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samedi 5 janvier 2008

Foi et Dévotion dans le Bouddhisme Théravada





On a pour habitude de dire que dans le Bouddhisme théravada, la Dévotion, les rituels ont une place beaucoup moins importante que dans d'autres traditions.
C'est sans doute vrai, mais surtout en occident.

Dans le bouddhisme théravada à la "mode occidentale" et notamment lorsqu'il est enseigné par des laïcs qui ne sont pas reliés à une sangha, il n'y a plus aucune dévotion, aucun rituel ni de prise de refuge.

Parfois même, il ne reste plus qu'une simple "méthode" qui, sortie du contexte de l'enseignement du Bouddha, n'a plus grand chose à voir avec le "Bouddhisme".

Entre la seule pratique de la dévotion et l'absence totale de dévotion, il y a une voie médiane, une voie du milieu qui consiste à ne pas réduire la pratique du Bouddhisme à de simples rituels d'un côté, ni de la réduire à une simple "technique" de méditation de l'autre.

La voie du milieu enseigné par le Bouddha s'applique dans tous les domaines.

Kathy

Autres messages de ce blog :



Plan de ce message:

1) La dévotion au Bouddha
2) PUJA : un Enseignement de Ajahn Sucitto




1- LA DEVOTION AU BOUDDHA


La dévotion dans le bouddhisme a été un sujet controversé pour les érudits occidentaux.


S’il était depuis longtemps reconnu que certaines traditions bouddhistes comprennent de forts éléments de dévotion, on les interprétait généralement comme une évolution historique assez tardive, souvent en réponse aux besoins des laïcs.


Selon cette analyse, la tradition primitive était en majeure partie dénuée de culte dévotionnel et de rites.


Le Bouddha était un homme, non un dieu, et sa première communauté monastique ne voyait en lui rien de plus qu’un maître vénéré.


Dans cette perspective, même la pratique traditionnelle de « prendre Refuge » dans le Bouddha parti dans le nirvâna semble problématique, car il a disparu du cycle des renaissances et ne peut ainsi donner de Refuge à ses adeptes.


Quel sens, alors, ont donc les offrandes faites au Bouddha ? Quelle valeur pourrait avoir cet acte dans une religion où dépendre de ses propres efforts et réaliser soi-même la vérité sont si importants ?


La dévotion fait depuis longtemps partie du bouddhisme

S’il n’est guère possible de savoir exactement ce que les disciples des premiers temps pensaient du Bouddha, les témoignages des textes et de l’archéologie apprennent cependant que la dévotion fait depuis longtemps partie du bouddhisme.

La vénération des reliques et des images sacrées a joué un rôle essentiel, même dans les traditions soulignant avec insistance que le Bouddha Gautama fut un être humain qui, après sa mort, n’est plus en contact avec ses adeptes pour les aider.

Dans le Mahâyâna, où peut exister une interaction continuelle avec un nombre presque infini de bouddhas et de bodhisattvas coexistant, la dévotion est encore plus prégnante. Des bouddhas comme Amitâbha ont le pouvoir d’intervenir directement dans la vie de leurs adeptes fervents pour les libérer à leur mort des malheurs du samsâra.
Dans ce dernier cas, la confiance totale de l’adepte en le pouvoir de libération du bouddha remplit la même fonction que tient, dans les traditions bouddhistes mettant l’accent sur la volonté personnelle, l’effort pour surmonter l’attachement et l’illusion d’un soi. Les stratégies diffèrent, mais le but est le même : transcender l’amour-propre égotiste.


La dévotion bouddhiste comporte un idéal essentiel

La dévotion bouddhiste comporte un idéal essentiel : engendrer et rassembler du mérite en développant les états d’esprit appropriés et par des actes positifs, comme ceux indiqués pour les jours d’uposatha.

Des traditions considèrent que le Bouddha parti en parinirvâna ne peut ni recevoir d’offrandes ni intervenir dans la vie de ses adeptes. Mais elles cultivent aussi un sentiment d’obligation et de gratitude pour ce que le Bouddha fit pour ceux ci dans le passé. En réfléchissant à tout le bien accompli par le Bouddha et à l’excellence de ses actes, le disciple dirige son esprit vers un juste sentiment de dépendance envers celui qui, à travers d’innombrables vies d’abnégation, a atteint la perfection et permis aux autres de suivre ses pas dans la Voie du Milieu.

Extraits du livre : "Bouddhisme, art et philosophie, histoire et actualité"
Source : UBE


2- PUJA
Un Enseignement de Ajahn Sucitto

La puja est une offrande, une avancée, une activation de l’esprit


Nous commençons toutes nos journées par un puja. Nous célébrons ainsi l’Eveil du Bouddha. C’est un geste de louange et de reconnaissance. A la fin de la récitation, si nous maintenons l’esprit de puja et poursuivons l’acte d’offrande, nous faisons un yoga spirituel. Se contenter de réciter des mots et puis les oublier dès qu’ils s’arrêtent n’est pas un véritable exercice de l’esprit. Cela peut occasionner un petit sursaut d’énergie mais, si nous ne nous rappelons pas le sens des mots récités, nous abandonnons l’offrande et nous abandonnons l’esprit.

Peut-être allons-nous nous embourber dans des pensées, des perceptions et des sensations - pas tant en les saisissant qu’en nous laissant piéger par elles. Par contre, si nous prenons le temps de réfléchir aux paroles que nous récitons, à cet enseignement du Dhamma, nous réalisons qu’il nous encourage à engager tout notre coeur, notre mental et notre esprit.

C’est ainsi que nous activons les cinq facultés spirituelles (indriya), que nous les renforçons et que nous générons véritablement l’esprit d’Eveil. La première de ces facultés est la foi et le but-même de la puja est de développer cette foi. La puja est une offrande, une avancée, une activation de l’esprit.

La foi secoue la lourdeur de l’habitude

Dans notre pratique spirituelle, nous parlons beaucoup de la concentration et de l’apaisement du mental mais encore faut-il avoir l’attitude juste - l’élément de foi - avant de commencer à nous concentrer ou apaiser notre mental.


