voilà un corps " est établie en lui dans la simple mesure nécessaire à la connaissance et à l’observation attentive. Ainsi il demeure libéré, ne s’attachant à rien dans le monde.
C’est ainsi, O bhikkhus, qu’un bhikkhu demeure contemplant le corps sur le corps.

7. Et de plus, O bhikkhus, quand un bhikkhu voit un cadavre jeté sur un charnier, les ossements blanchis comme des coquillages, il réfléchit à son propre corps : ’ce corps a la même nature, il deviendra le même et ne sera pas épargné’...

Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps extérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement et extérieurement.
Il demeure contemplant l’apparition des phénomènes dans le corps,
Il demeure contemplant la disparition des phénomènes dans le corps,
Il demeure contemplant l’apparition et la disparition des phénomènes dans le corps.

La conscience : " Voilà un corps " est établie en lui dans la simple mesure nécessaire à la connaissance et à l’observation attentive. Ainsi il demeure libéré, ne s’attachant à rien dans le monde.
C’est ainsi, O bhikkhus, qu’un bhikkhu demeure contemplant le corps sur le corps.

8. Et de plus, O bhikkhus, quand un bhikkhu voit un cadavre jeté sur un charnier, réduit à des os vieux de plus d’un an, il réfléchit à son propre corps : ’ce corps a la même nature, il deviendra le même et ne sera pas épargné’...

Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps extérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement et extérieurement.
Il demeure contemplant l’apparition des phénomènes dans le corps,
Il demeure contemplant la disparition des phénomènes dans le corps,
Il demeure contemplant l’apparition et la disparition des phénomènes dans le corps.

La conscience : " Voilà un corps " est établie en lui dans la simple mesure nécessaire à la connaissance et à l’observation attentive. Ainsi il demeure libéré, ne s’attachant à rien dans le monde.
C’est ainsi, O bhikkhus, qu’un bhikkhu demeure contemplant le corps sur le corps.

9. Et de plus, O bhikkhus, quand un bhikkhu voit un cadavre jeté sur un charnier, réduit à des os pourris, tombant en poussière, il réfléchit à son propre corps : ’ce corps a la même nature, il deviendra le même et ne sera pas épargné’...

Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps extérieurement.
Ainsi il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement et extérieurement.
Il demeure contemplant l’apparition des phénomènes dans le corps,
Il demeure contemplant la disparition des phénomènes dans le corps,
Il demeure contemplant l’apparition et la disparition des phénomènes dans le corps.

La conscience : " Voilà un corps " est établie en lui dans la simple mesure nécessaire à la connaissance et à l’observation attentive. Ainsi il demeure libéré, ne s’attachant à rien dans le monde.
C’est ainsi, O bhikkhus, qu’un bhikkhu demeure contemplant le corps sur le corps.

II. CONTEMPLATION DES SENSATIONS.

Et comment O bhikkhus, un bhikkhu demeure-t-il dans la contemplation des sensations sur les sensations ?

Voici, O bhikkhus, un bhikkhu ressentant une sensation agréable sait :
’je ressent une sensation agréable’.
Ressentant une sensation désagréable il sait :
’je ressent une sensation désagréable’.
Ressentant une sensation ni agréable, ni désagréable il sait :
’je ressent une sensation ni agréable, ni désagréable’.
Ressentant une sensation charnelle agréable il sait :
’je ressent une sensation charnelle agréable’.
Ressentant une sensation spirituelle désagréable il sait :
’je ressent une sensation spirituelle désagréable’.
Ressentant une sensation charnelle désagréable il sait :
’je ressent une sensation charnelle désagréable’.
Ressentant une sensation spirituelle désagréable il sait :
’je ressent une sensation spirituelle désagréable’.
Ressentant une sensation charnelle ni agréable, ni désagréable il sait :
’je ressent une sensation charnelle ni agréable, ni désagréable’.
Ressentant une sensation spirituelle ni agréable, ni désagréable il sait :
’je ressent une sensation spirituelle ni agréable, ni désagréable’.

Ainsi il demeure contemplant les sensations sur les sensations intérieurement.
Ainsi il demeure contemplant les sensations sur les sensations extérieurement.
Ainsi il demeure contemplant les sensations sur les sensations intérieurement et extérieurement.
Il demeure contemplant l’apparition des phénomènes dans les sensations,
Il demeure contemplant la disparition des phénomènes dans les sensations,
Il demeure contemplant l’apparition et la disparition des phénomènes dans les sensations.

La conscience : " Voilà des sensations" est établie en lui dans la simple mesure nécessaire à la connaissance et à l’observation attentive. Ainsi il demeure libéré, ne s’attachant à rien dans le monde.
C’est ainsi, O bhikkhus, qu’un bhikkhu demeure contemplant les sensations sur les sensations.

III. CONTEMPLATION DE L’ESPRIT.

Et comment O bhikkhus, un bhikkhu demeure-t-il dans la contemplation de l’esprit sur l’esprit ?
Voici, O bhikkhus, un bhikkhu ayant un esprit passionné sait : " ceci est un esprit passioné ".
Ayant un esprit libre de passion, il sait : " ceci est un esprit libre de passion ".
Ayant un esprit haineux il sait : " ceci est un esprit haineux".
Ayant un esprit libre de haine, il sait : " ceci est un esprit libre de haine ".
Ayant un esprit dans l’illusion il sait : " ceci est un esprit dans l’illusion".
Ayant un esprit sans illusion, il sait : " ceci est un esprit sans illusion ".
Ayant un esprit rassemblé il sait : " ceci est un esprit rassemblé".
Ayant un esprit éparpillé il sait : " ceci est un esprit éparpillé".
Ayant un esprit large, il sait : " ceci est un esprit large ".
Ayant un esprit recroquevillé il sait : " ceci est un esprit recroquevillé".
Ayant un esprit surpassable , il sait : " ceci est un esprit surpassable".
Ayant un esprit insurpassable il sait : " ceci est un esprit insurpassable".
Ayant un esprit concentré, il sait : " ceci est un esprit concentré".
Ayant un esprit non concentré, il sait : " ceci est un esprit non concentré".
Ayant un esprit libéré, il sait : " ceci est un esprit libéré".
Ayant un esprit non libéré il sait : " ceci est un esprit non libéré".

Ainsi il demeure contemplant l’esprit sur l’esprit intérieurement.
Ainsi il demeure contemplant l’esprit sur l’esprit extérieurement.
Ainsi il demeure contemplant l’esprit sur l’esprit intérieurement et extérieurement.
Il demeure contemplant l’apparition des phénomènes dans l’esprit,
Il demeure contemplant la disparition des phénomènes dans l’esprit,
Il demeure contemplant l’apparition et la disparition des phénomènes dans l’esprit.
La conscience : " Voilà l’esprit" est établie en lui dans la simple mesure nécessaire à la connaissance et à l’observation attentive. Ainsi il demeure libéré, ne s’attachant à rien dans le monde. C’est ainsi, O bhikkhus, qu’un bhikkhu demeure contemplant l’esprit sur l’esprit.


IV. CONTEMPLATION DES PHENOMENES.

Et comment O bhikkhus, un bhikkhu demeure-t-il dans la contemplation des objets mentaux sur les objets mentaux ?


A) Les cinq obstacles.

Voici, O bhikkhus, un bhikkhu demeure dans la contemplation des objets mentaux sur les objets mentaux des cinq obstacles.
Et comment, O bhikkhus, un bhikkhu demeure-t-il dans la contemplation des objets mentaux sur les objets mentaux des cinq obstacles ?

Voici, O bhikkhus : un bhikkhu, lorsque le désir sensuel est en lui sait : " le désir sensuel est en moi. "
Lorsque le désir sensuel n’est pas en lui, il sait : " le désir sensuel n’est pas en moi. "
Il sait comment se produit l’apparition du désir sensuel non apparu ;
Il sait comment se produit le rejet du désir sensuel apparu ;
et il sait comment se produit la non apparition dans l’avenir du désir sensuel rejeté.

Lorsque la malveillance (mauvaise volonté) est en lui sait : " la malveillance est en moi. "
Lorsque la malveillance n’est pas en lui, il sait : " la malveillance n’est pas en moi. "
Il sait comment se produit l’apparition de la malveillance non apparue ;
Il sait comment se produit le rejet de la malveillance apparue ;
et il sait comment se produit la non apparition dans l’avenir de la malveillance rejetée.

Lorsque la rigidité ou la torpeur sont en lui sait : "la rigidité ou la torpeur sont en moi. "
Lorsque la rigidité ou la torpeur ne sont pas en lui, il sait : " la rigidité ou la torpeur ne sont pas en moi. "
Il sait comment se produit l’apparition de la rigidité ou de la torpeur non apparu ;
Il sait comment se produit le rejet de la rigidité ou de la torpeur apparu ;
et il sait comment se produit la non apparition dans l’avenir de la rigidité ou de la torpeur rejetée.

Lorsque l’agitation et le remords sont en lui sait : " l’agitation et le remords sont en moi. "
Lorsque l’agitation et le remords ne sont pas en lui, il sait : "l’agitation et le remords ne sont pas en moi. "
Il sait comment se produit l’apparition de l’agitation et du remords non apparu ;
Il sait comment se produit le rejet de l’agitation et du remords apparu
et il sait comment se produit la non apparition dans l’avenir de l’agitation et du remords rejeté.

Lorsque le doute est en lui sait : " le doute est en moi. "
Lorsque le doute n’est pas en lui, il sait : " le doute n’est pas en moi."
Il sait comment se produit l’apparition du doute non apparu ;
Il sait comment se produit le rejet du doute apparu ;
et il sait comment se produit la non apparition dans l’avenir du doute rejeté.

Ainsi il demeure contemplant les objets mentaux sur les objets mentaux intérieurement.
Ainsi il demeure contemplant les objets mentaux sur les objets mentaux extérieurement.
Ainsi il demeure contemplant les objets mentaux sur les objets mentaux intérieurement et extérieurement.
Il demeure contemplant l’apparition des objets mentaux,
Il demeure contemplant la disparition des objets mentaux,
Il demeure contemplant l’apparition et la disparition objets mentaux.
La conscience : " Voilà des objets mentaux" est établie en lui dans la simple mesure nécessaire à la connaissance et à l’observation attentive.
Ainsi il demeure libéré, ne s’attachant à rien dans le monde.
C’est ainsi, O bhikkhus, qu’un bhikkhu demeure contemplant les objets mentaux sur les objets mentaux des cinq obstacles.

B) les cinq agrégats d’attachement.

Puis encore, O bhikkhus, un bhikkhu demeure dans la contemplation des objets mentaux sur les objets mentaux des cinq agrégats d’attachement.
Et comment, O bhikkhus, un bhikkhu demeure-t-il dans la contemplation des objets mentaux sur les objets mentaux des cinq agrégats d’attachement ?