La foi secoue la lourdeur de l’habitude qui nous fait croire que nous respirons avec attention alors qu’en réalité nous sommes davantage dans un état de stagnation que de calme.


Le mental est peut-être tranquille, mais il ne s’agit pas de la tranquillité d’un esprit clair, ce n’est pas un calme plein de vie et de présence.


La foi nous rafraîchit, réveille l’énergie du coeur et nous donne une nouvelle perspective. Sans la foi, nous avons tendance à fonctionner à l’intérieur de vieux schémas psychologiques avec des images toutes faites de nous-mêmes, du temps et des lieux, avec toutes les humeurs et les attitudes qui y sont habituellement liées.


L’attention est simplement la capacité de garder quelque chose en esprit de manière objective. Mais si nous basons notre attention du point de vue de notre personnalité, si dans la méditation nous surimposons des attitudes par rapport à nous-mêmes, à nos défauts, nos besoins et nos limites, nous sommes dans la saisie - ou plutôt nous sommes saisis dans l’expérience du soi - de sorte que, quand nous nous asseyons en méditation, nous ne faisons que passer notre temps à confirmer l’existence de cette personne que nous croyons être.


Calmer le mental, pénétrer en nous-mêmes

D’un autre côté, si nous faisons une puja sans calmer le mental ni pénétrer en nous-mêmes, la foi ne peut pas s’ancrer.


Nous nous faisons plaisir, un point c’est tout. Sans ce rappel réfléchi du mouvement et de l’aspiration du coeur, l’expérience est vide de sagesse.

Nous nous y attachons, nous développons des théories ésotériques sur les énergies et la conscience cosmique. Au lieu d’utiliser l’attention pour développer la sagesse, nous nous attachons à des rituels et à des systèmes, ce qui représente un obstacle majeur à l’Eveil.


Ce manque de réflexion conforte une attitude mentale où la pratique de la méditation devient un rituel comme un autre, vide de sensibilité et que l’on n’intègre pas à son monde personnel.


La méditation peut ainsi devenir une façon de ne pas se relier véritablement aux choses et de ne pas faire pleinement l’expérience des pensées et des attitudes que nous sommes censés comprendre en profondeur avec sagesse. Du coup, nous ne sommes pas dans l’attention mais dans les fantasmes spirituels.


C’est au niveau du coeur que nous entrons en contact avec le Bouddha

Quelle est donc cette foi qui est censée s’éveiller ? Comment peut-elle être activée ?


Nous devons faire de la puja une offrande que nous dédions spécifiquement au Triple Joyau - au Bouddha, au Dhamma et au Sangha - et rester mentalement en éveil en utilisant et en stimulant les facultés spirituelles.


Cela peut se faire en se concentrant d’abord sur les qualités du Bouddha, en se rappelant son Eveil et les bénédictions qu’il nous a léguées - vraiment assimiler cela et voir comment notre coeur en est touché.


Nous pouvons aussi nous remémorer le Bouddha au moment où il a touché la terre, ce geste qui a apporté l’Eveil au monde, à la conscience. C’est un acte de compassion et de force. Cette évocation n’est pas une croyance qui limite l’esprit mais une façon de toucher le coeur.


C’est au niveau du coeur que nous entrons en résonance, en contact, avec le Bouddha. Le Bouddha est le coeur de notre pratique : qu’est-ce que le Bouddha aujourd’hui sinon un éveil au présent avec tous ses mystères et ses causes inconnues ?


Le Dhamma est une invitation

Et puis il y a le Dhamma, l’Honnêteté Absolue, qualité omniprésente, totale, unifiante et absolue qui s’applique à toutes les conditions, qu’elles soient douloureuses ou agréables, subtiles ou grossières, physiques ou mentales.


C’est une honnêteté que l’on nous encourage à développer et à réaliser par nous-mêmes. Il ne s’agit pas d’imaginer ni de devenir cela ; nous devons simplement nous ouvrir de façon à être honnêtes et vrais par rapport à ce que nous vivons.


Le Dhamma est donc une invitation, il nous accueille, il n’est pas lointain. Il a une qualité de bienveillance et d’ouverture. Il nous dit : « Je t’en prie, approche » et non pas : « Ne fais pas entrer ici ton mental pollué ! »


Ce « ehipassiko, opanayiko » est quelque chose dont nous pouvons tous faire l’expérience, nous en faisons partie ; c’est pourquoi il nous touche et active notre foi.


Nous sommes invités à nous pencher sur le Dhamma et à nous laisser porter par lui. Si nous pouvons approcher cette réflexion de notre coeur, nous nous ouvrons à un grand mouvement de l’esprit. Et puis il y a la foi dans le Sangha. Là se trouve le potentiel pour que l’expérience karmique spécifique, personnelle, que l’on appelle « moi » s’associe aux notions de valeur, de détermination et d’intégrité. Nous sommes invités à trouver notre autorité, à pénétrer dans notre vie humaine unique.


L’éveil de la foi est donc presque miraculeux.

Il nous donne l’occasion de faire l’expérience d’un état de plénitude, d’acceptation. Il nous offre cette forme d’épanouissement. La plupart des religions reconnaissent et évoquent l’esprit du Divin, le Sublime, le Brahma, l’Atman ou le Dieu Tout-puissant mais l’esprit pensant peut se dire : « Mais comment puis-je l’atteindre ? ».


C’est un mouvement de foi. Dans ce but, un rappel stimule la foi et l’énergie et, quand nous éprouvons la stabilité de leur force, nous reconnaissons que la simple aspiration d’être avec le Dhamma est le Dhamma. Elle est déjà cela. Si nous observons ce qui nous a amenés ici, nous pouvons nous demander : qu’est-ce qui nous fait souhaiter nous réunir pour une puja ou nous engager dans la pratique de la méditation ou prendre des voeux de moine ou de nonne ?