Voici, un moine considère :
" voici une forme, ainsi elle apparaît, ainsi elle disparaît ".
" voici une sensation, ainsi elle apparaît, ainsi elle disparaît ".
" voici une perception, ainsi elle apparaît, ainsi elle disparaît ".
" voici une construction mentale, ainsi elle apparaît, ainsi elle disparaît ".
" voici une conscience, ainsi elle apparaît, ainsi elle disparaît ".

Ainsi il demeure contemplant les objets mentaux sur les objets mentaux intérieurement.
Ainsi il demeure contemplant les objets mentaux sur les objets mentaux extérieurement.
Ainsi il demeure contemplant les objets mentaux sur les objets mentaux intérieurement et extérieurement.
Il demeure contemplant l’apparition des objets mentaux,
Il demeure contemplant la disparition des objets mentaux,
Il demeure contemplant l’apparition et la disparition objets mentaux.
La conscience : " Voilà des objets mentaux" est établie en lui dans la simple mesure nécessaire à la connaissance et à l’observation attentive.
Ainsi il demeure libéré, ne s’attachant à rien dans le monde.
C’est ainsi, O bhikkhus, qu’un bhikkhu demeure contemplant les objets mentaux sur les objets mentaux des cinq agrégats d’attachement.


C) Les six sphères des sens.

Puis encore, O bhikkhus, un bhikkhu demeure dans la contemplation des objets mentaux sur les objets mentaux des six sphères des sens intérieures et extérieures.
Et comment, O bhikkhus, un bhikkhu demeure-t-il dans la contemplation des objets mentaux sur les objets mentaux des six sphères des sens intérieures et extérieures.

Voici, O bhikkhus, un bhikkhu connaît l’oeil, il connaît les formes. Il connaît l’entrave qui apparaît à cause des deux.
Il sait comment se produit l’apparition de l’entrave non apparue.
Il sait comment se produit le rejet de l’entrave apparue.
Il sait comment se produit à l’avenir la non-apparition de l’entrave rejetée.

Il connaît l’oreille, il connaît les sons. Il connaît l’entrave qui apparaît à cause des deux.
Il sait comment se produit l’apparition de l’entrave non apparue.
Il sait comment se produit le rejet de l’entrave apparue.
Il sait comment se produit à l’avenir la non-apparition de l’entrave rejetée.

Il connaît le nez, il connaît les odeurs. Il connaît l’entrave qui apparaît à cause des deux.
Il sait comment se produit l’apparition de l’entrave non apparue.
Il sait comment se produit le rejet de l’entrave apparue.
Il sait comment se produit à l’avenir la non-apparition de l’entrave rejetée.

Il connaît la langue, il connaît les goûts. Il connaît l’entrave qui apparaît à cause des deux.
Il sait comment se produit l’apparition de l’entrave non apparue.
Il sait comment se produit le rejet de l’entrave apparue.
Il sait comment se produit à l’avenir la non-apparition de l’entrave rejetée.

Il connaît le corps, il connaît les contacts. Il connaît l’entrave qui apparaît à cause des deux.
Il sait comment se produit l’apparition de l’entrave non apparue.
Il sait comment se produit le rejet de l’entrave apparue.
Il sait comment se produit à l’avenir la non-apparition de l’entrave rejetée.

Il connaît le mental, il connaît les objets mentaux. Il connaît l’entrave qui apparaît à cause des deux.
Il sait comment se produit l’apparition de l’entrave non apparue.
Il sait comment se produit le rejet de l’entrave apparue.
Il sait comment se produit à l’avenir la non-apparition de l’entrave rejetée.

Ainsi il demeure contemplant les objets mentaux sur les objets mentaux intérieurement.
Ainsi il demeure contemplant les objets mentaux sur les objets mentaux extérieurement.
Ainsi il demeure contemplant les objets mentaux sur les objets mentaux intérieurement et extérieurement.
Il demeure contemplant l’apparition des objets mentaux,
Il demeure contemplant la disparition des objets mentaux,
Il demeure contemplant l’apparition et la disparition objets mentaux.

La conscience : " Voilà des objets mentaux" est établie en lui dans la simple mesure nécessaire à la connaissance et à l’observation attentive.
Ainsi il demeure libéré, ne s’attachant à rien dans le monde.
C’est ainsi, O bhikkhus, qu’un bhikkhu demeure contemplant les objets mentaux sur les objets mentaux des six sphères des sens intérieures et extérieures.


D) Les sept facteurs d’éveil.

Puis encore, O bhikkhus, un bhikkhu demeure dans la contemplation des objets mentaux sur les objets mentaux des sept facteurs d’éveil.
Et comment, O bhikkhus, un bhikkhu demeure-t-il dans la contemplation des objets mentaux sur les objets mentaux des sept facteurs d’éveil ?

1. Voici, O bhikkhus, si le facteur d’éveil de l’attention est présent en lui, un bhikkhu sait : " le facteur d’éveil de l’attention est en moi".
Si le facteur d’éveil de l’attention n’est pas en lui, il sait : " le facteur d’éveil de l’attention n’est pas en moi ".
Il sait comment se produit l’apparition du facteur d’éveil de l’attention non apparu.
Il sait comment s’épanouit pleinement le facteur d’éveil de l’attention apparu.

2. Si le facteur d’éveil de l’investigation des phénomènes est présent en lui, il sait : " le facteur d’éveil de l’investigation des phénomènes est en moi ".
Si le facteur d’éveil de l’investigation des phénomènes n’est pas en lui, il sait : " le facteur d’éveil de l’investigation des phénomènes n’est pas en moi ".
Il sait comment se produit l’apparition du facteur d’éveil de l’investigation des phénomènes non apparu.
Il sait comment s’épanouit pleinement le facteur d’éveil de l’investigation des phénomènes apparu.