Qu’est-ce que c’est ? Nous pourrions nous dire : « J’ai envie de le faire » ou « Je ne me sens pas capable de le faire ». Ces attitudes et ces pensées sont l’interprétation de l’esprit qui part du principe qu’un « moi » régit notre vie. Mais il ne s’agit là que d’un point de vue dû à l’habitude. Nous ne sommes pas obligés de fonctionner toujours à partir de là car ce point de vue ne va pas nous mener bien loin ; il n’est qu’une création psychologique. Qui est né ? Qui meurt ? Qui peut s’Eveiller ? Oui, demandez-vous ce qui vous pousse à l’Eveil.


Cette impulsion est, en elle-même, un aspect de l’Eveil ; elle est un aspect essentiel du Dhamma ; c’est comme le potentiel d’Eveil qui cherche à se manifester.


Participer à une puja est une célébration, une reconnaissance et un contentement de notre aspiration. Nous sortons de notre histoire personnelle, de tout ce que nous croyons être, de nos idées sur ce qui se passera demain. Nous sortons de ce schéma où nous nous recréons une identité en fonction de nos défauts et de nos doutes. L’acte de foi est rafraîchissant, c’est un rappel, littéralement un « réveil » : nous cessons de fonctionner à partir de notre vieux mental habituel.


Un regard neuf

Nous pouvons alors voir les choses ordinaires d’un regard neuf.


Nous prenons conscience de notre corporéité, des sensations et des énergies contenues dans le corps. Nous pouvons considérer l’esprit pensant avec curiosité : comment est-ce que cela fonctionne ? Qui le fait fonctionner ? D’où viennent les pensées et les sensations ? Nous sommes généralement piégés par l’idée que nous sommes cela ou dans cela ou que nous devons arranger les choses, nous en débarrasser, les améliorer… nous aimons ceci mais pas cela, nous hésitons sur la conduite à avoir, essayons d’éviter ceci ou cela… ou bien nous tournons le dos à tout et partons à la chasse aux arcs en ciel.


Tout cela est dû à la croyance en un « moi ». Mais il est possible aussi de simplement observer qu’il y a une sensation, qu’il y a une conscience de la sensation… Alors, qu’est-ce que c’est ? Comment cette observation se produit-elle ? Qu’est-ce qui prend conscience qu’il y a observation ou que des pensées, des humeurs, des sentiments arrivent et qu’ils changent ?



La puja arrive avant tout système de méditation.

Elle nous secoue admirablement. C’est une célébration et un balayage pour établir et éveiller la foi, l’énergie et l’attention.


C’est alors que nous pouvons sentir quel thème de méditation sera le plus approprié, ce qui retiendra notre intérêt, si nous voulons aller plus profond dans l’observation du corps ou traiter une question d’ordre émotionnel.


Dans ce rappel à l’attention, l’esprit peut se porter sur les sensations de fraîcheur ou de chaleur ou encore sur la respiration, tandis que, avec une vision centrée sur le moi, notre forme physique n’est qu’un sac de viande. Quand on croit à la réalité du moi, l’esprit peut se contenter de recycler ses expressions habituelles, ses humeurs et ses sentiments, comme un vieux perroquet fatigué qui s’égosille sur l’épaule.


Mais nous pouvons le faire danser, le rendre actif. Nous pouvons rendre notre esprit vaste comme l’espace. La pensée est là-bas, pas ici, le sentiment est là-bas, il change d’instant en instant. Tout cela n’est qu’une danse de l’instant présent dans l’instant présent. C’est la puja de l’esprit. Pourquoi ne pas entrer dans la danse ?


La foi éveille l'énergie et nous donne l’espace et la perspective



Le Bouddha a été éveillé à partir des cinq khanda. Par exemple, pour ce qui concerne le sens des mots et les souvenirs, il a remarqué la façon dont ils nous touchaient, dont ils changeaient puis disparaissaient, en considérant nos pensées et nos impulsions comme des énergies qui émergent, lentes ou agitées.


Quand nous ne saisissons pas les agrégats, quand nous ne nous y accrochons pas, ils deviennent la base de la réalisation de la nature dansante et momentanée de l’expérience. Quand la foi est présente, elle éveille l’énergie et nous donne l’espace et la perspective à partir desquels travailler au lieu de nous laisser écraser par des habitudes obsessionnelles, des humeurs ou de la paresse.


Nous pouvons déplacer notre attention à la peau, aux os, au dos, à la tête, aux yeux et même à l’émergence d’une conscience de cette observation, une conscience qui se déplace et change en permanence. Nous pouvons porter un regard neuf sur ces choses, voir clairement combien elles sont changeantes et évanescentes. Nous pouvons ensuite retourner aux humeurs et aux énergies qui semblent nous piéger avec la capacité d’y travailler.


La foi et l’énergie nous donnent la possibilité de passer du mode réactif au mode réponse. Le mouvement d’énergie, l’étouffement ou le déséquilibre - que faut-il y apporter dans l’instant ? Nous abordons donc la méditation avec attention et un esprit d’investigation.


Tels sont les deux premiers facteurs d’Eveil ;



les voies qui mènent au Non-conditionné, parce qu’elles nous montrent que les choses changent, que rien n’est soi et que s’attacher aux pensées et aux sentiments est source d’insatisfaction. Ces trois signes nous serviront toujours de guides.


Si nous faisons l’expérience de l’insatisfaction, c’est à cause de l’attachement. D’ailleurs, on ne peut pas saisir les choses. C’est en essayant de nous en emparer qu’apparaît un « moi » frustré. Au contraire, avec le changement, il y a la vibration du ressenti, le mouvement de la pensée, le flux et le reflux des émotions et ainsi de suite. Ensuite vient la question : qu’est-ce qui remarque leur changement et qui peut rester avec cela - avec l’oeil qui voit et l’oreille qui entend - le coeur patient et la foi dans l’esprit ? Cette perspective est indépendante des circonstances et pourtant, en même temps, parfaitement applicable à ces circonstances.


Alors, pour le bien du monde,



nous pouvons pratiquer ces voies de l’esprit à l’intérieur de ce corps et de ce mental, dans le corps, le mental et les six sphères des sens. Quand ce monde dont nous semblons être le centre, ce monde de la conscience, des formes et des changements est passé en revue par l’esprit, quand l’esprit se déplace en lui, c’est un véritable délice, un lieu de réalisation, d’amour et d’infini. Pour y entrer, il y a l’offrande de la puja, une offrande qui embrasse les autres et nous.


Traduit par Jeanne Schut

( Sources : lerefuge- et anussati )


  • D'autres enseignements de Ajahn Sucitto (et sa biographie) sur ce blog: ICI + LA




vendredi 4 janvier 2008

Chants Rituels (français-Pali)





Certains des extraits ci dessous, sont tirés d'un livret intitulé "Chants rituels" qui m'a été remis durant une retraite vipassana ( Cf Récit de la retraite).


Vous trouverez ci après: ( Texte en pali avec traduction en français)

  • 1) Chant Metta en pali.
  • 2) Les première paroles du Bouddha.
  • 3)Souvenir du Bouddha : Buddhanussati.
  • 4)Hommage au Bouddha: Buddha vandana.
  • 5) Hommage au dhamma: dhamma vendana.
  • 6) Hommage au sangha : sangha vandana.
  • 7) ABHINHAM PACCAVEKKHITABBA DHAMMA: Les choses sur lesquels se recueillirent au quotidien
  • 8) Salutation finale



1-Chant Pali Metta : Déjà reproduit ICI


2-Les première paroles du Bouddha


Anekajâti samsâram sandhâvissam anibbisam gahakârakam gavesanto dukkhâ jâti punappunam

A travers de nombreuses naissances,
j'ai erré dans le Samsara, cherchant
mais ne trouvant pas le constructeur
de cette maison. Pleines de souffrances
sont les naissances répétées


gahakâraka dittho'si puna geham na kâhasi sabbâ te phâsukâ bhaggâ gahakûtam visankhitam visankhâragatam cittam tanhânam khayam ajjhagâ'ti

Ô constructeur, je t'ai vu
Tu ne construiras plus de maison
Toutes tes poutres sont cassées
Ton faîte est brisé
Mon cœur a atteint l'inconditionné
Acquise est la fin du désir



3- Souvenir du Bouddha : Buddhanussati


Buddhânussati mettâ ca asubham marana sati iti imâ caturârakkhâ bhikkhu bhâveyya sîlavâ

Le souvenir du Bouddha, l'amour bienveillant
la méditation sur la nature repoussante du corps et sur la mort
sont les quatre protections
qu'un moine vertueux doit cultiver


Anantavitthâra gunam gunatonussaram munim bhâveyya bhuddhimâ bhikkhu buddhâ anussâtim âdito

Un moine intelligent doit cultiver
d'abord, le souvenir du Bouddha
par la contemplation des
qualités infinies et excellentes du Sage


1 Savâsane kilese so eko sabbe nighâtiya Ahû susuddha santâno pujânam ca sadâ'raho

Il a éliminé seul toutes les souillures et
leurs traces. Le contenu de son mental
est totalement purifié
et il est toujours digne d'offrandes


2. Sabba kâlagate dhamme sabbe sammâ sayam munî sabbâ kârena bhujjhitvâ eko sabbaññutam galo

Ayant parfaitement compris
tous les dhammas temporels
sous tous leurs aspects
le Sage atteint seul l’omniscience


3. Vipassanâdivijjâhi silâdicaranehi ca Susamiddhehi sampanno gaganâbhehi nâyako

Avec la connaissance née de l'introspection
avec la conduite née de la vertu
il parvint à la réalisation
il est comme le soleil dans le ciel


4. Sammâgato subhan thânam amogha vacano ca so tividhassâ'pi lokassa ñâtâ niravasesato

Il a atteint le plus haut état
jamais ses propos n'ont été vains
Il est le Connaisseur parfait
du triple monde


5. Anekehi gunoghehi sabba sattuttamo ahû Anekehi upâyehi naradamme damesi ca

Par son océan de vertu
il devint supérieur à tous les êtres
et par diverses méthodes
il a dompté l'indomptable


6. Eko sabbassa lokassa sabba sattânusâsako bhâgya issariyâdînam gunânam paramo nidhî

Pour le monde entier lui seul
devint l'enseignant de tous les êtres
Le seigneur bienheureux possède les qualités suprêmes
il est un trésor de vertu


7. Pannâ'ssa sabba dhammesu karunâ sabba jantusu Attatthânam paratthânam sâdhikâ guna jetthikâ

Il a la sagesse de toutes les voies
compatissant à l'égard de tous les êtres
Pour son propre bien, et pour l'intérêt des autres
il possède la suprême vertu


8. Dayâya pâramî citvâ paññâya'ttânam uddharî udddharî sabba dhamme ca dayâyaññe ca uddharî

Par compassion il cultiva les perfections
Par la sagesse il se libéra lui-même
Il traversa l'existence phénoménale et
par compassion il a délivré les autres


9. Dissamâno'pi tâva'ssa rûpakâyo acintiyo Asadharana ñânaddhe dhammakâye kathâ'vakâ'ti

Même l'apparence de son corps physique
dépassait toute comparaison
sans égale était sa grande sagesse
indicible sa connaissance


4-Hommage au Bouddha: Buddha vandana


Itipi so Bhagavâ, araham, sammâ sambuddho, vijjâcarana sampanno, sugato, lokavidû, anuttaro, purisa damma sârathi satthâ deva manussânam Buddho Bhagavâ'ti.

Il est le Saint, le parfaitement pur, le pleinement éveillé, parfait en sagesse et en conduite, bienvenu, le Connaisseur des mondes, l'incomparable Guide des êtres qui doivent être guidés, l'Instructeur des dieux et des humains, le Bouddha, le Bienheureux.