3. Si le facteur d’éveil de l’énergie est présent en lui, il sait : " le facteur d’éveil de l’énergie est en moi ".
Si le facteur d’éveil de l’énergie n’est pas en lui, il sait : " le facteur d’éveil de l’énergie n’est pas en moi ".
Il sait comment se produit l’apparition du facteur d’éveil de l’énergie non apparu.
Il sait comment s’épanouit pleinement le facteur d’éveil de l’énergie apparu.

4. Si le facteur d’éveil de l’intérêt joyeux est présent en lui, il sait : " le facteur d’éveil de l’intérêt joyeux est en moi ".
Si le facteur d’éveil de l’intérêt joyeux n’est pas en lui, il sait : "le facteur d’éveil de l’intérêt joyeux n’est pas en moi ".

Il sait comment se produit l’apparition du facteur d’éveil de l’intérêt joyeux non apparu.
Il sait comment s’épanouit pleinement le facteur d’éveil de l’intérêt joyeux apparu.

5. Si le facteur d’éveil de la tranquilité est présent en lui, il sait : " le facteur d’éveil de la tranquilité est en moi ".
Si le facteur d’éveil de la tranquilité n’est pas en lui, il sait : " le facteur d’éveil de la tranquilité n’est pas en moi ".
Il sait comment se produit l’apparition du facteur d’éveil de la tranquilité non apparu.
Il sait comment s’épanouit pleinement le facteur d’éveil de la tranquilité apparu.

6. Si le facteur d’éveil de la concentration est présent en lui, il sait : " le facteur d’éveil de la concentration est en moi ".
Si le facteur d’éveil de la concentration n’est pas en lui, il sait : " le facteur d’éveil de la concentration n’est pas en moi ".
Il sait comment se produit l’apparition du facteur d’éveil de la concentration non apparu.
Il sait comment s’épanouit pleinement le facteur d’éveil de la concentration apparu.

7. Si le facteur d’éveil de l’équanimité est présent en lui, il sait : " le facteur d’éveil de l’équanimité est en moi ".
Si le facteur d’éveil de l’équanimité n’est pas en lui, il sait : " le facteur d’éveil de l’équanimité n’est pas en moi ".
Il sait comment se produit l’apparition du facteur d’éveil de l’équanimité non apparu.
Il sait comment s’épanouit pleinement le facteur d’éveil de l’équanimité apparu.

Ainsi il demeure contemplant les objets mentaux sur les objets mentaux intérieurement.
Ainsi il demeure contemplant les objets mentaux sur les objets mentaux extérieurement.
Ainsi il demeure contemplant les objets mentaux sur les objets mentaux intérieurement et extérieurement.
Il demeure contemplant l’apparition des objets mentaux,
Il demeure contemplant la disparition des objets mentaux,
Il demeure contemplant l’apparition et la disparition objets mentaux.

La conscience : " Voilà des objets mentaux" est établie en lui dans la simple mesure nécessaire à la connaissance et à l’observation attentive.
Ainsi il demeure libéré, ne s’attachant à rien dans le monde.
C’est ainsi, O bhikkhus, qu’un bhikkhu demeure contemplant les objets mentaux sur les objets mentaux des sept facteurs d’éveil.


E) Les quatre Nobles Vérités.

Puis encore, O bhikkhus, un bhikkhu demeure dans la contemplation des objets mentaux sur les objets mentaux des Quatre Nobles Vérités.
Et comment, O bhikkhus, un bhikkhu demeure-t-il dans la contemplation des objets mentaux sur les objets mentaux des Quatre Nobles Vérités ?
Voici, O bhikkhus, un bhikkhu comprend selon la réalité : " Ceci est souffrance ".
Il comprend selon la réalité : " Ceci est l’origine de la souffrance ".
Il comprend selon la réalité : " Ceci est la cessation de la souffrance ".
Il comprend selon la réalité : " Ceci est la voie menant à la cessation de la souffrance ".

1. Qu’est ce, O bhikkhus, que la Noble Vérité de la Souffrance ?

La naissance est souffrance, la vieillesse est souffrance, la maladie est souffrance, la mort est souffrance, le chagrin, les lamentations, la douleur, l’affliction et le désespoir sont souffrance ; être uni à ce que l’on aime pas est souffrance, être séparé de ce que l’on aime est souffrance, ne pas obtenir ce que l’on désire est souffrance, en bref, les cinq agrégats d’attachement sont souffrance.

a) Et qu’est-ce, O bhikkhus, que la naissance ? Pour tels ou tels êtres, appartenant à telle ou telle espèce, leur naissance, leur origine, leur conception, leur venue au monde, la manifestation de leurs agrégats, l’acquisition des sphères des sens, - ceci est appelé, O bhikkhus, la naissance.

b) Et qu’est-ce, O bhikkhus, que la vieillesse ? Pour tels ou tels êtres, appartenant à telle ou telle espèce, la vieillesse, le déclin croissant, la fragilité, l’apparition des cheveux blancs et des rides, la diminution des forces vitales, l’affaiblissement des facultés sensorielles, - ceci est appelé, O bhikkhus, la vieillesse.

c) Et qu’est-ce, O bhikkhus, que la mort ? Pour tels ou tels êtres, appartenant à telle ou telle espèce, le départ, la disparition, leur destruction, leur disparition, leur mort, l’achèvement de leur vie, la dissolution des agrégats, le rejet du corps, - ceci est appelé, O bhikkhus, la mort.