Buddham jîvitam yâva nibbânam saranam gacchâmi

Je vais vers le Bouddha comme vers un refuge jusqu'â la fin de ma vie.


ye ca buddhâ atîta ca ye ca buddhâ anâgatâ paccuppannâ ca ye buddhâ aham vandâmi sabbadâ

Aux Bouddhas du passé,
aux Bouddhas du futur,
aux Bouddhas du présent,
je rends constamment Homage.


natthi me saranam aññam buddho me saranam varam etena sacca vajjena hotu me jayamangalam

Pour moi, il n'y a pas d'autre refuge,
le Bouddha est mon noble refuge
par ces paroles de vérité,
que la victoire et la chance soient avec moi.


uttam-angena vande'ham pâda-pamsum varuttamam buddhe yo khalito doso buddho khamatu tam mamam

Avec mon front, je fais révérence
en me prosternant devant ses pieds
si j'ai mal agi envers le Bouddha,
puisse le Bouddha consentir â me pardonner.


5- Hommage au dhamma: dhamma vendana

Svâkkhâto bhagavatâ dhammo sanditthiko akâliko ehipassiko opanayiko paccattan veditabbo vinnùhî'ti

Le Dhamma est bien exposé par le Bienheureux, visible ici et maintenant, dépassant la notion de temps, a expérimenter soi-même, menant à la Réalisation, à connaître par les sages en eux-mêmes.


Dhammam jîvitam yâva nibbânam saranam gacchâmi

Je vais vers le Dhamma comme vers un refuge jusqu'à la réalisation du nibbâna.


ye ca dhammâ atîta ca ye ca dhammâ anâgatâ paccuppannâ ca ye dhammâ aham vandâmi sabbadâ

Aux Dhammas du passé,
Aux Dhammas du futur,
Aux Dhammas du présent,
je rends constamment Homage.


natthi me saranam aññam dhammo me saranam varam etena sacca vajjena hotu me jayamangalam

Pour moi, il n'y a pas d'autre refuge,
Le Dhamma est mon noble refuge,
par ces paroles de vérité,
que la victoire et ta chance soient avec moi.


uttamangena vande'ham dhamman ca tividham varam dhamme yo khalito doso dhammo khamatu tam mamam

Avec mon front, je fais révérence
au noble Dhamma,
Si j'ai mal agi selon le Dhamma,
que j'en sois pardonné.



6-Hommage au sangha : sangha vandana

Supatipanno bhagavato sâvakasangho, ujupatipanno bhagavato sâvakasangho, nayapatipanno bhagavato sâvakasangho, sâmicipatipanno bhagavato sâvakasangho, yadidam cattâri purisayugâni atthapurisa puggala, esa bhagavato sâvakasangho âhuneyyo pâhuneyyo dakkhineyyo anjalikaranïyo anuttaram punnakkhettam lokassâ'ti

La communauté des disciples du Bienheureux a une conduite droite,
La communauté des disciples du Bienheureux a une conduite correcte,
La communauté des disciples du Bienheureux a une conduite méthodique,
La communauté des disciples du Bienheureux a une conduite bienséante,
ce sont en fait les quatre paires d'êtres, les huit sortes de Nobles êtres,
telle est la communauté des disciples du Bienheureux, digne d'offrandes et d'hospitalité, digne de dons et de respect; le plus grand champ de mérites pour le monde.


Sangham jivitam yava nibbanam sai-anam gacchâmi

Je vais vers la Sangha (la communauté des disciples) comme vers un refuge jusqu'à la réalisation du nibbâna.


ye ca sangha atîtâ ca ye ca sanghâ anâgatâ paccuppannâ ca ye sanghâ aham vandâmi sabbadâ

A la Sangha du passé,
à la Sangha du futur,
à la Sangha du présent,
je rends constamment hommage


natthi me saranam annam sangho me saranam varam etena sacca vajjena hotu me jayamangalam

Pour moi, il n'y a pas d'autre refuge,
la Sangha est mon noble refuge,
par ces paroles de vérité,
que la victoire et la chance soient avec moi.


uttamangena vande'ham sanghañ ca tividhuttamam sanghe yo khalito doso sangho khamatu tam mamam

Avec mon front, je fais révérence
à la noble Sangha
Si j'ai mal agi envers la Sangha,
que la Sangha me pardonne



7- ABHINHAM PACCAVEKKHITABBA DHAMMA: Les choses sur lesquels se recueillir au quotidien


Atthi kho tena bhavagatâ janatâ passatâ arahatâ sammâsambudhena pañca thânâni sammâ dakkhâtâni, yam abhinham paccavekkhitabbâni itthiyâ vâ purisena vâ gahatthena vâ pabbajitena vâ Katamâni pañca ?

Cinq choses ont été bien enseignées par le Bienheureux, celui qui connaît et voit, le Purifié, le parfaitement éclairé lui-même; elles portent sur les sujets du recueillement quotidien par les femmes, les hommes, les moines et les maîtres de maison. Quelles sont ces cinq choses?


1. Byâdhi dhammom'hi byâdhim anatîto'ti abhinham paccavekkhitabbam

De part ma nature, je suis sujet à la maladie; je ne peux éviter la maladie. Cela doit être sans cesse contemplé.

2. Jarâ dhammom'hi jaram anatîto'ti abhinham paccavekkhitabbam

De part ma nature, je suis sujet au déclin; je ne peux éviter le déclin. Cela doit être sans cesse contemplé.

3. Marana dhammom'hi maranam anatîto'ti abhinham paccavekkhitabbam

De part ma nature, je suis sujet à la mort; je ne peux éviter la mort. Cela doit être sans cesse contemplé.


4. Sabbe'hi me piyehi manâpehi nânâbhâvo vinâbhâvo'ti abhinham paccavekkhitabbam

Tout ce qui m'est cher et délicieux, changera et disparaîtra. Cela doit être sans cesse contemplé.


5. Kammassakom'hi kammadâyâdo kammayoni kammabandhu kammapatisarano, yam kammam karissâmi kalyânam vâ pâpakam vâ tassa dâyâdo bhavissâmî'ti abhinham paccavekkhitabbam

Je suis le détenteur de mon kamma, l'héritier de mon kamma, naissant de mon kamma, lié â mon kamma, je demeure supporté par mon kamma. Quelque soit le kamma que je fasse, bon ou mauvais, j'en serai l'héritier. Cela doit être sans cesse contemplé.



8-Salutation Finale



Imâya Dhammânudhammapati pattiyâ Buddham pûjemi

Par ma pratique du Dhamma, je rends hommage au Bouddha

Imâya Dhammânudhammapati pattiyâ Dhammam pûjemi

Par ma pratique du Dhamma, je rends hommage au Dhamma


Imâya Dhammânudhammapati pattiyâ Sangham pûjemi

Par ma pratique du Dhamma, je rends hommage au Sangha





Addhâ Imâya patipattiyâ jâti jarâ byâdhi maranamhâ parimuccissâmi
Puissè-je, par ma pratique, m'affranchir de la vieillesse et de la mort


Idam me puññam âsavakkhayâvaham hotu

Puissè-je, par cet acte méritoire, éradiquer toutes les impuretés de mon esprit


Idam me puññam nibbânassa paccayo hotu

Puissè-je, par cet acte méritoire, atteindre Nibbâna


Imam no puññabhâgam sabbasattânam dema

Nous partageons nos mérites avec tous les êtres


Sabbe sattâ sukhî hontu

Puissent tous les êtres être en bonne santé, heureux et en paix


Sâdhu ! Sâdhu ! Sâdhu !

Bien dit ! Bien dit ! Bien dit !




Puja : Célébrer l'Éveil du Bouddha


Par ces pratiques et les vertus obtenues, que mes proches soient heureux. Que la pluie tombe en saison ! Que les récoltes soient abondantes ! Que la prospérité se répande ! Que les gouvernants soient justes ! Que les accablés soient consolés ! Que les effrayés soient rassurés ! Que les affligés soient réconfortés ! Que tous les êtres soient heureux !



* PUJA : Dans le bouddhisme théravada, Un puja est un rituel exprimant de la gratitude envers le Bouddha, le dhamma et le sangha.
puja est une offrande, une avancée, une activation de l’espritNous célébrons ainsi l’Eveil du Bouddha. C’est un geste de louange et de reconnaissance.
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OFFRANDE D’AJAHN CHAH (PUJA)

Pali/français

1 Formule préliminaire


Namo Tassa Bhagavato Arahato Sammâ Sambuddhassa


Hommage au Bienheureux, au Libéré, au pleinement Éveillé (3 fois)


2- Prise de refuge


Buddham saranam gacchâmi

Dhamman saranam gacchâmi

Sangham saranam gacchâmi


Je prends refuge auprès de l’Éveillé.

Je prends refuge auprès de sa Doctrine

Je prends refuge auprès de sa Communauté. (3 fois)


3. Hommage aux trois joyaux


Le Bienheureux est :

Le Libéré,

Le pleinement Éclairé,

Le Parfait en connaissance et conduite,

Le Sublime,

Le Connaisseur du monde,

L’incomparable Guide des égarés,

L’Éducateur des dieux et des humains,

L’Éveillé

Et le Béni.

Hommage aux éveillés du passé, présent et futur !

Pour moi, il n’y a pas d’autre refuge.


J’ai confiance dans les paroles vraies de l’Éveillé.

Que le succès et la bonne fortune m’accompagnent.

Je baisse la tête et me prosterne devant l’Éveillé.

Que l’on me pardonne si j’ai trahi sa mémoire.


La Doctrine est :

Bien exposée par le Bienheureux,

Reconnaissable par ses fruits,

Applicable ici et maintenant,

À vérifier par soi-même,

Conduisant à la Réalisation,

Et vécu par les sages.

Hommage aux Doctrines du passé, présent et futur !

Pour moi, il n’y a pas d’autre refuge.


J’ai confiance dans les paroles vraies de la Doctrine.

Que le succès et la bonne fortune m’accompagnent.

Je baisse la tête et me prosterne devant la Doctrine.

Que l’on me pardonne si je l’ai contredite


La Communauté des disciples du Bienheureux :

Pratique le bon chemin

Pratique le droit chemin

Pratique le chemin véritable

Pratique le chemin bienséant

Elle est composée :

D’hommes et de femmes

De religieux et de laïcs.

Elle est formée par quiconque chemine vers l’extinction :

De l’égocentrisme, la confusion et la bigoterie,

De l’avidité, l’aversion et l’aveuglement,

De l’appétence et la malveillance,

De l’arrogance, l’angoisse, l’ignorance, le désir de l’ici-bas et l’au-delà.

La Communauté des disciples du Bienheureux est :

Digne des dons,

Digne de l’hospitalité,

Digne des offrandes,

Digne de respect.

C’est le plus grand champ de mérite pour le monde.

Hommage aux Communautés du passé, présent et futur !

Pour moi, il n’y a pas d’autre refuge.


J’ai confiance dans les paroles vraies de la Communauté.

Que le succès et la bonne fortune m’accompagnent.

Je baisse la tête et me prosterne devant la Communauté.

Qu’elle me pardonne si je l’ai offensée.


4. Prise des cinq préceptes


Pânâtipatâ veramani sikkhâpadam samâdiyâmi.

Adinn’âdânâ veramani sikkhâpadam samâdiyâmi.

Kâmesu micchâ-câra veramani sikkhâpadam samâdiyâmi.

Musâvâdâ veramani sikkhâpadam samâdiyâmi.

Surâmerayamajjapamâdatthânâ veramani sikkhâpadam samâdiyâmi.


Conscient des souffrances causées

Par la violence et la mort,

Je m’engage

À ne pas agresser ni tuer,

Mais à aimer et protéger

Tous les êtres vivants.


Conscient des souffrances causées

Par l’injustice et la pauvreté,

Je m’engage

À ne pas voler ni thésauriser,

Mais à défendre les exploités,

Et partager avec les nécessiteux.


Conscient des souffrances causées

Par le viol ou l’infidélité,

Je m’engage

À ne pas m’imposer ni désunir un couple,

Mais à pratiquer une sexualité

Consensuelle, fidèle et épanouie.


Conscient des souffrances causées

Par la confusion et la discorde.