d) Et qu’est-ce, O bhikkhus, que le chagrin ? Quoi que l’on subisse par telle infortune ou tel contact avec un phénomène douloureux, le chagrin, la tristesse, l’état d’esprit attristé, le chagrin intérieur, le malaise intérieur, - ceci est appelé, O bhikkhus, le chagrin.

e) Et qu’est-ce, O bhikkhus, que les lamentations ? Quoi que l’on subisse par telle infortune ou tel contact avec un phénomène douloureux, est plainte, lamentation, l’état de gémissement et de lamentation, - ceci est appelé, O bhikkhus, les lamentations.

f) Et qu’est-ce, O bhikkhus, que la douleur ? La douleur physique et la gène physique, la sensation pénible et désagréable produite par un contact physique, - ceci est appelé, O bhikkhus, la douleur.

g) Et qu’est-ce, O bhikkhus, que l’affliction ? La douleur mentale et la gène mentale, la sensation pénible et désagréable produite par un contact mental, - ceci est appelé, O bhikkhus, l’affliction.

h) Et qu’est-ce, O bhikkhus, que le désespoir ? Quoi que l’on subisse par telle infortune ou tel contact avec un phénomène douloureux, la détresse et le désespoir, l’état déprimé et désespéré - ceci est appelé, O bhikkhus, le désespoir.

i) Et qu’est-ce, O bhikkhus, que la souffrance d’être uni à ce que l’on aime pas ? Il y a des formes, les sons, des odeurs, des goûts, des contacts et des objets mentaux déplaisants, désagréables et repoussants qui produisent le malaise, sont maléfiques, incomfortables, perturbants ; être unis, en contact, ensemble et joints à eux, - ceci est appelé, O bhikkhus, être uni à ce que l’on aime pas

j) Et qu’est-ce, O bhikkhus, que la souffrance d’être séparé de ce que l’on aime ? Il y a des formes, les sons, des odeurs, des goûts, des contacts et des objets mentaux plaisants, agréables et attirants qui produisent le bien-être, sont bénéfiques, comfortables, reposants ; il y a les mères, les pères, les frères, les soeurs, les frères ainés ou cadets, les amis, les compagnons, les relations familiales ; ne pas être réunis, en communauté, ensemble et séparés d’eux, - Ceci est appelé, O bhikkhus, être séparé de ce que l’on aime

k) Et qu’est-ce, O bhikkhus, que la souffrance de ne pas obtenir ce que l’on désire ?
Chez les êtres sujets à la naissance, le désir apparaît : ’O puissions-nous ne pas être sujet à la naissance ! O, si cette naissance n’était pas survenue !’ Mais on ne peut pas avoir cela par un simple souhait et ne pas obtenir ce que l’on désire est souffrance. - Ceci est appelé, O bhikkhus, ne pas obtenir ce que l’on désire

Chez les êtres sujets à la vieillesse, le désir apparaît : ’O puissions-nous ne pas être sujet à la vieillesse ! O, si cette vieillesse n’était pas survenue !’ Mais on ne peut pas avoir cela par un simple souhait et ne pas obtenir ce que l’on désire est souffrance. - Ceci est appelé, O bhikkhus, ne pas obtenir ce que l’on désire

Chez les êtres sujets à la maladie, le désir apparaît : ’O puissions-nous ne pas être sujet à la maladie ! O, si cette maladie n’était pas survenue !’ Mais on ne peut pas avoir cela par un simple souhait et ne pas obtenir ce que l’on désire est souffrance. - Ceci est appelé, O bhikkhus, ne pas obtenir ce que l’on désire

Chez les êtres sujets à la mort, le désir apparaît : ’O puissions-nous ne pas être sujet à la mort ! O, si cette mort n’était pas survenue !’ Mais on ne peut pas avoir cela par un simple souhait et ne pas obtenir ce que l’on désire est souffrance. - Ceci est appelé, O bhikkhus, ne pas obtenir ce que l’on désire

Chez les êtres sujets au chagrin, le désir apparaît : ’O puissions-nous ne pas être sujet au chagrin ! O, si ce chagrin n’était pas survenu !’ Mais on ne peut pas avoir cela par un simple souhait et ne pas obtenir ce que l’on désire est souffrance. - Ceci est appelé, O bhikkhus, ne pas obtenir ce que l’on désire

Chez les êtres sujets aux lamentations, le désir apparaît : ’O puissions-nous ne pas être sujet aux lamentations ! O, si ces lamentations n’étaient pas survenues !’ Mais on ne peut pas avoir cela par un simple souhait et ne pas obtenir ce que l’on désire est souffrance. - Ceci est appelé, O bhikkhus, ne pas obtenir ce que l’on désire

Chez les êtres sujets à la douleur, le désir apparaît : ’O puissions-nous ne pas être sujet à la douleur ! O, si cette douleur n’était pas survenue !’ Mais on ne peut pas avoir cela par un simple souhait et ne pas obtenir ce que l’on désire est souffrance. - Ceci est appelé, O bhikkhus, ne pas obtenir ce que l’on désire

Chez les êtres sujets à l’affliction, le désir apparaît : ’O puissions-nous ne pas être sujet à la affliction ! O, si cette affliction n’était pas survenue !’ Mais on ne peut pas avoir cela par un simple souhait et ne pas obtenir ce que l’on désire est souffrance. - Ceci est appelé, O bhikkhus, ne pas obtenir ce que l’on désire

Chez les êtres sujets au désespoir, le désir apparaît : ’O puissions-nous ne pas être sujet au désespoir ! O, si ce désespoir n’était pas survenu !’ Mais on ne peut pas avoir cela par un simple souhait et ne pas obtenir ce que l’on désire est souffrance. - Ceci est appelé, O bhikkhus, ne pas obtenir ce que l’on désire.

l) Et qu’est-ce, O bhikkhus, que le sens de : " en bref, les cinq agrégats d’attachement sont souffrance ? "

Ce sont les agrégats de la forme, les agrégats de la sensation, les agrégats de la perception, les agrégats des formations mentales et les agrégats de la conscience. C’est ce qu’on appelle : en bref, les cinq agrégats d’attachement sont souffrance.
Ceci, O bhikkhus, est la Noble Vérité de la Souffrance.