Je m’engage

À ne pas mentir ni injurier.

Mais à parler sagement

Et écouter attentivement.


Conscient des souffrances causées

Par la dépendance et la maladie,

Je m’engage à ne pas consommer

De produits superflus ou nocifs,

Mais à protéger ma santé

Mentale et physique.


5. Prise des trois préceptes supplémentaires


Vikâlabhojanâ veramani sikkhâpadam samâdiyâmi.

Nacca gîta vâdita visûka dassana mâlâ gandha vilepana dhârana mandana vibbhûsanattânâ veramani sikkhâpadam samâdiyâmi.

Uccâsayanâ mahâsayanâ veramani sikkhâpadam samâdi- yâmi.


[Ces trois préceptes supplémentaires sont reçus par certains laïcs,

lors des fêtes de pleines lunes ou lors d’événements spéciaux (comme une retraite) ]

Conscient du besoin de me vivifier

En recevant les trois préceptes supplémentaires,

Je m’engage aujourd’hui à éviter

La nourriture solide après midi,

Les postures engendrant la somnolence,

Les vêtements et distractions frivoles ,

Mais à être détaché, éveillé et concentré,

Afin de renouveler ma pratique spirituelle.


6. Confession


Kâyena vâcâ cittena pamâdena mayâ katam accayam khama me bhante bhûripañña tathâgata.

Kâyena vâcâ cittena pamâdena mayâ katam accayam khama me dhamma sanditthika akâlika.

Kâyena vâcâ cittena pamâdena mayâ katam accayam khama me sangha supatipañña anuttara.

Immina puññakammena mâ me bâla-samâgamo satam samâgama hotu yâva nibbâna-pattiyâ.


Si par négligence,

J’ai commis une erreur par le corps, la parole ou l’esprit,

Que l’on pardonne cette offense

À la mémoire de l’Éveillé, le Parfait d’immense sagesse.


Si par négligence,

J’ai commis une erreur par le corps, la parole ou l’esprit,

Que l’on pardonne cette offense

À la Doctrine visible et immédiatement efficace.


Si par négligence,

J’ai commis une erreur par le corps, la parole ou l’esprit,

Que l’on pardonne cette offense

À la Communauté de conduite pure et inégalée.


Par les vertus de cette confession,

Puissé-je éviter les insensés

Et m’associer aux sages

Jusqu’à l’atteinte de la Libération.


7. Offrandes


Vandâmi cetiyam sabbam sabbathânesu patitthitam sâririka dhâtu mahâ bodhi buddharûpam sakalam sâda


Hommage à tous les monuments,

Aux saintes reliques,

À l’Arbre de l’llumination

Et à toutes les représentations de l’Éveillé.


Hommage à l’Arbre pippala

A l’ombre duquel

Le Maître a vaincu tous les adversaires

Et réalisé l’omniscience.


Hommage à tous les grands arbres,

Les arbres sertis des gemmes de l’illumination

Que le Maître des mondes a contemplé.

En honorant les trois joyaux

J’ai accumulé d’abondantes vertus

Que je consacre à l’abolition des obstacles.


Ghânasarappadittena dîpena tamodansinâ tilokadîpam sambûddham pujayâmi tamonudam.


En hommage au Bouddha, j’offre cette lumière.

À l’Éclairé je donne cette humble bougie.

Il a dissipé les ténèbres et chimères

Pour que brille en chacun la lampe de Bodhi.


Gandha sambhâra yuttena dhûpen’âham sugandhinâ pûjaye pûjaneyyantam pûjabhajanam uttamam


En hommage au Bouddha, je dédie cet encens

Dont les douces effluves embaument la maison,

Mais une vie parfaite est un musc odorant

Qui parfume le monde en toutes directions.


Vanna gandha gunopetam etam kusuma santatim pûjayâmi munindassa siripâda saroruhe - pûjemi buddham kusumena’nena puññena metena ca hotu mokkham puppham milâyâti yathâ idam me kâyo tathâ yâti vinâsabhavam


En hommage au Bouddha j’offre ces quelques fleurs.

Aujourd’hui elles sont fraîches, délicates et jolies

Mais elles sont éphémères et faneront sur l’heure.

Comme ces fleurs, mon corps déclinera aussi.


Sugandham sîtalam kappam pasannam madhram subham pânîyam’h etam Bhagavâ patiganhâtum’h uttamam


En hommage au Bouddha, j’offre l’eau cristalline.

Elle est pure, douce, et parfaite comme Lui,

Vitale et transparente comme sa Doctrine.

Je dédie donc cette coupe au Maître Béni.


Adivâsêthu no bhante gilânapaccayam imam anukampam upâdâya patiganhátum’h uttamam


En hommage au Bouddha, j’offre ce remède.

Je loue le thérapeute plein de compassion

Il nous a révélé la panacée qui aide

À guérir la haine, l’ignorance, l’obsession.


Imâya dhammânudhamma patipattiyâ buddham pûjemi

Imâya dhammânudhamma patipattiyâ dhammam pûjemi

Imâya dhammânudhamma patipattiyâ sangham pûjemi


Par cette pratique conforme à la Doctrine, je vénère l’Éveillé.

Par cette pratique conforme à la Doctrine, je vénère la Doctrine.

Par cette pratique conforme à la Doctrine, je vénère la Communauté.



8. Énoncé de la production codépendante


L’ignorance produit les fabrications

Les fabrications produisent la conscience

La conscience produit les phénomènes mentaux et physiques

Les phénomènes mentaux et physiques produisent les six sphères des sens

Les six sphères des sens produisent le contact

Le contact produit la sensation

La sensation produit le désir

Le désir produit l’attachement

L’attachement produit le devenir

Le devenir produit la naissance

La naissance produit

La déclin,

La mort,

Les lamentations,

Les peines,

Les douleurs,

Les chagrins,

Le désespoir.

C’est ainsi que les souffrances s’amoncellent.