2. Qu’est ce, O bhikkhus, que la Noble Vérité de l’Origine de la Souffrance ?

C’est cette ’soif’ qui donne lieu à une renaissance, et qui liée au plaisir et à la passion se réjouit ici et là, à savoir : la soif des plaisirs des sens, la soif de devenir et la soif d’anéantissement.
Mais où cette soif apparaît-elle ? Où prend-elle racine ?
Partout dans le monde où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.

Dans le monde de l’oeil, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde de l’oreille, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde du nez, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde de la langue, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde du corps, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde de l’esprit, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.

Dans le monde des formes, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde des sons, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde des odeurs, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde des goûts, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde des contacts, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde des objets mentaux, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.

Dans le monde de la conscience visuelle, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde de la conscience auditive, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde de la conscience olfactive, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde de la conscience gustative, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde de la conscience tactile, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde de la conscience mentale, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.

Dans le monde du contact de l’oeil, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde du contact de l’oreille, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde du contact du nez, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde du contact de la langue, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde du contact du corps, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde du contact de l’esprit, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.

Dans le monde de la sensation née du contact de l’oeil, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde de la sensation née du contact de l’oreille, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde de la sensation née du contact du nez, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde de la sensation née du contact de la langue, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde de la sensation née du contact du corps, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde de la sensation née du contact de l’esprit, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.

Dans le monde de la perception des formes, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde de la perception des sons, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde de la perception des odeurs, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde de la perception des goûts, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde de la perception des contacts, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde de la perception des objets mentaux, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.

Dans le monde des intentions envers les formes, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde des intentions envers les sons, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde des intentions envers les odeurs, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde des intentions envers les goûts, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde des intentions envers les contacts, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde des intentions envers les objets mentaux, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.

Dans le monde du désir des formes, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde du désir des sons, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde du désir des odeurs, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde du désir des goûts, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde du désir des contacts, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde du désir des objets mentaux, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.

Dans le monde de la pensée appliquée aux formes, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde de la pensée appliquée aux sons, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde de la pensée appliquée aux odeurs, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde de la pensée appliquée aux goûts, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde de la pensée appliquée aux contacts, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde de la pensée appliquée aux objets mentaux, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.

Dans le monde de l’analyse des formes, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde de l’analyse des sons, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde de l’analyse des odeurs, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde de l’analyse des goûts, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde de l’analyse des contacts, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.
Dans le monde de l’analyse des objets mentaux, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif apparaît et prend racine.

Ceci, O bhikkhus, est la Noble Vérité de l’apparition de la Souffrance.

3. Qu’est ce, O bhikkhus, que la Noble Vérité de la Cessation de la Souffrance ?

C’est la complète disparition et l’extinction de cette soif même, son abandon, s’en libérer, s’en détacher.
Mais où cette soif peut-elle être abandonnée ?
Où peut-elle être éteinte ?
Dans le monde, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, là cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans quel monde, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut-elle être abandonnée et peut elle-être éteinte ?

Dans le monde de l’oeil, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde de l’oreille, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde du nez, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde de la langue, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde du corps, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde de l’esprit, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.

Dans le monde des formes, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde des sons, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde des odeurs, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde des goûts, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde des contacts, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde des objets mentaux, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.

Dans le monde de la conscience visuelle, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde de la conscience auditive, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde de la conscience olfactive, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde de la conscience gustative, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde de la conscience tactile, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde de la conscience mentale, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.

Dans le monde du contact de l’oeil, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde du contact de l’oreille, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde du contact du nez, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde du contact de la langue, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde du contact du corps, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde du contact de l’esprit, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.

Dans le monde de la sensation née du contact de l’oeil, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde de la sensation née du contact de l’oreille, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde de la sensation née du contact du nez, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde de la sensation née du contact de la langue, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde de la sensation née du contact du corps, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde de la sensation née du contact de l’esprit, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.

Dans le monde de la perception des formes, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde de la perception des sons, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde de la perception des odeurs, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde de la perception des goûts, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde de la perception des contacts, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde de la perception des objets mentaux, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.

Dans le monde des intentions envers les formes, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde des intentions envers les sons, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde des intentions envers les odeurs, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde des intentions envers les goûts, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde des intentions envers les contacts, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde des intentions envers les objets mentaux, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.

Dans le monde du désir des formes, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde du désir des sons, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde du désir des odeurs, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde du désir des goûts, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde du désir des contacts, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde du désir des objets mentaux, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.

Dans le monde de la pensée appliquée aux formes, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde de la pensée appliquée aux sons, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde de la pensée appliquée aux odeurs, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde de la pensée appliquée aux goûts, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde de la pensée appliquée aux contacts, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde de la pensée appliquée aux objets mentaux, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.