La fin de l’ignorance éteint les fabrications

La fin des fabrications éteint la conscience

La fin de la conscience éteint les phénomènes mentaux et physiques

La fin des phénomènes mentaux et physiques éteint les six sphères des sens

La fin des six sphères des sens éteint le contact

La fin du contact éteint la sensation

La fin de la sensation éteint le désir

La fin désir éteint l’attachement

La fin de l’attachement éteint le devenir

La fin du devenir éteint la naissance

La fin de la naissance éteint

Le déclin,

La mort,

Les lamentations,

Les peines,

Les douleurs,

Les chagrins,

Le désespoir.

C’est ainsi que les souffrances disparaissent.



9. Invocation de la protection des facteurs d’éveil


Les facteurs d’éveil sont

L’attention,

L’investigation,

L’énergie

L’intérêt joyeux

La tranquillité,

La concentration,

L’équanimité.


Le Parfait omniscient a bien exposé ces sept facteurs qui,

Lorsqu’ils sont cultivés et pratiqués,

Mènent aux connaissances supérieures,

À la Libération et l’Illumination.

Par ces paroles de vérités,

Puissé-je garder la santé.


Le Maître ayant vu deux disciples souffrir d’une maladie,

Il récita les sept facteurs d’illumination.

Se réjouissant, ils recouvrèrent immédiatement la santé.

Par ces paroles de vérités,

puissé-je garder la santé.


Un disciple ayant vu le Maître souffrir d’une maladie

Il récita les sept facteurs d’illumination.

Se réjouissant, il recouvra imméditement la santé.

Par ces paroles de vérités,

puissé-je garder la santé.


De même que ces trois grands sages recouvrèrent la santé,

La Doctrine libère les pratiquants.

Par ces paroles de vérités,

puissé-je garder la santé.


10. Transmission des vertus accumulées


Par ces pratiques et les vertus obtenues,

Que mon Maître aux qualités sublimes,

Mes parents et mes proches,

Mes éducateurs et ceux qui m’aident,

Le soleil et la lune,

Les personnes de qualité,

Brahma, Mara et Indra,

Les déités protectrices,

Les démons et les humains,

Que tous les êtres soient heureux.

Que tous accèdent au triple bonheur.


Par ces pratiques et les vertus obtenues,

Puissé-je briser rapidement et facilement

L’attachement, le désir

Et tous les états d’esprits inférieurs

Jusqu’à la Libération.

Que l’existence cyclique prenne fin.

Par l’atteinte d’un esprit droit et attentif,

Modéré, énergique et résolu.

Tu seras vaincue, Reine des Illusions !


Par l’Éveillé, noble Seigneur de la lumière

Par la sainte et sublime Doctrine,

Par la Communauté protectrice,

Par les trois joyaux,

Tu seras vaincue, Reine des Illusions !


Divinités et autres puissances

Du ciel et de la terre,

Réjouissez-vous de ces mérites accumulés

Et protégez toujours la Doctrine


Afin que mes proches soient heureux. [3x]

Que la pluie tombe en saison !

Que les récoltes soient abondantes !

Que la prospérité se répande !

Que les gouvernants soient justes !

Que les accablés soient consolés !

Que les effrayés soient rassurés !

Que les affligés soient réconfortés !

Que tous les êtres soient heureux !


11. les cinq contemplations


Jarâ dhammon’hi jaram anatito’ti abhinham paccavekkhitab- bam.

Il est dans ma nature,

De décliner et de vieillir.

Je ne puis surmonter

Le déclin et la vieillesse.


Byâdhi dhammon’hi byâdhim anitoti’ti abhinham paccavekkhi- tabbam.

Il est dans ma nature,

De tomber malade.

Je ne puis surmonter

La maladie.


Marana dhammon’hi maranam anitoti’ti abhinham paccavek- khitabbam

Il est dans ma nature,

De tomber malade.

Je ne puis surmonter

La maladie.


Marana dhammon’hi maranam anitoti’ti abhinham paccavek- khitabbam

Il est dans ma nature,

De mourir.

Je ne puis surmonter

La mort.


Sabbe’hi me piyehi manâpehi nânâbhavo vinâbhâvo’ti abhinham paccavekkhitabbam.

Tout ce que j’aime

Changera

Et un jour

J’en serai séparé.


Kammassako’hi kammadâyâdo kammayoni kammabandhu kammapatisarano yam kammam karissâni kalyânam vâ pâpakam vâ tassa dâyâdo bhavissâni’ti abhinham paccavekkhi- tabbam

Je suis le détenteur de mes actes,

Leur héritier.

Je nais de mes actes,

J’y suis relié,

Et suis soutenu par eux.

Quels que soient mes actes,

Adroits ou maladroits,

J’en serai l’héritier.


12. Metta : L’amour bienveillant


Que tous les êtres

Soient remplis de joie et de paix.

Que tous les êtres,

Partout,

Les forts et les faibles,

Les illustres et les insignifiants,

Les puissants et les misérables,

Les grands et les petits,

Les subtils et les grossiers ;


Que tous les êtres,

Partout,

En vue ou dans l’ombre,

Proches ou éloignés,

Nés ou à naître :

Que tous les êtres

Soient remplis d’une joie durable.


Qu’aucun être,

Nulle part

N’en déçoive un autre,

N’en méprise un autre.


Qu’aucun être

Sous l’emprise de la colère ou du ressentiment

Ne souhaite jamais le malheur d’un autre.

Tout comme une mère

Fait de sa vie un rempart

Pour protéger de la souffrance

Son enfant,

Son unique enfant,

Qu’un amour sans borne

Pour toutes les créatures

Grandisse en moi.


Que mon amour

S’épanche et sillonne l’univers,

Dans toute sa hauteur,

Sa profondeur

Et sa grandeur ;

Un amour sans limites,

Sans haine,

Et sans hostilité.


Puis, debout ou marchant,

Assis ou couché,

Tant que je suis éveillé,

Puissé-je tendre vers cela

En fixant mon esprit sur une pointe.

Ainsi, ma vie apportera le paradis sur la terre.




Sources : anussati et
alexandrebrassard
Traduction de alexandre brassard