Dans le monde de l’analyse des formes, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde de l’analyse des sons, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde de l’analyse des odeurs, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde de l’analyse des goûts, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde de l’analyse des contacts, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.
Dans le monde de l’analyse des objets mentaux, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.

Ceci, O bhikkhus, est la Noble Vérité de la cessation de la Souffrance.

4. Qu’est ce, O bhikkhus, que la Noble Vérité de la Voie menant à la Cessation de la Souffrance ?

C’est la Noble Voie à huit branches, à savoir : Compréhension Juste, Pensée Juste, Parole Juste, Action Juste, Moyens d’existence Justes, Effort Juste, Attention Juste, Concentration Juste.

1. Qu’est-ce, O bhikkhus, que la Compréhension Juste ?
O bhikkhus, c’est la compréhension de la souffrance, la compréhension de l’Origine de la souffrance, la compréhension de la Cessation de la souffrance, la compréhension de la Voie menant à la Cessation de la souffrance ; cela est appelé la compréhension de la souffrance.

2. Qu’est-ce, O bhikkhus, que la Pensée Juste ?
La pensée libre de désir, la pensée libre de malveillance, la pensée libre de cruauté, cela est appelé la Pensée Juste.

3. Qu’est-ce, O bhikkhus, que la Parole Juste ?
S’abstenir de dire des paroles fausses, s’abstenir de colporter des histoires, s’abstenir de prononcer des paroles dures, s’abstenir de bavardages, cela est appelé la Parole Juste.

4. Qu’est-ce, O bhikkhus, que l’Action Juste ?
S’abstenir d’ôter la vie, s’abstenir de prendre ce qui n’est pas donné, s’abstenir de mauvais comportement envers les plaisirs sensuels (adultère...), cela est appelé l’Action Juste.

5. Qu’est-ce, O bhikkhus, que les Moyens d’existence Justes ?
Quand le Noble Disciple, évitant un mauvais moyen d’existence subvient à ses besoins par un bon moyen d’existence, cela est appelé le Moyen d’existence Juste.

6. Qu’est-ce, O bhikkhus, que l’Effort Juste ?
Voici un bhikkhu, face à quelque chose de mal et de non salutaire qui n’est pas encore apparu, il élève sa volonté, fait un effort, secoue son énergie, y applique son esprit et lutte.
Face à quelque chose de mal et de non salutaire qui est apparu, il élève sa volonté, fait un effort, secoue son énergie, y applique son esprit et lutte.
Face à quelque chose de salutaire qui n’est pas encore apparu, il éveille sa volonté, fait un effort, secoue son énergie, y applique son esprit et lutte.
Face à quelque chose de salutaire qui est apparu, pour le maintenir et ne pas le négliger, pour le développer, l’amener à pleine maturité, le faire grandir, il éveille sa volonté, fait un effort, secoue son énergie, y applique son esprit et lutte. Cela est appelé l’Effort Juste.

7. Qu’est-ce, O bhikkhus, que l’Attention Juste ?
Voici O bhikkhus, un bhikkhu demeure dans la contemplation du corps sur le corps, ardent, avec claire compréhension, observant attentivement et ayant écarté la convoitise et les soucis envers le monde.
Il demeure dans la contemplation des sensations sur les sensations, ardent, avec claire compréhension, observant attentivement et ayant écarté la convoitise et les soucis envers le monde.
Il demeure dans la contemplation de l’esprit sur l’esprit, ardent, avec claire compréhension, observant attentivement et ayant écarté la convoitise et les soucis envers le monde.
Il demeure dans la contemplation des objets mentaux sur les objets mentaux, ardent, avec claire compréhension, observant attentivement et ayant écarté la convoitise et les soucis envers le monde.
Cela est appelé l’Attention Juste.

8. Qu’est-ce, O bhikkhus, que la Concentration Juste ?
Voici, O bhikkhus, un bhikkhu :
a) Détaché des plaisirs sensuels grossiers, détaché des choses non salutaires, avec pensée appliquée à un objet (vitakka) et pensée analysant cet objet (vicâra), avec la joie (pîti) et le bonheur (sukha) né de cette discrimination, il entre dans la première absorption et y demeure.
b) Lorsque la pensée appliquée à un objet (vitakka) et la pensée analysant cet objet (vicâra) se sont calmées, et que intérieurement l’esprit est tranquilisé et unifié, il entre dans un état libre de pensée appliquée et de pensée analytique, avec le ravissement (pîti) et le bonheur (sukha) né de cette composition de l’esprit ; ainsi il entre dans la deuxième absorption et y demeure.
c) Avec le détachement du ravissement, il demeure dans l’équanimité, attentif et clairement conscient, éprouvant dans son corps ce bien-être dont les Nobles disent : ’équanime et attentif, il demeure dans le bonheur’ ; ainsi il entre dans la troisième absorption et y demeure.
d) Ayant abandonné le bonheur, ayant abandonné la douleur, ayant résorbé le plaisir et la peine précédente, il se trouve dans un état au-delà du plaisir et de la souffrance, purifié par l’équanimité et l’attention ; ainsi il entre dans la quatrième absorption et y demeure.
Cela est appelé la Concentration Juste.

Ceci, O bhikkus, est la Noble Vérité de la Voie menant à la Cessation de la Souffrance.
Ainsi il demeure contemplant les objets mentaux sur les objets mentaux intérieurement.
Ainsi il demeure contemplant les objets mentaux sur les objets mentaux extérieurement.
Ainsi il demeure contemplant les objets mentaux sur les objets mentaux intérieurement et extérieurement.
Il demeure contemplant l’apparition des objets mentaux, Il demeure contemplant la disparition des objets mentaux,
Il demeure contemplant l’apparition et la disparition objets mentaux.
La conscience : " Voilà des objets mentaux" est établie en lui dans la simple mesure nécessaire à la connaissance et à l’observation attentive.
Ainsi il demeure libéré, ne s’attachant à rien dans le monde.

C’est ainsi, O bhikkhus, qu’un bhikkhu demeure contemplant les objets mentaux sur les objets mentaux des Quatre Nobles Vérités.

En vérité, O bhikkhus, quiconque pratique ces quatre établissements de l’attention de cette manière pendant sept ans, peut espérer l’un de ces deux résultats : la Connaissance Suprême ici et maintenant, ou s’il y a encore un reste d’attachement, l’état de non-retour (anâgâmi).

Mais laissons ces sept ans, O bhikkhus, quiconque pratique ces quatre établissements de l’attention de cette manière pendant six ans, peut espérer l’un de ces deux résultats : la Connaissance Suprême ici et maintenant, ou s’il y a encore un reste d’attachement, l’état de non-retour.

Mais laissons ces six ans, O bhikkhus, quiconque pratique ces quatre établissements de l’attention de cette manière pendant cinq ans, peut espérer l’un de ces deux résultats : la Connaissance Suprême ici et maintenant, ou s’il y a encore un reste d’attachement, l’état de non-retour.

Mais laissons ces cinq ans, O bhikkhus, quiconque pratique ces quatre établissements de l’attention de cette manière pendant quatre ans, peut espérer l’un de ces deux résultats : la Connaissance Suprême ici et maintenant, ou s’il y a encore un reste d’attachement, l’état de non-retour.

Mais laissons ces quatre ans, O bhikkhus, quiconque pratique ces quatre établissements de l’attention de cette manière pendant trois ans, peut espérer l’un de ces deux résultats : la Connaissance Suprême ici et maintenant, ou s’il y a encore un reste d’attachement, l’état de non-retour.

Mais laissons ces trois ans, O bhikkhus, quiconque pratique ces quatre établissements de l’attention de cette manière pendant deux ans, peut espérer l’un de ces deux résultats : la Connaissance Suprême ici et maintenant, ou s’il y a encore un reste d’attachement, l’état de non-retour.

Mais laissons ces deux ans, O bhikkhus, quiconque pratique ces quatre établissements de l’attention de cette manière pendant un ans, peut espérer l’un de ces deux résultats : la Connaissance Suprême ici et maintenant, ou s’il y a encore un reste d’attachement, l’état de non-retour.

Mais laissons cette année, O bhikkhus, quiconque pratique ces quatre établissements de l’attention de cette manière pendant sept mois, peut espérer l’un de ces deux résultats : la Connaissance Suprême ici et maintenant, ou s’il y a encore un reste d’attachement, l’état de non-retour.

Mais laissons ces sept mois, O bhikkhus, quiconque pratique ces quatre établissements de l’attention de cette manière pendant six mois, peut espérer l’un de ces deux résultats : la Connaissance Suprême ici et maintenant, ou s’il y a encore un reste d’attachement, l’état de non-retour.

Mais laissons ces six mois, O bhikkhus, quiconque pratique ces quatre établissements de l’attention de cette manière pendant cinq mois, peut espérer l’un de ces deux résultats : la Connaissance Suprême ici et maintenant, ou s’il y a encore un reste d’attachement, l’état de non-retour.

Mais laissons ces cinq mois, O bhikkhus, quiconque pratique ces quatre établissements de l’attention de cette manière pendant quatre mois, peut espérer l’un de ces deux résultats : la Connaissance Suprême ici et maintenant, ou s’il y a encore un reste d’attachement, l’état de non-retour.

Mais laissons ces quatre mois, O bhikkhus, quiconque pratique ces quatre établissements de l’attention de cette manière pendant trois mois, peut espérer l’un de ces deux résultats : la Connaissance Suprême ici et maintenant, ou s’il y a encore un reste d’attachement, l’état de non-retour.

Mais laissons ces trois mois, O bhikkhus, quiconque pratique ces quatre établissements de l’attention de cette manière pendant deux mois, peut espérer l’un de ces deux résultats : la Connaissance Suprême ici et maintenant, ou s’il y a encore un reste d’attachement, l’état de non-retour.

Mais laissons ces deux mois, O bhikkhus, quiconque pratique ces quatre établissements de l’attention de cette manière pendant un mois, peut espérer l’un de ces deux résultats : la Connaissance Suprême ici et maintenant, ou s’il y a encore un reste d’attachement, l’état de non-retour.

Mais laissons ce mois, O bhikkhus, quiconque pratique ces quatre établissements de l’attention de cette manière pendant un demi mois, peut espérer l’un de ces deux résultats : la Connaissance Suprême ici et maintenant, ou s’il y a encore un reste d’attachement, l’état de non-retour.

Mais laissons ce demi mois, O bhikkhus, quiconque pratique ces quatre établissements de l’attention de cette manière pendant sept jours, peut espérer l’un de ces deux résultats : la Connaissance Suprême ici et maintenant , ou s’il y a encore un reste d’attachement, l’état de non-retour.

A cause de cela on a dit :
" Ceci est la seule voie, bhikkhus, pour la purification des êtres, pour transcender peines et chagrins, pour éteindre souffrance et insatis-faction, pour avancer sur la voie juste, pour réaliser le Nibbâna, à savoir les quatre établissements de l’attention. "

Ainsi parla le Bienheureux. Joyeux, les bhikkhus se réjouirent des paroles du Bienheureux.